mardi 19 avril 2011

Pregnant Amarice

Un petit quelque chose que j'ai gogossé. J'espère que ça vous contentera jusqu'au prochain post. ^^

mercredi 6 avril 2011

I'm back again (suite 1)

La suite pour l'instant. ^^ Vive Arz.


Sio a aussi dit que Mono avait déjà rencontré Totem, qui nous a en retour révélé que Mono était en fait Chrono. Totem, tout dévoué qu’il était envers moi, a dit qu’il aimerait bien avoir aussi un corps pour pouvoir me hugger. Je lui ai promis de travailler là-dessus, mais je ne voyais pas vraiment ce que je pourrais faire. Gale avait aussi déjà rencontré Mono. Il lui devait une cicatrice (Mono avait essayé de le tuer).

Trois jours ont passé avant que la ville ne soit en vue (4 mois et 14 jours). Je ne me suis pas forcée du tout pour discuter avec qui que ce soit. J’ai seulement beaucoup réfléchi à ce qui s’était dit dans la réunion. Tellement de choses se bousculaient dans ma tête. J’avais très envie de parler, mais par où et surtout comment commencer? Il y avait une autre personne de qui je doutais, mais comment dire que je doutais de moi-même? Comment dire que malgré toute cette histoire de confiance, j’avais toujours des doutes sur Laurian? J’avais tellement envie de le croire, mais une petite partie de moi craignait toujours de se faire embobiner.

En arrivant en ville, nous nous sommes tous séparés en nous promettant de nous retrouver plus tard au centre de la ville. Je me suis acheté deux habits de grossesse et quelques vêtements pour Sigma. Je voulais que ma fille porte des trucs mignons, même si je n’aurais sans doute pas l’occasion de les voir sur elle. Quoique rien que pour imaginer Kaïtos mettre des robes à sa fille, je devrais en acheter plus…

J’ai finalement eu droit à ma discussion. J’étais en ville avec Arzhvael, en train de chercher Sio, quand il m’a demandé comment se passait ma grossesse, puis comment ça allait en général, parce que je ne parlais plus beaucoup (plus du tout en fait). Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, mais j’ai fini par tout lui déballer ou à peu près : à quel point l’épreuve d’Azuro m’avait fait chier, que ce qu’ils avaient vu, ce n’était que la pointe de l’iceberg. «Je me suis en fait faite violer pendant un mois et c’était ma famille qui était derrière tout ça»! Arzhvael ne savait pas trop comment réagir. J’ai eu droit à un câlin maladroit et à une promesse de participer au pétage de gueule. Mais Totem tenait beaucoup à ce que ça soit lui qui le fasse, alors j’ai promis à Arzhvael la deuxième place.

J’ai parlé des conséquences qu’il y avait eu et de comment j’avais laissé ma famille me convaincre de m’en débarrasser. J’ai préféré garder sous silence ma tentative de suicide.

Je lui ai aussi confié la proposition que Kaïtos m’avait faite, d’amener notre fille dans son pilier pour la protéger et toutes les craintes que ça m’apportait. Et si j’étais une mauvaise mère? Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire. J’allais manquer tellement de moments importants de la vie de ma fille, alors si elle finissait par me détester? De l’avis d’Arzhvael, je projetais un peu trop loin. Je n’aurais qu’à faire les choses comme je le sentirais. Pour ce qui était de mon absence plus ou moins prolongée auprès d’elle, je m’en faisais aussi trop. Arzhvael n’avait pas l’intention de laisser notre quête se prolonger des mois ou pire des années. Et je savais que quoi qu’il se passe, Kaïtos allait me laisser voir notre fille. J’étais heureuse que ce soit lui, parce que je savais qu’il allait bien s’en occuper. Je savais bien au fond de moi que tout de qui comptait c’était que ses deux parents l’aiment et pas que tout le monde vive sous le même toit, mais j’aurais tant voulu que ce soit Kira, ça aurait dû être lui. Arzhvael m’a demandé si j’avais beaucoup d’espoir par rapport à lui. Je lui ai répondu que non. Comment pourrait-il accepter d’être avec moi après tout ce temps, même si je lui expliquais pourquoi j’avais disparu, alors que j’avais eu un enfant d’un autre, mais que je ne pouvais pas lui parler des chaleurs et des guardians?

J’ai aussi parlé de ma plus grande crainte, à savoir celle de devenir aussi psychopathe que ma famille. J’avais sacrifié des dinosaures sans même y réfléchir et toutes ces idées de torture que j’avais sorties quand j’avais été «possédée», elles venaient bien de quelque part. J’avais déjà failli devenir complètement folle et je savais que je pouvais le redevenir. Je voulais me venger, mais si je n’en étais pas capable? Si je flanchais au moment critique? Mes parents me connaissent bien. Je suis certaine qu’ils savent que s’ils mettent la main sur un des mes compagnons, ça sera le meilleur moyen de me récupérer. J’ai dû promettre à Arzhvael que si c’était lui qui se faisait attraper, je devrais lui laisser un peu de temps avant de me rendre.

Pour ce qui était de ma peur, il m’a suggéré de me trouver des raisons pour ne pas flancher. Ma fille en était une excellente. Ma mère aussi, parce que si je tenais de mon père, je tenais aussi d’elle. Comme elle était beaucoup plus importante à mes yeux que lui, ça ne pouvait que m’aider. Donc, me trouver des motivations… Je devrais y arriver. Qui l’aurait cru? Je dois mon salut à la personne la plus improbable qui soit. La plus improbable, mais de qui je vais avoir les meilleurs résultats. Merci Arzhvael. Je t’en dois une.

vendredi 1 avril 2011

I'm back again

C loin d'être fini et c très résumé par bouts, mais c un début.


J’ai réussi à récupérer mon arme, mais pas sans problème. J’ai été séparée des autres et je suis tombée sur Ami-chien-renard. Il m’a aidée à retrouver mes compagnons. J’aurai pu aller récupérer Totem avant (ce n’est pas l’envie qui m’en manquait), mais je sentais que ce n’étais pas la chose à faire. Pas parce que j’avais peur que Totem me rejette encore si je faisais passer mes compagnons en deuxième, en tout cas pas seulement, mais quel genre de personne j’aurais été si je m’étais dit «démerdez-vous tout le monde, mon épée compte plus que vous»?

Quand j’ai retrouvé Totem, j’ai du m’excuser pratiquement à genou, expliquer pourquoi je savais que j’avais eu tort… encore devant tout le monde. Il fallait vraiment que tu me gênes jusqu’au bout?

Finalement, Samaël n’était vraiment pas de notre côté. Il m’avait juste utilisé pour pouvoir se rendre au cœur de l’arbre. Il a brisé le seal qui se trouvait sur l’arbre, il a piqué une pousse de l’arbre, il a contrôlé les Massawimmicks pour qu’ils nous attaquent et il est parti par une brèche qu’il avait ouverte. Et comme si ce n’était pas assez, nous avons encore eu des problèmes avec Raïko. Il a d’abord planté une épée de pierre dans Laurian. C’était différent de l’autre fois. Il avait l’air plus «conscient» que l’autre fois, plus agressif. Il a dit à Tania un truc du genre «I’ll take care of you later, bitch».

Donc une partie du groupe s’est occupée de Raïko-possédé et l’autre des quatre Massawimmicks. Je me suis joint au deuxième groupe et ce fut tout un massacre. Sur les quatre, j’en ai achevé trois, dont un de façon spectaculaire (move super cool suivi d’une décapitation). Je me suis sentie très mal après chaque mort. Je suis le maître de l’épée de la vie et qu’est-ce que je fais? Je tue plein de gens innocents.

Mis à part ça, Totem n’a pas arrêté de se plaindre qu’il avait mal et que je l’égratignais, tu sais, je serais beaucoup plus concentrée si tu ne passais pas ton temps à parler… Pourquoi a-t-il fallu que je tombe sur une épée super expressive?

Quand les Massawimmicks sont morts, tout a commencé à s’écrouler. Pas-gentil-Raïko n’était plus dans les parages, alors nous sommes partis. Moi je suis embarquée sur le dos d’Astaroth avec Tania. Je ne sais pas comment il a fait pour arriver jusqu’ici, je ne sais pas comment il fait tout ce qu’il fait, mais il le fait. C’est d’ailleurs lui qui nous a appris que Raïko était toujours vivant. Nous l’avons trouvé piné à un arbre, des morceaux de dinosaures éparpillés un peu partout autour.

Une fois décroché, il a pu nous dire qu’il était là depuis quatre jours. Il s’était fait arracher le cœur et il avait dû s’en greffer un autre, de dinosaure, pour continuer. Mais c’était une solution temporaire. Raïko avait besoin d’un cœur humanoïde, sinon il mourrait. Nous sommes donc retournés au village détruit. Il y avait beaucoup de corps là-bas, alors nous pourrions sans problème prendre un cœur, l’arranger par magie et le mettre à Raïko.

C’est Sio qui a arrangé le cœur et c’est Laurian qui a opéré. Moi j’ai tenu Callystus à distance. Elle était beaucoup trop émotive à mon goût pour que je la laisse près de Raïko qui se faisait ouvrir le torse en deux. Après, nous avons pu discuter, de Pas-gentil-Raïko, qui était en fait le frère de Laurian. En gros, l’histoire c’est que Laurian a fait échouer la mission qu’il avait avec son frère (il l’aurait assommé pour l’empêcher de tuer une famille de méréens). Ok, je comprends pourquoi son frère veut se venger, mais Mirna, elle? Pourquoi le démon en chef se déplacerait pour un puny doppleganger qui a fait échouer sa seule et unique mission? Et toutes les formes de Laurian? Sont-elles vraiment mortes de mort naturelle ou tuées par Tarlic? Tout le monde avait l’air de le croire, même Callystus. Suis-je la seule à me rappeler que c’est un démon entraîné à mentir? Je crois que c’est moi la méréenne du groupe…

Nous avons décidé de passer la nuit là. J’ai beaucoup pensé à ce qui s’était passé. Ces pauvres Massawimmicks ne méritaient pas de mourir comme ça, surtout la princesse. Kekata et elle méritaient de pouvoir se dire une dernière fois qu’ils s’aimaient. Jamais je n’oserai retourner dans ce village. Salut Kekata! J’ai contribué grandement à la destruction d’Yggdrasil et j’ai massacré la femme que tu aimais! Qu’est-ce que Totem doit penser de moi? Méchant respect de la vie…

Le lendemain (rendue à 130 jours), nous partis pour chez Monochrome, où nous avons retrouvé avec plaisir Ecko et Hayaté, qui nous attendaient depuis sept mois. Sept mois? Même s’il ne s’est pas écoulé le même temps dans notre monde, comment les choses doivent-elles être rendues? Parti comme c’est là, tout risque d’être déjà détruit quand nous y retournerons et si ça ne l’est pas, mon groupe pourra me vendre pour financer les dépenses, tellement la bounty sur ma tête sera rendue élevée…

La prochaine destination était le monde des trois soleils. Monochrome avait tout l’équipement dont nous aurions besoin, alors nous pourrions partir dès que tout le monde se serait reposé. J’ai l’impression que c’est tout ce que je fais ces temps-ci : dormir, manger, dormir, manger, manger, me battre un peu, manger, manger, manger, dormir. Je suis quand même allée me coucher. Je n’avais plus d’énergie pour faire autre chose…

Des imps m’ont réveillée (rendue à 4 mois et 9 jours), pour me dire que le déjeuner était prêt. Arzhvael s’est fait un malin plaisir de me taquiner quand il est arrivé dans la cuisine. Mon sixième sens m’avait avertie de son arrivée imminente alors j’ai entouré le plus de nourriture possible avec mes bras, pour indiquer ma propriété. Il m’a mise au défi de manger sans me servir de mes mains, sinon il m’en volerait. Le pire, c’est que j’ai vraiment pensé à le faire…

Le départ a été un peu retardé parce que Gale voulait partir seul pour récupérer Gravity. Il prévoyait demander à Magix de l’aider. Il a dit que ça serait suicidaire d’y aller avec nous. La seule qui avait son arme c’était moi et je ne la maîtrisais même pas. Merci de me rappeler mon super fail

Finalement, il a décidé de venir avec nous. Laurian a dit qu’il (Gale) s’inquiétait de nos capacités. Super. Non seulement je suis une fail, mais je suis une fail pourrie…

La température du monde des trois soleils était pénible pour à peu près tout le monde. Sio passait son temps collée sur son air climatisé (aka Hayaté) et Gale avait l’air d’être sur le point de se dessécher sur place. Des brigands ont cru qu’ils pouvaient s’attaquer à nous. Pif paf pouf et ils sont morts. J’ai expérimenté un peu avec Totem durant le combat. Le mur de fourmis qui ont dévoré les brigands vivants, c’était assez dégueulasse, mais je m’en souviendrai quand même toujours, pour le «Who’s the sword? Who’s the sword?» que Totem m’a lancé et pour mon «You are!». C’est fou à quel point cette épée est motivée pour nous deux et bien plus encore.

Après les brigands, il y a eu la grosse bibitte. Encore une fois, pif paf pouf et elle est morte. Nous nous sommes éloignés jusqu’à ce que les blessés ne puissent plus avancer. Nous nous sommes occupés d’eux et Hayaté a fait apparaître un igloo pour que nous puissions y dormir. Quand je me suis couchée, j’ai senti quelque chose de bizarre à mon ventre, comme si quelqu’un venait de me frapper. J’ai mis ma main sur mon ventre et j’ai senti un autre coup. C’était Sigma qui bougeait. Mon bébé bouge enfin… J’ai été tellement obnubilée par ce que je vivais que j’ai passé la moitié de la nuit à toucher mon ventre. J’aurais pu parler de cette excellente nouvelle à quelqu’un, mais je ne l’ai pas fait. Peut-être parce que la seule personne à qui je voulais vraiment en parler, la personne la plus concernée par tout ça, n’était pas là.

Pendant la journée du lendemain (rendue à 4 mois et 10 jours), nous avons rencontrés des voyageurs plutôt amicaux qui nous ont informés que la prochaine ville était à quatre jours d’ici. Nous allions voyager avec eux jusque-là. Je me suis retrouvée mariée avec Arzhvael parce que de ce que j’ai compris, ici, quand une femme n’était pas mariée, elle était vendue contre des chameaux. Mondes différents, valeurs différentes. Dans notre monde c’est de l’or et ici ce sont des chameaux.

Le lendemain matin (4 mois et 11 jours), le soleil était à peine levé que nous partions. Le soir, nous avons eu une superbe discussion de groupe. Laurian voulait parler de l’absence d’esprit de groupe. Je ne peux pas dire qu’il avait tort. Face à la très bien organisée White Blade (et à tous les autres qui nous courent après), nous n’avions pas beaucoup de chance.

Parler de nos doutes par rapport à quelqu’un? D’accord. Je ne me suis pas gênée pour dire que je ne faisais pas confiance à Laurian et que j’avais beaucoup de difficulté à croire que sa véritable mission était de propager la parole de Dieu. Come on! «Je suis un démon qui ment comme il respire et je propage la parole de Dieu»? Personne ne réussira à me faire avaler un truc aussi idiot. Raïko m’a rappelé que considérant ma famille, on pourrait avoir le même genre de doutes à propos de moi. Ça a suffi pour que je me taise.

Laurian avait aussi des doutes, sur Sio. Il croyait qu’elle n’était là que par obligation, parce que Monochrome lui avait demandé. Sio a dit qu’elle avait des règles à suivre, de son école et de Mono. Elle avait aussi peur de devenir evil et de tuer tout le monde. Comme dans son pire cauchemar? J’avais presque l’impression de m’entendre parler. Laurian lui a dit que ce n’était pas en s’isolant qu’elle allait arranger les choses. C’est toujours à elle qu’il parle ou…? Sio a promis de faire des efforts, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir des tics. Pourquoi j’ai toujours peur qu’elle finisse par partir seule de son côté quand ça fera son affaire?

Callystus s’est épanchée sur ses états d’âme, sur ses peurs et elle a aussi promis de faire des efforts. Alors plus d’escapade de téléportation toute seule?

mercredi 23 février 2011

L'art de se faire ramasser avec raison

J’ai tapé sur un gros arbre jusqu’à ce que je ne sente plus mes mains. J’aurais sans doute continué jusqu’à ce que mort s’ensuive, façon de parler, mais mon ventre m’a rappelé que je devais manger. Ne m’en veut pas Sigma, mais j’ai besoin de faire ça. Foutue épreuve de merde de… Par pitié, ne raconte rien à ton père. Ça serait vraiment la honte totale. Pour la première fois, je suis heureuse que Kaïtos ne soit pas là. Je ne crois pas que je pourrais supporter sa brutale honnêteté en ce moment.

Je suis retournée dans le village pour manger mes émotions et après j’ai demandé à quelqu’un de m’indiquer l’emplacement de la rivière et j’y suis partie pour me laver. Je n’ai pas osé regarder qui que ce soit dans les yeux tellement j’avais honte de moi et tellement j’avais peur de voir aussi cette honte dans les yeux des autres.

À la rivière, j’ai enlevé toute la boue que j’avais dans les cheveux et tous les signes de protection qui étaient dessinés sur moi. Signes de protection mon c… œil. Ils n’auraient pas pu me dessiner des signes de bonne fortune à la place? Mais chanceuse comme je suis, ils m’auraient sans doute nui plus qu’autre chose et je me serais encore plus humiliée. Saloperie d’épreuve.

J’ai aussi remis mes propres vêtements. Les habits en feuilles étaient bien jolis, mais ils ne cachaient rien du tout. Mais mon ventre de femme enceinte m’a dispensée de toute tentative de séduction. Ce n’est pas que je m’en plaigne, mais je crois que ça n’aurait fait aucune différence si j’avais été totalement invisible. Ça fait longtemps qu’on ne m’a pas regardée…

Je suis retournée taper sur un arbre. Le premier avait un trou assez gros comme ça. Il ne faudrait pas qu’en plus je me fasse accuser de tuer des arbres! J’ai fini par arrêter quand il a fait complètement noir. Ce n’est pas que ça m’empêchait à quoi que ce soit, mais j’avais besoin de me reposer, pas pour moi, mais pour Sigma.

Ça n’aurait pas été super brillant de rester dehors, alors je suis retournée dans le village. C’était la fête. Qu’est-ce qu’il y a à fêter déjà? Ah oui, le retour de la princesse… qui a précédé de peu mon échec… Personne ne m’a remarquée, ni les villageois, ni Laurian et Arzhvael qui partaient en panique pour je ne sais quelle raison. Mais c’est mieux comme ça, non?

J’ai demandé à Astaroth si nous avions une tente où dormir. Il me l’a indiquée d’un coup de tête. Les seuls qui restaient étaient Raïko, qui lisait, et Callystus, qui dormait collée sur lui. Euh, qu’est-ce que j’ai manqué? J’ai ignoré Raïko, qui me l’a bien rendu, et je suis allée me coucher dans un coin.

Le lendemain (rendue à 128 jours), un grondement (d’estomac) qui aurait pu réveiller un mort m’a forcée à ouvrir les yeux. Je ne sais pas ce que je ferais si je ne l’avais pas pour me rappeler à l’ordre. Il y avait seulement Callystus et Gale dans la tente. Tous les autres avaient disparu. Quelques cuisses de brontosaure plus loin et je suis sortie dans le village pour aller poser des questions. Mes compagnons avaient été vus la veille au soir, mais personne ne savait où ils étaient partis. J’ai fini par apprendre par le garde à l’entrée qu’Arzhvael et Raïko étaient sortis hier, pour aller mourir. D’accord, si tu le dis…

Finalement, nous avons appris de Samaël qu’ils étaient rendus dans l’arbre. Vous savez, l’arbre… De tous les arbres, il fallait qu’ils choisissent celui-là, le seul où je ne pouvais pas aller. Rien que d’y penser, j’avais peur. Comme la Massawimmick m’a dit après que je sois allée l’informer de l’escapade de mes compagnons, j’avais encore l’esprit trop troublé. Merci de me le rappeler. Et merci de me rappeler ma foutue épreuve de…

La princesse des Massawimmicks m’a demandé de garder espoir et elle m’a glissé quelque chose entre les mains. C’était une feuille faite de feuilles d’arbre avec… de très jolis dessins dessus. Callystus m’a dit que c’était une carte avec différentes entrées pour accéder à l’arbre. Mais moi je n’étais pas prête à y aller. Mais avais-je le droit de faire attendre mes compagnons? Si l’arbre décidait de s’en débarrasser pendant que je réfléchissais… Je devais agir vite, mais si j’agissais trop vite, ça pourrait être la fin pour moi et la perte définitive de mon arme.

Callystus a essayé de me faire comprendre pourquoi j’avais failé mon épreuve. Je dois avouer que l’image de mère nature était plutôt intéressante, mais je n’avais pas l’intention d’aimer toutes les créatures. Je déteste certaines personnes bien particulières et si je pouvais les summoner, je les ferais souffrir avec plaisir. En ce moment, j’aurais bien envie de tabasser sans amour Samaël, qui a l’air de se foutre de ma gueule à chaque fois que je parle.

Callystus m’a alors donné un très bon argument : et si un des dinosaures était un parent6 S’il avait laissé des enfants derrière? Ooh… Et moi qui les a tous sacrifiés sans une seconde pensée… Je commence à me sentir coupable. Samaël a dit que je le devrais. Mais de quoi tu te mêles?

Il a utilisé un cruel exemple pour me faire comprendre ce que j’avais fait de mal. Il a contrôlé une fillette et il l’a fait monter en haut d’une tour jusqu’à ce qu’elle soit sur le rebord. Il m’a demandé quelle était la différence entre la vie de la fillette et celles des créatures que j’avais sacrifiées. Mais elle c’est une enfant innocente… Il m’a reposé la question et j’ai fini par comprendre : il n’y en avait pas. Entre mes mains, une vie était une vie.

Samaël a été plus loin. Il a dit que j’étais quelqu’un de dangereux. Il a même osé dire que je m’étais montrée cruelle, comme ma famille l’aurait été. Ça, ça a fait plus mal que tout le reste. Qu’est-ce que j’aurais pu lui répondre? Je savais qu’il avait raison et c’était bien ça qui faisait mal. Toute ma vie, je m’étais battue d’une façon ou d’une autre pour éviter de leur ressembler. Toute ma vie, j’avais essayé de nier l’existence de cette partie de moi que je tenais d’eux. Mais elle était bien là, elle l’avait toujours été et elle le serait toujours. Parce que même si je penchais du côté du bien, je n’aurais qu’un pas à faire pour basculer…

Pour moi le choix était clair : je ne voulais pas devenir un tyran. Samaël m’a dit que j’allais quand même en devenir un. Il faudrait peut-être que tu te branches! Je ne dois pas devenir un tyran, mais je vais quand même en devenir un? Ça c’est encourageant. Je crois que je préfères la méthode de Kaïtos…

Nous sommes partis Callystus, Gale, Samaël et moi pour l’arbre. Nous sommes tombées sur Tania à l’entrée. Elle allait bien, dieu merci. Nous sommes tous entrés et Tania a dit qu’elle sentait une présence mis à part celle de Totem. L’esprit de l’arbre peut-être? Ou peut-être s’agit-il de l’esprit de ce gros basilic, pas du tout sympathique, qui nous barre la route? J’espère que je ne me ferai pas encore accuser de ne pas avoir respecté la vie…

jeudi 27 janvier 2011

Fail total et profonde humiliation... devant tout le monde

C’était bien Banshee qui était en cause, mais avant de le découvrir, nous avons dû sauver/tabasser Raïko et Astaroth. Ça n’a pas été facile, parce qu’Arzhvael le healait et se mettait devant lui pour que je ne le touche pas. Tasse-toi… Comment veux-tu que nous le rendions hors d’état de nous nuire si tu nous en empêches? J’ai réussi à royalement manqué mon coup et j’ai brisé mon épée. Muuu… Mon épée…

Raïko a rentré son bras dans Arzhvael, qui a commencé à se pétrifier. Ils ont été séparés par un coup de vent, mais la moitié du bras de Raïko est restée dans Arzhvael. Ew.

Astaroth et Raïko se sont retrouvés sous un tas de pierres. C’est seulement à ce moment-là que j’ai eu un éclair de génie. Astaroth était un animal, alors pourquoi je n’essaierais pas de le contrôler? J’ai réussis et je l’ai fait sortir de là avec Raïko. Ça n’a pas plu à Raïko, qui m’a écrasée avec deux grosses mains de pierre. J’ai senti tous mes os craquer et j’ai commencé à avoir très mal au ventre. Je m’excuse bébé, je m’excuse…

J’ai changé de place avec Raïko (???) et j’ai pu ordonner à Astaroth de faire quelque chose pour que Raïko reprenne ses esprits. J’ai enlevé le bras de Raïko qui était toujours dans Arzhvael, pour qu’il puisse le remettre à son propriétaire.

Callystus a dit que Laurian était parti dans la montagne alors ils sont tous partis après. Je n’avais aucune intention de rester derrière, alors j’ai suivi avec Astaroth. Quand je suis arrivée à la grotte, j’ai vu la princesse sortir. En un coup d’œil, elle a su qui j’étais. Elle m’a dit qu’il m’attendait. Oui, je l’avais compris celle-là. Il y a aussi eu des retrouvailles très touchantes entre Kekata et la princesse. J’avais des doutes sur la trahison qu’il avait pu commettre. Plus maintenant.

Après il y a eu un type nowhere qui est sorti. C’était Samaël. Laurian m’a dit qu’il allait venir avec nous un moment parce qu’il voulait quelque chose avec Totem. Et il voulait aussi que la prophétie se réalise. Ok… Nous avons tous failli (à peu près) mourir à cause de toi et tu penses que je vais t’aider?

La princesse a appelé deux gros lézards au long cou pour qu’ils nous ramènent au village des Kewak. Nous arriverions le lendemain au coucher du soleil. Vu mes clavicules, côtes et jambes cassées, je ne pouvais pas faire grand-chose à part me reposer, alors j’en ai profité pour dormir. On m’a bien proposé d’arranger mes os cassés, mais je préférais attendre d’être immobile avant de le faire.

Quand je me suis réveillée (rendue à 127 jours), j’ai demandé à Laurian d’arranger mon épée. J’étais tellement heureuse que j’ai failli lui faire un câlin (à mon épée, pas à Laurian). Et tant qu’à demander des trucs à Laurian, je lui ai demandé de faire apparaître de la nourriture. Mon épée et de la bouffe, que demander de plus?

Au village des Kewak, tout le monde ont été très heureux de revoir leur princesse saine et sauve. L’autre Massawimmick femme, qui était aussi la mère de la princesse, nous a dit qu’elle avait une dette immense envers nous et que nous pouvions demander ce que nous voulions. Puisqu’elle abordait le sujet et de toute façon c’était prévu, j’ai demandé si je pouvais avoir mon arme.

Nous avons suivi les Massawimmick dans la grosse maison. Nous avons appris qu’il y a très longtemps, une femme avait confié aux Massawimmick la responsabilité de veiller sur Totem et sur le sanctuaire où il était enfermé. Ce sanctuaire était le cœur de l’arbre de la vie. Donc, quand je récupérerais Totem, l’arbre mourrait et les Massawimmick aussi. La Massawimmick m’a dit de ne pas être triste. Je veux absolument récupérer mon arme, mais à ce prix-là? C’est vraiment moche, surtout pour Kekata et la princesse.

J’ai appris la prochaine étape de mes nouveaux pouvoirs : summoner la créature que je voulais. Je n’avais qu’à visualiser la créature, jusqu’à son battement de cœur, à me concentrer et le tour était joué. J’ai fait un essai et j’ai réussi à appeler un… fluffy bunny! Très mignon et totalement inutile, mais pour le voir faire le beau, ça valait la peine. Ce nouveau don venait cependant avec deux avertissements. Premièrement, si une créature avait une volonté plus forte que la mienne, je ne pourrais pas la contrôler. Deuxièmement, les créatures que j’appelais pouvaient être blessées et mourir. J’avais la responsabilité de leurs vies. Donc, je devais summoner avec sagesse.

Il ne me restait maintenant plus qu’à récupérer mon arme, mais je devrais passer une épreuve avant : affronter le gardien de la forêt. Et soit je réussissais où soit je mourais. Ça ne devrait pas être trop difficile. J’essais de le contrôler et si ça ne fonctionne pas, je summon des trucs pour lui faire la peau. Je n’ai pas envie qu’aucun animal meure, mais des sacrifices sont parfois nécessaires. J’espère seulement que je n’aurai pas à en arriver là. J’aurais pu attendre avant d’aller affronter le gardien, mais je me sentais plutôt reposée et j’avais mangé, alors maintenant ou plus tard?

La suite a juste été de la grosse merde. TABARNAK! Maudite épreuve de merde! J’ai callé tous les gros lézards que je me souvenais avoir rencontrés et j’ai pété la gueule au gardien, qui était aussi le gros truc qui avait couru après Raïko. Quand il a voulu s’en aller, je me suis dit : Fuck you! C’est toi ou c’est moi, alors voir que je vais te laisser partir!

Mais là, toutes mes créatures ont disparu et les blessures du gardien se sont guéries. Et j’ai entendu une voix qui venait de lui, qui m’a dit : You fail. What? Comment ça, je fail? Fuck you! Je lui ai tapé dessus et il était en train de crever! Je ne suis pas morte, alors comment je peux failer?

Je suis redescendue au sol et la Massawimmick m’a dit que je devais apprendre le sens de la vie et comme j’avais failé mon épreuve, je devais maintenant me racheter auprès de Totem. Je suis censée faire ça comment? Je dois trouver la réponse toute seule? Fuck you Totem! Fuck you d’aplomb!

Je suis sortie de là tellement en colère que si quelqu’un avait osé me toucher, je crois que je l’aurais massacré. J’ai dit aux autres que j’allais prendre l’air et je suis partie. Je t’ai envoyé chier Totem? Oui? Et bien, re-fuck you d’aplomb! C’était quoi l’idée de me dire : tu réussis sinon tu meures? Je suis une guerrière, BORDEL! Tu t’attendais à quoi? Pour moi, la situation était claire : je dois le tabasser à mort, sinon il meure. Mais non! Je ne devais pas le tuer, je devais APPRENDRE LE SENS DE LA VIE!!!

CRISS!!

Tu ne vas pas sortir des trucs comme ça à un guerrier!! C’est sûr qu’il va te prendre au pied de la lettre! Le sens de la vie!! C’est tellement l’épreuve la plus stupide ever!! Et en plus, ça ne pouvait pas se passer à huis clos! Mais non!! Ça devait se passer devant tous mes compagnons et devant tout le village!! C’est sans aucun doute le pire jour de ma vie! La seule épreuve que je ne devais pas échouer, je l’ai échouée et devant tout le monde! J’ai failé totalement et j’ai été humiliée.

C’est le genre de chose qui serait censée nous rapprocher? On peut dire que c’est le cas, parce qu’en ce moment, je t’ai vraiment dans le cul!! J’espère sincèrement pour lui qu’il n’aura pas la bonne idée de venir me rendre visite dans mon sommeil, parce qu’il va se faire revirer de bord assez sec! Je me demande si on peut tabasser une arme élémentale…? Mais qu’est-ce que je dis là? Je ne devrais pas avoir ce genre de pensées! C’est un total manque de respect envers la vie! Et que dire de mes intentions du moment? Aller tabasser un arbre? Je ne devrais pas. C’est mal… Right! Voir que je vais me gêner! Fuck le sens et le respect de la vie! J’ai envie d’aller tabasser un arbre et je ne vais pas m’arrêter avant d’avoir eu l’impression de lui avoir fait très mal. Shame on me

Foutue arme de merde! C’est quoi l’idée de m’avoir donné l’épée de la vie? L’épée de la vie!! Come on!! Ça n’aurait pas pu être le staff de la vie? Ou la roche de la vie? Ou encore, le fouet de la vie? Ça aurait eu plus de sens! Mais non! Ça devait être l’épée de la vie!! Et si je me souviens bien, le principe de bas d’une épée est : le bout pointu dans l’ennemi, avec pour conséquences bobo et possiblement la mort. Il va se passer quoi quand je vais me battre et que je vais être sur le point de tuer quelqu’un/quelque chose? «Non, ne fais pas ça. Tuer c’est mal. Tu dois respecter la vie». C’est tellement le pire choix d’arme pour moi, ever. L’épée de la vie… Rien que d’y penser et j’ai envie de rire.

Le meilleur, ça serait que j’aie mon épée de la vie et que Laurian ait son staff qui braille. Mon arme essaierait de m’empêcher de tuer et l’autre braillerait à côté…

Je déteste mon arme… Je n’aurais jamais cru qu’il serait possible de ressentir tellement de colère envers un objet qu’on puisse avoir envie de le détruire. Mais qu’est-ce que je dis là? Je suis encore en train de manquer de respect à la vie!! Oh non…

Foutue épreuve/arme de merde de criss de tabarnak de…

mardi 25 janvier 2011

J'ai ugradé

Il y a probablement beaucoup d'erreurs (dodos durant la game obligent), mais j'ai essayé de résumer du mieux que je pouvais. Je vais essayer de faire mon autre post le plus vite possible, parce que j'ai vraiment hâte d'écrire le fail et l'humiliation. ^^


Chez Monochrome, nous avons discuté des différentes dimensions et fini par décider d’aller dans celle où il y avait mon arme. De là, nous pourrions passer directement à celle des trois soleils, où il y avait les guns de Callystus. Je mentirais en disant que je n’étais pas heureuse que nous commencions par ma dimension. J’avais retrouvé mon véritable élément, alors avoir mon arme entre les mains me rendrait complète.

Nous sommes partis dès que nous avons eu fini de nous préparer. Quand nous avons traversé le portail, j’ai eu un sentiment de déjà-vu, comme si je revenais à la maison. Je savais que je n’étais jamais venue ici, mais mon âme me disait tout le contraire. Léonard a dit qu’il sentait une arme, Totem, l’arme qui contrôlait les êtres vivants. Selon Gale, c’était impossible. Il y a très, très, longtemps, trois armes, dont Totem, avait challengé Void et avaient été détruites. Apparemment non, puisque j’éprouvais une sensation très forte dans la direction indiquée par Léonard. Je me demande pourquoi D m’a menti… En tout cas, Totem est beaucoup plus logique que Fortress.

J’appréciais beaucoup mon nouveau don, même s’il était parfois quelque peu perturbant. Entendre constamment «manger-manger-manger-manger» était seulement dérangeant, mais entendre «sexe-sexe-sexe-sexe-sexe» me gênait atrocement, moi qui suis toujours gênée d’entendre parler de ce genre de chose. D’un autre côté, c’était très drôle de comprendre les animaux dans certaines situations. Comme quand des papillons bleus se sont posés sur Sio parce qu’ils pensaient qu’elle était leur femelle. Et quand Gale est tombé dans un trou avec une grosse bibitte qui croyait qu’il était sa femelle? Pfft!

Après une nuit plutôt mouvementée (rendue à 123 jours), nous nous sommes remis en route. Rendus à une falaise, nous avons aperçu un arbre gigantesque. Il s’agissait sans aucun doute d’Yggdrasil, l’arbre que vénérait le peuple de cette dimension. La sensation que j’éprouvais était d’ailleurs dans cette direction.

Nous avons descendu de la falaise… pour nous retrouver face à des lézards géants et quand je dis géants je veux dire que nous avions l’air de fourmis à côtés d’eux. Certains ont continué leur chemin sans s’occuper de nous. Un autre pensait que nous voulions lui piquer ses femelles et menaçait de nous charger. Deux autres étaient trop occupés à se battre pour décider qui était le plus fort pour nous remarquer. La pauvre Tania était totalement terrorisée et s’accrochait à Laurian comme si sa vie dépendait de lui.

Nous avons longé la forêt tout en gardant un œil sur le lac. Nous sommes arrivés face-à-face avec deux branches croisées sur lesquelles il y avait une peau d’animal et un crâne de quelque chose. C’était probablement là pour indiquer le début du territoire de ce peuple hostile et primitif qui vivait ici et pour dissuader les inconscients de notre genre d’aller plus loin. Malgré le risque évident, nous avons continué, parce que mon feeling nous dirigeait par-là.

Quand la nuit est tombée, nous avons monté un camp. Pendant le souper, nous avons eu la visite de petits lézards. Les dieux savent à quel point je suis protectrice de ma nourriture et que je préférerais me battre plutôt que de la partager, mais ces lézards étaient si mignons que j’ai fait exception à la règle et je leur ai donné quelques morceaux. Je n’aurais pas dû, parce qu’au premier s’est rajouté un autre, puis un autre, puis un autre, jusqu’à ce que nous soyons entourés.

Ces lézards n’étaient pas seulement mignons, ils étaient aussi carnivores, alors nous avons dû nous battre pour sauver nos vies et surtout pour rester en un seul morceau. Mis à part la boule de feu qu’Arzhvael a lancée et qui nous a tous fait revoler, nous nous en sommes plutôt bien sortis. Je n’oublierai ce qui s’est passé ici. Le prochain truc mignon qui me quémandera de la bouffe pourra bien aller se faire voir.

Puis mes compagnons ont commencé à tomber les uns après les autres. Je sais bien que les petits lézards étaient chiants, mais quand même. J’ai moi aussi fini par être touchée, par un dard, puis par un autre et un autre, mais quel que soit la substance qu’ils contenaient, j’y étais immunisée et je me suis retrouvée seule debout entourée de sauvages. Je n’ai même pas eu le temps de m’opposer à ce qu’ils nous emmènent, même si ça aurait été juste pour la forme, que je me faisais attacher les mains dans le dos. Quant aux autres, comme ils ne pouvaient pas bouger, ils ont été attachés après des branches et ont été transportés comme ça.

Après plusieurs heures de marches (rendue à 124 jours), nous sommes arrivés à une montagne. Ensuite nous avons traversé une crevasse et nous sommes arrivés devant une palissade. Un des sauvages m’a poussée dans le dos en m’ordonnant d’avancer. Je n’ai pas du tout apprécié, mais comme il avait le nez aquilin, le ventre plat et les cheveux dans le vent, je pouvais bien lui pardonner. On nous a pris toutes nos affaires et on nous a jetés dans une cage faite en bambou. Nous aurions pu facilement (très) la défoncer, mais ça n’aurait pas été la meilleure façon de montrer notre bonne volonté. Et vu la vitesse à laquelle ils nous avaient attaqués, mieux valait ne rien faire de stupide.

Il y avait quatre hommes dans la cage avec nous. Trois d’entre eux se sont fait emmener à l’extérieur pour subir leur châtiment. L’un d’entre eux s’est fait sacrifier à Kevok. Je n’en sais pas plus, mais vu les cris que nous avons entendus, ça ne pouvait pas être bon. Je dois avouer que j’ai eu très peur, pas de me faire sacrifier, mais que quelqu’un du groupe décide de faire quelque chose de stupide pour tenter de sauver ces hommes d’une mort certaine. Nous ne savons même pas ce qu’ils ont fait, peut-être méritent-ils leur châtiment. Les sortir de là nous condamnerait nous, alors pitié, restez tranquilles…

Au cours de la nuit, j’ai fait un rêve très étrange. D’abord, j’étais toute nue. WTF? Quessé ça un rêve toute nue? Je ne sentais personne autour de moi, mais je me suis quand même cachée du mieux que je le pouvais avec mes mains et mes cheveux. Tout était noir autour de moi à part cette lumière là-bas, alors je me suis avancée. J’ai pu parler à mon arme pour la première fois. C’était bien Totem. Il avait l’air d’avoir un sacré caractère. Quand je lui ai demandé quelle sorte d’arme il était, il m’a répondu qu’il était une arme et qu’il n’avait pas d’yeux. Il m’a aussi demandé de me dépêcher, parce qu’il m’attendait depuis des millénaires. Je sens que je vais bien m’amuser avec lui…

Le lendemain matin (rendue à 125 jours), nous avons rencontré Telos, qui devait nous juger. Il ressemblait à la créature que j’avais aperçue cette nuit : familière, mais quand même très impressionnant. Grâce à Kekata, nous avions appris que leur princesse avait été enlevée par une tribu ennemie. Je m’apprêtais à dire à Telos qu’ils avaient besoin de notre aide, quand il m’a fait signe de m’avancer vers lui. C’est ce que j’ai fait et je n’ai pas eu le temps d’ouvrir la bouche qu’il acceptait. Il a dit que ça serait une épreuve pour moi. Nous avions la journée pour nous préparer. Passé ce délai, ils lanceraient le gardien de la forêt sur nous. Alors en plus du roi de la forêt qui court après Raïko, il y a aussi un gardien?

Nous nous sommes fait habiller en sauvages : les gars en pagnes (mais ils ont gardé leurs pantalons) et les filles avec des jupes et des tops faits de feuilles. J’ai gardé mes sous-vêtements, mais même sans, je me serais sentie toute nue. Ça ne couvrait pas grand-chose… Nos cheveux ont été couverts de boue et des signes ont été peints sur notre corps. Mon ventre de femme enceinte étant maintenant très visible, j’ai eu l’honneur d’avoir pleins de signes de protection peints dessus. Je vais avoir beaucoup d’histoires à te raconter Sigma…

Durant la journée, l’atmosphère a été à la fête. Les filles flirtaient avec les gars du groupe et les hommes essayaient d’impressionner Sio et Callystus. Mon ventre semblait me donner l’immunité, car personne ne m’a ennuyée. Nous avons tous passé la nuit dans la hutte de Kekata.

Nous avons eu droit à un réveil très bruyant (rendue à 126 jours). Ici, le moineau en armure était un genre de gros lézard avec des ailes. Je le jure, quand nous retournerons chez nous, je vais faire un câlin au premier moineau qui me réveillera.

Nous sommes partis tout de suite après le déjeuner. Les quelques végétariens du groupe ont semblé dégoûtés par les cuisses de gros lézards qui cuisaient dehors, mais moi je ne me suis pas gênée pour en prendre. Est-ce que les gros lézards sont bons pour les bébés? Tu sais Sigma, j’ai mangé du lézard quand j’étais enceinte de toi…

Sur le chemin, Kekata nous en a appris plus sur sa tribu, les Kéwak, et sur la tribu ennemie, les Vionne. Les Kéwak et les Vionne avaient été frères, mais les Vionne auraient commis un crime terrible et les Massawimmicks (les gardiens du gros arbre) les auraient bannis. Ils cherchent depuis toujours à regagner leurs faveurs.

Nous sommes arrivés à une rivière dont le pont était un gros arbre pourri. Kekata a traversé avant même que nous nous demandions comment nous allions faire. Moi j’ai traversé dans les airs avec Arzhvael. Laurian a traversé sur l’arbre, mais il est tombé dans l’eau… et Callystus a sauté après lui. La question qui m’a traversé l’esprit n’a pas été : Pourquoi tu as sauté? Mais : Pourquoi tu as sauté après lui? Ce n’était pas comme s’il était en danger de mort. Il pouvait très bien s’en sortir seul. Il n’a qu’à nager jusqu’au bord, sortir de l’eau et voilà.

Mais il y avait un gros poisson dans l’eau et tout le monde a décidé de taper dessus. Moi je ne me suis décidée à me joindre au combat que quand tout le monde s’est mis à courir sur la rive après le poisson. Tant qu’à rester toute seule ici et ne pas avoir d’XP… Nous avons tué le gros poisson. J’ai pu admirer Laurian qui sortait de l’eau, son pantalon mouillé moulant parfaitement ses cuisses fuselées et l’eau ruisselant sur ses cheveux de geai.

Avant de repartir, Kekata a fait venir des dinosaures qu’il a appelés les «coureurs», pour que nous puissions aller chercher la grosse fleur blanche (que nous avions aperçue au niveau de la falaise) qui nous permettrait d’avoir un antidote contre le poison qu’utilisaient les Vionne.

Quand les lézards m’ont aperçue, ils se sont tous rassemblés autour de moi pour m’observer et ils m’ont appelée leur reine. Oh mon dieu… Je suis la reine des dinosaures… J’ai fini par le dire aux autres, en les prévenant bien que j’allais les frapper s’ils osaient rire. Arzhvael et gale se sont retrouvés avec une grosse bosse sur la tête. J’ai vu que Laurian se retenait pour ne pas rire, alors je lui ai donné un coup de poing sur l’épaule, à moitié fâchée, et tous les lézards se sont approchés de Laurian en disant que la reine était fâchée. J’avais peur qu’ils s’en prennent à Laurian, alors je leur ai dit qu’il était l’ami de la reine.

Ma nouvelle promotion en main, j’ai embarqué sur mon lézard et nous sommes partis. Quelques heures plus tard, nous arrivions à la falaise. Nous n’avons pas eu de problème à trouver la fleur. Kekata avait une petite bourse pour mettre le nectar, mais nous nous avons dû nous en fabriquer avec des feuilles et nous sommes repartis pour le village des Vionne.

Nous sommes arrivés en vue d’une palissade de bois, qui était défoncée en un endroit. Il y avait aussi un gros trou par terre et de la fumée était visible du village. Nous avons décidé de nous séparer en trois groupes pour explorer le village : Sio et Gale, Callystus et Arzhvael, Laurian et moi. Il y avait bien des mourants par-ci par-là, mais la plupart étaient des cadavres. Je me suis dit que je pourrais communiquer avec une âme pour savoir exactement ce qui s’était passé, mais je n’ai senti aucune âme. Absolument aucune. J’ai aussitôt pensé à une certaine arme et si elle était dans les environs, ce n’était pas du tout un bon signe. Mais il n’y avait aucun signe de la présence de la White Blade. Puis Laurian a trouvé une trace de botte. Une seule. Mais est-ce qu’il s’agissait de la White Blade? Ils n’étaient pas du genre à effacer leurs traces. Ils arrivaient, ils prenaient et ils repartaient.

Nous avions exploré quelques maisons quand nous avons entendu des bruits de sabots. Quelques instants plus tard, nous avons vu Raïko et Astaroth. Mais ils n’étaient pas dans leur état normal. Je veux bien croire que se faire courir après par un lézard géant peut causer un choc, mais à ce point-là? Ils sont passés devant nous comme si nous n’étions pas là. Ils avaient l’air totalement absents. Ça ne me dit rien qui vaille…

vendredi 31 décembre 2010

Discussion tant attendue avec Kaïtos

Nous avons résumé les derniers événements. Laguna nous a donné les coordonnées de l’île de Basora, là où le staff qui braille avait été vu la dernière fois. Je ne suis pas certaine de ce qui s’est passé là-bas (quelque chose de tragique), mais c’est dû au moins en partie à Gale. Et nous devons y aller? D’après moi, ça ne sera pas pour tout de suite, parce que Laurian n’est pas près de s’accepter…

Kaïtos a royalement engueulé Gale parce qu’il avait perdu son épée. Il a dit que c’était très irresponsable de sa part. Ce n’est pas que je sois particulièrement heureuse de voir Gale se faire engueuler, mais ça m’a fait tellement plaisir de voir Kaïtos se mettre en colère. Il doit aller beaucoup mieux que ce que je pensais. Je dois bien être la seule personne au monde qui est assez folle pour se dire qu’elle veut voir le guardian de feu en colère.

Finalement, j’ai pu lui parler. Nous sommes allés dehors pour être tranquilles. Je me sentais toujours un peu mal à l’aise. Pas à cause de ce qui s’était passé entre nous deux, mais à cause que ça faisait si longtemps que je ne l’avais pas vu, si longtemps que je souhaitais le revoir, que les mots me manquaient. Qu’est-ce que je pouvais bien lui dire? Comment vous allez? Non, il risquerait de mal le prendre. Forest m’a dit qu’il vous avait jeté dans votre volcan? Non, peut-être pas une bonne idée. Un hug? Oui, ça je pourrais et j’en ai beaucoup envie. De toute façon, il doit être habitué depuis le temps, non?

Je l’ai donc serré dans mes bras. Ça me manquait… Je lui ai dit à quel point j’étais heureuse de le revoir et je le pensais de tout mon cœur.

Kaïtos s’en voulait de ce qui s’était passé. Aucun mot ne pouvait exprimer à quel point il se sentait honteux. À ce point-là? Moi qui me disais qu’il m’en voudrait peut-être, c’est tout le contraire. Il s’est même excusé de me condamner à une existence tragique. Euh… Je suis une half-blood, j’ai déjà une existence tragique. Je sais que je ne l’aurai pas facile, surtout avec la White Blade qui chasse les half-bloods, mais ce n’est pas votre faute. On aurait vraiment dit qu’il prenait le poids du monde sur ses épaules. Il vaut sans doute mieux que j’évite à jamais de mentionner que c’était ma première fois. Des plans pour qu’il s’accuse en plus de m’avoir dévergondée.

Je lui ai demandé de ne pas s’en vouloir. C’était ma faute autant que la sienne, alors soit tout le monde était coupable ou soit tout le monde était innocent. De toute façon, il pouvait bien se passer n’importe quoi, jamais je ne pourrais le détester. C’était moi et c’était lui, alors… je sais bien qu’il ne faut jamais dire jamais, mais dans ce cas-ci, je le peux. Kaïtos a beau être grognon, susceptible, (parfois) inconscient, (trop) fier et très direct, j’éprouve énormément d’affection et de respect pour lui. Au risque de paraître exagérée, il y a plus de chance que je mette fin à mes jours que je le déteste.

Il m’a demandé ce que je prévoyais faire une fois que le bébé serait né. Avez-vous vraiment besoin de le demander? Je vais m’en occuper, la protéger jusqu’à ce qu’elle puisse le faire elle-même. À cause de ce que je suis, je suis probablement la mieux placée pour m’occuper d’elle. Il m’a dit qu’il y avait une autre solution. Quand elle serait née, il pourrait l’emmener dans son pilier pour la protéger. La décision m’appartenait et je n’étais pas obligée de me décider tout de suite. Muuu… Pourquoi vous me faites une proposition comme ça? Moi qui m’imaginais que j’allais vous voir régulièrement à cause de ma grossesse, j’apprends que je ne vous reverrai pas avant quatre mois, juste le temps que vous veniez m’enlever ma fille. Parce que la question n’est pas si je vais accepter ou non l’offre de Kaïtos, mais si je vais être capable de me retenir de m’effondrer avant qu’il ne reparte pour son pilier avec notre enfant. Je ne suis pas idiote, je sais qu’en restant avec moi elle serait beaucoup plus en danger qu’avec Kaïtos. And I thought that I would make things right this time. I guess not...

Après ça, il m’a donné un crest en forme de phénix, me disant de le garder sur moi en tout temps. Si jamais j’avais besoin d’aide, je n’aurais qu’à l’appeler. J’en ai profité pour le remercier du collier qu’il m’avait déjà donné. J’aurais préféré ne pas avoir à m’en servir, mais si je ne l’avais pas eu en ma possession… je serais morte brûlée de l’intérieur. J’ai eu l’idée de lui demander à quel genre de curses je pouvais m’attendre (c’était quelque chose qui me faisait un peu peur. Malheureusement, il n’a pas pu m’éclairer. Notre fille serait la première half-blood de feu venant de lui. Autrement dit, il en savait aussi peu que moi. Il vaut peut-être mieux que j’évite de dire que j’étais au courant. J’ai changé de sujet en lui demandant s’il avait des idées de prénoms. Je crois que je l’ai pris un peu au dépourvu. Il m’a dit qu’il me laissait le choix. Tant mieux, parce que je sais déjà comment je veux l’appeler et ça m’évite de devoir argumenter. Depuis longtemps, en l’honneur de la grande femme qu’étais ma mère, en l’honneur de la femme qui avait tant aimé son enfant qu’elle l’avait abandonnée. C’est plutôt ironique que je veuille donner ce nom à ma fille…

Il a mis sa main sur ma joue et j’ai mis la mienne par-dessus, serrant un peu ses doigts. This is goodbye and I hate it. I don’t want you to leave, because when you come back, I won’t want to see you. Il m’a demandé de faire attention et de rester forte. Je me suis permise d’être audacieuse et je lui ai aussi dit de faire attention. Je n’aurais peut-être pas osé en temps normal (je sais à quel point il déteste ça), mais cet au revoir avait tout l’air d’un adieu alors je pouvais bien me le permettre. Tant qu’à oser, j’ai décidé de lui faire un super gros câlin de la mort qui tue, parce que j’en avais envie et aussi pour cacher mes larmes. Pendant que je le serrais dans mes bras, j’ai pensé très fort à ce que je n’osais pas lui dire. Je vous en prie, je vous en supplie, faites attention à vous. Je ne supporterais pas de vous perdre. Pas à cause du bébé, mais parce que je vous aime beaucoup.

J’ai fini par relâcher mon étreinte et je suis partie sans me retourner; je ne voulais pas qu’il voit mes larmes. De toute façon, le regarder aurait rendu les choses encore plus difficiles…