mardi 13 octobre 2009

Trouvez l'intru

(Des fois la drogue c mal, mais des fois le manque de drogue c encore plus mal. Merci pour la suggestion Hugo!)


samedi 10 octobre 2009

A night of rest... or not

Callystus était toujours très paniquée. J’essayais de la rassurer du mieux que je le pouvais en la patant et en lui frottant le dos, mais ça ne marchait pas fort. Elle tremblait comme une feuille et se tenait le plus loin possible du père Laurian. J’ai fini par lui demander ce qui lui faisait peur. Quand elle m’a répondu… Jamais je ne me serais attendue à de telles révélations. Le prêtre est…? Et il…? La discussion n’a duré que deux minutes, mais ça a suffi pour me faire déconnecter. Quand Callystus a fini de parler, je lui ai sorti une excuse bidon comme quoi j’avais besoin d’un peu de temps pour que mon cerveau analyse l’information et que j’allais aller me promener. Je n’avais bien sûr besoin d’aucun temps pour savoir ce que j’allais faire. J’allais faire regretter à ce salopard de s’être approché un peu trop près de Callystus. J’allais lui faire regretter d’exister. Callystus l’a compris tout de suite et elle a essayé de m’empêcher d’agir, mais je ne l’ai pas écoutée.

Je me suis dirigée vers le prêtre d’un pas que je voulais calme. Je ne voulais surtout pas que quelqu’un du groupe tente de m’arrêter. J’allais passer pour une cinglée, mais tant pis.

Dès que je suis arrivée près du prêtre, je me suis mise à le frapper de toutes mes forces. Je ne pensais plus à rien d’autre qu’à écrabouiller sa tête de misérable menteur. Arzhvael a voulu m’arrêter, mais je m’en suis à peine rendue compte. J’ai aussi entendu des personnes crier, mais je n’ai pas compris ce qu’elles disaient. Tout ce à quoi je pensais c’était : taper, taper, taper, taper… Et dire que j’avais prévu de m’excuser de lui avoir dit des trucs méchants et de l’avoir frappé sans raison! Et dire que j’aurais aimé arrangé les choses pour que nous soyons peut-être amis! Quelle conne…

Le prêtre s’est transformé et il a arrêté mes deux poings. Humph! Like I’m going to let him stop me like this! Je lui ai assené un coup de tête qui lui a fait plus mal qu’à moi, mais sans plus. Arzhvael a passé son bras autour de mon cou pour que je ne puisse plus bouger. Peu importe. Il me reste toujours mes jambes! J’ai donné un élan à ma jambe droite et puis quand j’ai donné me coup… j’ai frappé dans le vide et j’ai failli faire un vol plané. WTF??? C’était comme si je m’étais retrouvée en une fraction de seconde quelques pas en arrière. Je n’ai pas trop compris ce qui s’était passé, à part que je venais de rater ma chance de repeindre les murs de la caverne avec le sang du prêtre.

Raïko était en colère, pour ne pas dire furieux. Il a dit que ce n’était pas le temps pour les querelles raciales. Il lui importait peu que Laurian mérite ce que je lui avais fait. Ne t’attends pas à ce que je m’excuse, parce que jamais je ne le ferai. Tant pis je ça me fait passer pour une fille complètement cinglée qui est un danger public et qui tape sur tout ce qui bouge. Après ce que je viens de faire, personne ne me croira si j’essaie de parler de celle que je suis vraiment… Raïko a dit que si nous ne nous calmions pas, il nous enfermerait en-dehors de la grotte et laisserait les guerriers qui nous couraient après s’occuper de nous. Laisser ces guerriers massacrer le prêtre? Tentant… Ça a été un peu drôle de le voir fâché surtout contre «Laurian» alors que c’était moi qui avait frappé. Un vrai gentilhomme, même dans les pires moments…

Je suis retournée près de Callystus, le plus loin possible du prêtre. Nous ne partirions pas avant le lendemain matin, mais nous avions d’abord quelques préparatifs à faire. Il fallait que tout le monde passe pour des habitants de ce monde. Traduction : nous teindre les cheveux en noir. Muuu… Mes beaux cheveux rouges… J’avais envie de pleurer. Nous devions aussi laisser derrière ce qui n’était pas absolument nécessaire, aka tout ce qui ne pouvait pas passer pour un objet venant de ce monde. Je savais que je me ferais probablement étrangler si c’était découvert, mais je ne pouvais pas me départir des objets qui me rappelaient Kira. J’avais trop de souvenirs qui y étaient rattachés, mes seuls bons souvenirs en fait…

J’ai fini par aller jeter un coup d’œil à la boule de darkness qui recouvrait Zaphira. Elle venait d’ailleurs de se réveiller. Elle était toute désorientée et quand j’ai voulu l’approcher, elle est allée se cacher derrière Kaïtos. Je suis donc allée vers lui. Quand je lui ai dit que je voulais flatter Zaphira, il s’est fâché et il a exigé que je sois plus respectueuse. Les guardians ne sont pas des chats, a-t-il dit. J’ai donc dû lui préciser que je cherchais seulement à la réconforter. Il ne lui en fallait pas plus pour qu’il pousse Zaphira dans mes bras.

Je suis retournée où Callystus était tout en continuant à rassurer Zaphira en la flattant (je suis certaine qu’elle n’en sera pas insultée) et en lui parlant. Elle a fini par se coucher en boule sur mes jambes (trop cute!!!) et nous nous sommes mises à parler de choses et d’autres : zombies, squelettes, fantômes, morts, darkness, trucs creepy… Ça a été très agréable, car je ne pouvais pas vraiment avoir ce genre de conversation avec quelqu’un du groupe.

Je ne sais pas trop quand le maître de Sio est arrivé. Un instant il n’était pas là et l’autre, il était apparu. J’ai cru comprendre que c’était un mage qui manipulait le temps. C’était un homme qui avait sans conteste le dialogue très facile, mais il m’a quand même déplu au plus haut point dès le premier instant. Cet homme semblait laisser ses actions lui être dictées par les jolies femmes qu’il retrouvait sur son chemin. Il a même osé demander à Callystus d’aller prendre un café avec lui. Cours toujours! Voir que je vais te laisser l’approcher assez près! Mais le pire dans tout ça ce n’est pas qu’il a proposé, mais plutôt que Callystus a accepté sans poser de question, ne voyant pas où était le problème! Le problème? Le problème c’est qu’il va flirter sans s’intéresser à toi réellement et qu’il va sans aucun doute essayer de mettre ses mains là où il ne devrait pas. Please don’t make me explain this to you…

Le pire, c’est que je ne le déteste pas vraiment. À part quelques personnes bien particulières, je ne sais pas si je serais capable de détester qui que soit. Je suis simplement inquiète pour Callystus… et pour moi-même. Ça me rend profondément mal à l’aise que quelqu’un s’intéresse à moi de cette façon. Je ne serai jamais intéressée, là n’est pas le problème, mais j’ai tellement perdu l’habitude de ce genre de situation que je ne suis pas certaine de savoir quoi dire ou faire pour m’en sortir…

Monochrome ne croyait pas du tout à la prophétie, contrairement à nous tous, et il ne voyait pas pourquoi il devrait laisser Sio avec nous. Si Sio désire rester, je ne vois pas où est le problème. Il commençait vraiment à me taper sur les nerfs et j’avais de plus en plus envie de le frapper, mais personne n’était d’accord pour que je mette mes menaces à exécution. Monochrome a dit que la violence était l’apparat des faibles d’esprit. Est-ce que… tu viens juste de me traiter de faible…? Taper, taper, taper!!! Il a aussi insulté Ravenelle. C’est vrai qu’elle n’avait pas compris la subtilité de sa blague (si moi je suis trop prompte à frapper, elle, elle est trop prompte à dire ce qu’elle pense et de façon générale ce n’est pas toujours une bonne chose), mais de là à l’insulter… Et il n’a pas arrêté d’insinuer qu’elle ne connaissait rien à la «magie». C’est un genre de mage alors je crois que oui.

Sio est allé parler à son maître à l’écart des oreilles indiscrètes et quand il est revenu, il est allé parler à Callystus… très à reculons m’a-t-il semblé. Il l’a même appelée Callystus et pas «princesse» comme il le fait toujours. Il lui a dit qu’il pourrait rester une semaine de plus si elle acceptait de sortir une fois avec son maître. Elle a dit oui tout de suite et moi j’ai dit non. Sio m’a répondu que ça ne me regardait pas. Mon intervention m’a valu d’être upgradée de «femme dragon» à «femme dragon avec épée». Désolée de te décevoir, mais ça me regarde. Je ne vais pas laisser Callystus seule avec un homme qui risque de la tripoter. Monochrome m’a assurée qu’il ne ferait jamais une chose pareille. Bien sûr que je vais vous croire… Comme je voulais garder un œil sur Callystus en tout temps, moi et mon épée l’accompagnerions lors de sa sortie. Monochrome semblait plutôt heureux d’avoir une double date avec nous deux. Euh… C’est parce que ce n’est pas une double date… J’y vais pour la protéger et rien d’autre… En promettant de revenir nous chercher dans exactement une semaine pour nous emmener au Plaza (C’est quoi ça?), Monochrome est parti.

Tout s’est ensuite recouché et moi je suis retournée jaser de cadavres avec Zaphira. Nous étions encore en train de parler quand Callystus est venue me chercher. Raïko s’était endormi près de la porte et elle voulait savoir si je voulais monter la garde à sa place. Elle m’a aussi proposé de le faire elle-même. Pas question! C’est moi la garde du corps alors voir que je vais te laisser faire le boulot à ma place! J’ai déposé Zaphira par terre et je suis allée me poster devant la porte. J’ai jeté quelques coups d’œil dehors, mais je n’ai rien vu de suspect. Je me suis fait piquer par des moustiques et j’ai commencé à me sentir très lasse.

(Cette scène n’aurait pas dû se passer comme Nariko est immune à sleep, mais comme c’était beaucoup trop amusant à jouer, j’ai décidé de l’écrire quand même. Prétendons donc seulement que Nariko était très fatiguée).

Mes yeux se fermaient tous seuls et toute la pièce commençait à tourner. Je ne m’étais pas rendue compte que les murs bougeaient… Callystus aussi bouge bizarrement. On dirait même qu’elle a une sœur… Callystus et sa sœur jumelle voulaient que j’aille me coucher, mais j’ai refusé catégoriquement. Je suis votre garde du corps alors pas question que j’aille me coucher pendant vous allez rester debout. J’en étais rendue à me tenir après le mur à deux mains pour ne pas tomber, mais je ne voulais toujours pas aller dormir. Je peux y arriver… Je peux y arriver… quand un truc m’a frappé dans les jambes, j’ai d’abord cru que j’hallucinais, mais la sensation de la terre sur ma peau et son goût dans ma bouche étaient beaucoup trop réels pour que je sois en train de rêver. Quand j’ai levé les yeux, je me suis retrouvée nez-à-nez avec une boule de poil blanche et orange. Kaïtos? Mais qu’est-ce qu’il fait là? Comme d’habitude, il avait l’air très fâché. Il m’a demandé (ou plutôt exigé) que j’aille me coucher, car j’étais devenue inutile. Mais vous n’étiez pas à l’autre bout de la pièce? Qu’est-ce que vous faites ici? C’est devenu votre passe-temps? Vous me surveillez de loin et quand je suis trop têtue à votre goût vous intervenez? Et puis je parfaitement capable de tenir le coup! Je peux même me lever toute seule! Je peux… Et c’est tellement confortable par terre… Dodo…


Suite avec le post de la prochaine game.

vendredi 25 septembre 2009

World of the samurais

Dsl pour s'il y a des petites erreurs. Il y a des trucs dont je n'étais plus sûre.

Nous sommes arrivés sur une route de champagne. Callystus était en train de paniquer. Elle voulait que Raïko refasse un portail. Elle tenait absolument à retourner chercher son père. Raïko lui a dit qu’il ne pouvait pas refaire de portail. Moi je me demandais vers quoi nous pourrions bien retourner, car dieu sait dans quel état les chevaliers de l’apocalypse avaient laissé notre monde. Et tous les habitants…? Et surtout, Kira…? Je ne voulais ni ne pouvais pas le perdre maintenant alors que je venais à peine de retrouver l’espoir. Imaginer le restant de mes jours sans lui m’était totalement impossible.

Callystus n’était pas la seule à être dans tous ses états. Gale capotait aussi, ce qui était une réaction normale pour quelqu’un qui venait de voir sa mère se faire tuer devant ses yeux. Il était si énervé que la gravité s’est mise à être débalancée. Par endroits, la terre se soulevait et par d’autres, elle s’enfonçait. Comme Gale ne voulait pas entendre raison, il a fallu utiliser la manière forte. J’ai réussi à l’endormir, mais cela ne nous procurait que trois minutes de tranquillité. Sio possédait heureusement un pouvoir lui permettant de d’endormir Gale pour environ une heure.

Les choses s’étant calmées, Raïko et le type qui était Laurian, mais qui ne l’était pas en même temps parce qu’il ne lui ressemblait pas et qu’il n’avait pas la même voix et qu’il y avait une aura définitivement trop evil autour de lui, ont décidé de faire un autre portail pour retourner chez nous. Il fallait retourner chercher Tania et le père de Callystus et Raïko voulait s’assurer que sa reine était en sécurité. Raïko, Talis et le type qui était Laurian mais qui ne l’était pas repartiraient donc. Quant à nous, nous allions les attendre cachés sous le couvert des arbres. Raïko nous a bien avertis de rester cachés et de ne pas entrer en contact avec les habitants de ce monde. Le père Laurian (ça fait bizarre de l’appeler comme ça quand il ne se ressemble pas et qu’il a l’air evil) nous a proposé à toutes les filles de modifier nos robes pour en faire des habits de voyage plus pratique. J’allais accepter quand Callystus s’est mise à reculer le plus loin possible de lui. Elle avait l’air absolument terrifiée. J’ai finalement accepté que ma robe soit modifiée, mais Callystus n’a jamais voulu que le père Laurian s’approche d’elle. Ne t’inquiète pas Callystus. Je ne sais pas pourquoi tu as peur, mais je te promets que je serai toujours là pour te protéger. Alors ne t’inquiète pas, tout ira bien.

Les trois gars partis, nous sommes allés nous cacher dans les bois. Arzhvael m’a prêté son épée pour que j’aie une arme au cas où nous aurions à nous battre, ce qui n’a pas tardé. Grâce à Xaoyu, nous avons pu entendre de plus près des bruits de chevaux qui nous suivaient. Comme nous avions reçu comme strictes instructions de n’avoir aucun contact avec les habitants de ce monde, nous avons accéléré le pas. Mais malgré tous nos bons efforts, nos poursuivants ne nous ont pas perdus de vue. Il faut aussi dire que le fait que Sio portait Gravity dans son dos et que cette dernière laissait une trace très pas subtile du tout par terre n’a pas du aider…

Nous nous sommes finalement arrêtés, conscients que nous n’arriverions pas à les semer. Ces poursuivants étaient beaucoup trop rapides et silencieux pour nous. On aurait dit qu’ils se fondaient dans les ombres des arbres pour pouvoir nous encercler de tous les côtés. Comme de fait, des hommes vêtus de lourdes armures, armés d’épées et montant de gros chevaux de guerre ont surgi d’entre les arbres et nous ont entourés. Ils nous ont accusés d’être des démons venant des terres interdites. Ils nous (les femmes) regardaient comme s’ils n’avaient jamais vu des créatures telles que nous. J’admets que les couleurs de nos cheveux étaient assez flamboyantes, mais quand même… Et le pauvre Echo semblait terrorisé, surtout après que celui qui semblait être le chef l’ait menacé de son épée en le traitant démon. Callystus et moi étant les seules à les comprendre (j’aurais pu utiliser un de mes pouvoirs pour aider les autres à comprendre leur langue, mais j’ai jugé plus prudent de ne pas utiliser de magie directement devant eux), nous avons essayé de leur faire comprendre que nous venions d’un autre monde et que des créatures comme Echo y existaient sans pour autant être des démons, mais ils ne voulaient rien entendre. Xaoyu nous a suggéré de jouer selon leurs règles, donc de prétendre que nous venions effectivement des terres interdites. C’est ce que nous avons fait et ils nous ont ordonné de laisser tomber nos armes pour qu’ils puissent nous attacher. La situation était cependant un peu touchée en ce qui concernait Xaoyu et Gravity. J’étais prête à m’en porter garante, mais ils ont dit que si nous ne déposions pas nos armes par terre, ils couperaient nos doigts. Comme personne ne tenait à se retrouver avec des moignons, nous leur avons obéi.

Après avoir été attachés, ils nous ont fait marcher durant des heures jusqu’à ce que nous arrivions à une forteresse en haut des montagnes. On nous a fait embarquer dans un trou creusé dans le sol et dont l’ouverture était recouverte d’une grille faite de bambou. Il y avait un soldat qui montait constamment la garde.

Le soir était tombé et la température s’était considérablement refroidie. Callystus claquait des dents et grelottait. Elle a dit que le froid et elle ne faisaient pas bon ménage. Echo lui a alors sauté sur le dos, pour qu’il puisse agir en guise de manteau de fourrure. Je l’ai trouvé tellement mignon que j’ai eu envie de le hugger. Rappelez-moi de faire semblant d’avoir froid la prochaine fois pour qu’il fasse la même chose avec moi! Arzhvael a tenté de faire du feu discrètement, mais les gardes s’en sont aperçus. Au moins, quand ils se sont aperçus que Callystus était gelée, ils nous ont lancé de quoi faire un feu (qu’Arzhvael n’a pas eu de difficulté à maintenir toute la nuit).

Avant de nous coucher, nous avons eu la visite surprise de Laurian-qui-n’était-pas-Laurian-et-qui-avait-l’air-d’un-des-guerriers-de-la-place et de Raïko qui était déguisé en son serviteur. Espérons qu’ils trouveront un moyen de nous sortir d’ici… Au matin, nos geôliers ont eu la gentillesse de nous donner de la nourriture (lisez entre les lignes : nous lancer à travers la grille quelque chose qui était censé se manger). Ils nous ont ensuite demandé de sortir du trou. Nous allions être emmenés au grand shogun (leur roi je crois). Nous avons été attachés les uns aux autres et sous bonne escorte, nous sommes partis.

Nous voyagions depuis un moment quand il s’est produit quelque chose d’étrange. Les soldats se sont retrouvés soudainement dans les airs. Sio avait arrêté le temps et Gale avait joué avec la gravité. Nous avons pu nous détacher et fuir sur nos chevaux et le temps que les soldats se remettent de leur choc, nous aurions pris assez d’avance. Je n’ai jamais été aussi contente de revoir mon cheval ainsi que tous mes effets personnels. J’ai eu envie de leur faire des hugs. Je ne sais pas comment Raïko et le père Laurian s’y sont pris pour tout récupérer, mais nous leur en devons une. Tania était aussi revenue avec eux, mais elle nous rejoindrait plus tard.

Nous avons chevauché jusqu’à une rivière que nous avons pu traverser grâce à un pont que Laurian-qui-n’est-pas-Laurian a créé. Callystus était plus que réticente à le traverser, alors je me suis permise de donner une petite claque d’encouragement à son cheval. Je vais devoir demander à Callystus pourquoi elle a si peur de lui…

Nous avons continué jusqu’à ce que nous arrivions à une petite grotte dans les montagnes. Nous nous y sommes engouffrés et Raïko a refermé l’ouverture, laissant seulement un petit trou pour que l’air puisse circuler. J’ai ensuite eu la surprise de revoir les guardians sous forme minou. Le premier à se réveiller fut Kaïtos. J’ai été particulièrement heureuse de le revoir. Non seulement il était le seul à pouvoir me parler de ma mère, mais il m’avait aussi beaucoup aidée. J’aurais été très triste s’il était mort.

Laurian-qui-n’était-pas-Laurian lui a expliqué que ça avait été l’idée de Flare d’amener les guardians ici pour que nous puissions les protéger. Il y avait aussi une possibilité qu’étant donné que nous nous trouvions dans une autre dimension, les guardians soit maintenant mortels. Ça allait être un coup dur pour Kaïtos, lui qui était si fier. En tout cas, s’il s’avère qu’il a perdu ses pouvoirs et/ou qu’il est devenu mortel, je vais m’arranger pour rester près de lui pour le protéger. After everything that he did for me, it’s the least I can do.

Tous les guardians étant en piteux état, il leur fallait recevoir un boost de leur élément. Arzhvael a pris Kaïtos dans ses mains (ou plutôt Kaïtos a décidé qu’Arzhvael allait le prendre) et il a fait une boule de feu, Raïko a enterré Forest sous un petit tas de terre et ainsi de suite. J’espère qu’ils vont bien aller, surtout Kaïtos et Zaphira…


mercredi 23 septembre 2009

Hope regained

J’ai pris quelques instants pour retrouver mon calme. Prends de grandes inspirations Nariko… Tu peux y arriver… Ça va bien se passer… Vas-y… J’ai pris tout mon courage à deux mains et j’ai levé les yeux pour regarder directement Kaïtos. Ce dernier m’observait très intensément, mais ça je l’avais senti bien avant de le voir. Tout le long de la danse, il m’a fixée. Mais je n’avais pas peur, en tout cas plus maintenant. J’étais au contraire plutôt heureuse. Il y avait si longtemps que je n’avais pas dansé que j’avais oublié à quel point j’aimais ça.

Ces quelques minutes m’ont permis de retrouver une liberté que je croyais avoir perdu à jamais. Je me sentais redevenir celle que j’avais été il y a si longtemps. Kaïtos m’a libérée après la danse.
-So? m’a-t-il demandé.
-…C’était moins pire que ce que j’aurais pensé que ça serait.
-I told you.
-Merci. Personne n’avait jamais eu le courage de me tenir tête et de me donner le coup de pied dans le derrière dont j’avais besoin pour agir.
-They should have.
-I know.
Je me suis levée sur la pointe des pieds et je l’ai embrassé sur la joue, le remerciant encore une fois pour ce qu’il avait fait pour moi.
-On se reverra aux montagnes de feu.
-I’ll be waiting. Now if you’ll pleas excuse me…
Il m’a fait un salut, auquel j’ai répondu d’un signe de tête et il est parti.

Je me suis éloignée de la piste de danse, le cœur très léger, sentant pour la première fois depuis cinq ans la roue du destin tourner en ma faveur.
-Champagne?
C’était Forest, qui me tendait une coupe de champagne.
-…D’accord…
Je trouvais ça très gentil de sa part, mais pourquoi me regardait-il de cette façon? Malaise…
-Alors, comment tu as fait? m’a-t-il demandé.
-Comment j’ai fait quoi?
-…
-…J’ai dansé avec Kaïtos?
-C’est ça! Comment tu as fait?
-J’ai voulu me sauver et il ne m’a pas laissé faire.
-Vraiment…?
Mais qu’est-ce que c’est que ce ton? Forest semblait croire que la danse cachait une histoire plus personnelle. Il s’est mis à lancer pleins de sous-entendus sur Kaïtos et moi, du genre qu’il était heureux que quelqu’un avait enfin tapé dans l’œil à ce vieux célibataire endurci. For God’s sake no! It’s nothing like that!
-Je me suis juste sauvée! C’est tout!
-Et ça?
Forest a sorti un dessin de moi qui embrassait Kaïtos et avec l’angle, j’avais l’air de l’embrasser sur la bouche. Je suis devenue rouge tomate.
-Je vais aller distribuer ça! s’est exclamé Forest en s’éloignant.
-C’était sur la joue! Sur la joue, ok?!
Je voulais seulement m’expliquer, mais je devais avoir l’air de me défiler plus qu’autre chose. J’espère que Forest ne partira pas trop de rumeurs à propos de moi et de Kaïtos…

Après le départ de Forest, j’ai dansé avec Talis puis avec plusieurs autres hommes dont je ne me rappelle déjà plus le visage. Ça m’a stressée un peu (beaucoup) de danser avec des inconnus, mais les choses se sont somme toute bien passées. Je me suis couchée aux petites heures du matin. Pour la première fois depuis cinq ans, je n’ai pas laissé mon cerveau m’envoyer les signaux de peur qu’il m’envoyait habituellement à chaque fois que je me couchais. Je me suis mise en pyjama et je me suis laissée tomber sur le lit. J’ai mis beaucoup de temps à m’endormir. Mes yeux refusaient obstinément de se fermer et tant de pensées se bousculaient dans ma tête. Pour la première fois depuis cinq ans, je sentais mon espoir renaître. Pour la première fois depuis cinq ans, je n’avais pas peur d’envisager mes retrouvailles avec Kira. Je n’avais jamais cessé de l’aimer et je savais que ses sentiments pour moi étaient tout aussi forts que les miens, du moins à l’époque où nous étions ensemble. Je saurais lui faire comprendre…

Quand on a cogné à ma porte, j’étais encore si fatiguée que je croyais rêver. Mais quand j’ai entendu cogner une deuxième fois, je n’ai pas eu le choix de me lever pour mettre une robe en quatrième vitesse et d’aller ouvrir. Il y avait dans le couloir un mini-bataillon de serviteurs qui étaient là pour servir le déjeuner à son altesse royale. Il y avait également un message pour elle. Pendant que les serviteurs entraient et préparaient la table, je suis allée réveiller Callystus. Le message venait de son père. Il allait arriver à Wateryard d’ici peu. Nous avions donc très peu de temps pour nous préparer. Callystus s’est changée (elle était si jolie dans sa robe, une vraie princesse) et nous sommes retournées dans ma chambre. Les serviteurs me regardaient bizarrement, alors j’ai fini par comprendre que je devais servir ma princesse. Ils devaient se dire que je n’étais pas très douée pour une dame d’honneur. Je me foutais bien de ce qu’ils pouvaient penser, mais j’espère quand même que je n’ai pas fait honte à Callystus.

Après leur départ, j’ai fait sonner la cloche pour qu’un serviteur vienne et envoie un message à nos amis. Nous devions tous rencontrer à l’entrée du palais pour aller rencontrer le père de Callystus. Je n’avais pas beaucoup de temps devant moi alors j’ai simplement réajusté la robe que j’avais sur le dos et j’ai emprunté d’autres bijoux pour compléter l’ensemble. Le miroir me renvoyait l’image d’une noble dame. Je ne m’étais pas autant amusée à m’habiller depuis longtemps. Dommage que je n’aie pas de temps pour me coiffer. La prochaine fois, je crois que je demanderai à Callystus de me donner un coup de main et moi je pourrais faire la même chose avec elle. Callystus est si douce et si gentille. Quand je la regarde, je vois celle que j’étais il y a cinq ans et celle que je pourrais redevenir. Callystus pourrait m’y aider.

Après hier soir, je n’avais plus envie de prétendre que je ne l’adorais pas. Je me suis donc permis quelques révérences délibérément ratées et des «votre altesse» tout à fait sincères. Son altesse n’exigeait de moi que plus de sourires et un gros câlin, ce que j’ai promis de lui faire en échange de périodes de câlinage avec Gadget. J’adorais cette petite boule de poil, il était si mignon. J’en avais assez de prétendre que je ne l’aimais pas. Depuis cinq ans, je m’efforçais de repousser tout ce que je pouvais aimer. Je pensais que c’était ce qu’il y avait de mieux pour moi, que mes émotions me rendaient faible, mais aujourd’hui je me rends compte que je n’avais réussi qu’à me rendre seule. Et je suis fatiguée d’être seule…

Raïko nous a rejoints à ma chambre. Callystus l’a pris au dépourvu en lui faisant un câlin. Je ne sais pas s’il arrivera un jour à la considérer de nouveau comme simplement Callystus. Je sais que ça ferait énormément plaisir à cette dernière. Nous avons retrouvé tout le monde à l’entrée et nous sommes partis en direction du port. Le père de Callystus est arrivé sur un vieux airship qui ne faisait pas trop honneur à sa position. Callystus s’est jetée dans ses bras dès qu’elle l’a aperçu. Je l’envie… J’aurais aimé avoir une telle relation avec mon père. But that’s never going to happen…

Nous avons eu droit aux formules de politesse d’usage (so boring) et de retour à l’intérieur, le père de Callystus est allé dans une pièce séparée avec la reine. Ça a été si long et si ennuyant d’attendre. Quand le père de Callystus est ressorti, elle nous a tous présentés à lui. Il m’a remercié d’avoir protégé sa fille. Je suis contente. Je craignais qu’il ne m’en veuille de ne pas l’avoir surveillée plus étroitement. Quand ce fut au tour de Laurian d’être présenté (Qu’est-ce qu’il fait caché au fond de la salle?), le père de Callystus s’est mis dans une colère noire et il a voulu l’attaquer. Les six guardians se sont interposés. Forest a dit d’nu ton plutôt mal à l’aise qu’ils craignaient que quelque chose de ce genre arrive. Le père de Callystus les a traités de bestioles. Hé! Ce ne sont pas des bestioles! Forest est super sympathique (quoiqu’un peu étrange) et Kaïtos est très gentil (même s’il n’en a pas l’air).

Le père de Callystus s’est mis à dire en méréen que le père Laurian était un shapeshifter, un assassin envoyé par les démons probablement pour tuer Callystus. Le père Laurian, un assassin? Come on! Il a amplement eu l’occasion de tuer Callystus et il ne l’a pas fait, au contraire. Le père de Callystus a ajouté que cette race était connue pour être des menteurs chroniques. Personnellement, j’ai beaucoup de difficulté à avaler que le père Laurian soit quelqu’un de mauvais. Si lui est mauvais, moi je suis quoi? Il n’y a pas plus doux et gentil que lui, alors un assassin…? J’ai peine à le croire, surtout après qu’il ait dit qu’il ne tenait pas du tout à entrer en contact avec sa famille. D’où il vient les gens sont peut-être mauvais, mais ça ne veut pas dire que lui le soit. Prenez moi, par exemple…

Le père de Callystus a agrippé sa fille par le bras et il l’a emmenée hors du palais. La présence du père Laurian semblait l’avoir convaincu de ne pas laisser sa fille ici. Mais… Mais… Tu ne peux pas partir Callystus… Nous avons besoin de toi pour sauver le monde… Et moi je ne veux pas que tu partes… Je suis partie à leur suite en espérant que je pourrais faire entendre raison au père de Callystus.

Nous étions à peine rendus dans le couloir qu’il y a eu de la distorsion dans l’air, comme si la magie était affectée à grande échelle. Par les fenêtres, nous avons pu voir une déchirure dans le ciel et quatre colonnes de fumée en sortir et se diriger dans des directions différentes. J’ai aussi rapidement vu un oiseau de feu sortir du palais sortir en grande vitesse et s’éloigner à l’horizon. Il ne pouvait s’agir que de Kaïtos. I hope that he’s going to be okay…Nous sommes retournés à l’intérieur juste à temps pour voir un cavalier monté sur un énorme cheval et il avait empalé Laguna sur sa spear. Il lui a dit qu’elle devait se soumettre et après il l’a transformée en pierre et laissée tomber par terre pour qu’elle se brise en morceaux. Oh non… Pauvre Gale, il a tout vu…

Si cette créature (un des chevaliers de l’apocalypse je crois) pouvait tuer un guardian aussi facilement, nous ne pouvions pas rester ici pour voir ce qu’il avait en réserve pour nous. Raïko et le père Laurian (Mais ce n’était pas vraiment lui. On dirait que c’est vrai qu’il est un shapeshifter) se sont mis à dessiner en vitesse des signes par terre pour créer un portail. J’y suis entrée juste à temps pour voir le père de Callystus pousser sa fille derrière pour qu’elle puisse se sauver et que lui puisse rester et se battre. And everything went black…

mardi 22 septembre 2009

Pour celles qui fantasment à ce sujet...




jeudi 17 septembre 2009

Dark mirror

Mood du moment de Nariko. En attendant mon prochain post.


dimanche 13 septembre 2009

Les aventures de Nariko (suite)

Le château des ninjas rangers qui se téléportent à travers les plantes

Nous sommes réapparus à Galagande, dans ce qui semblait être un hangar près de la mer. J’espérais sincèrement que nous n’aurions pas à ensuite aller à Arcadia. Je l’ai fait savoir aux autres, mais je n’ai pas pu leur fournir de raison. Comment aurais-je pu leur dire que j’étais morte de trouille à l’idée d’y retourner? Comme nous ignorions la situation à l’extérieur, il valait mieux être prudent. Le prêtre est allé jeter un coup d’œil et quand il est revenu, nous avons appris que nous étions toujours recherchés et que trois semaines s’étaient écoulées depuis notre départ.

Comme il valait mieux éviter d’attirer l’attention sur nous, nous avons donné de l’argent au prêtre pour que lui et Tania aillent en ville pour nous acheter de nouveaux vêtements. À part changer la façon dont je coiffais mes cheveux, je ne pouvais pas faire grand-chose d’autre pour changer mon apparence. Ça ne me posait pas de problème, mais ne plus me servir de mon épée pour un certain temps… Je vais devoir me contenter d’écrabouiller des têtes avec ma masse. Zut. Je me suis occupée de Gale durant l’absence du prêtre (je l’ai pris dans mes bras). Il m’a dit que je sentais le dragon. Merci… je crois… Sio s’est servi de cette occasion pour me montrer encore qu’il pouvait être un kid tout mignon. Il m’a regardée avec des sparkles pleins les yeux en me demandant si je pouvais me transformer en dragon ou cracher du feu par ma bouche. J’ai dû bien le décevoir en lui répondant que non. Mais qui sait… Si Sigma pouvait se transformer en dragon, peut-être que je peux (ou pourrai) le faire aussi. Quoiqu’il en soit, mon nom est passé officiellement de «femme avec épée» (il ne savait pas que je m’appelais Nariko) à «femme-dragon». C’est plutôt mignon, alors si ça peut lui faire plaisir… Il m’a aussi demandé si Raïko allait devoir me pourchasser, étant donné que les chevaliers pourchassent habituellement les dragons. Mmmm… Je ne sais pas du tout. Il va falloir le lui demander. I can’t wait to see his face…

Quand ils sont revenus avec les vêtements, le prêtre a dit qu’il pouvait faire de l’eau si nous voulions nous laver. Callystus a dit qu’elle avait un bain dans ses artefacts. Y a-t-il une chose qu’elle ne possède pas? Arzhvael lui en a fait la remarque et lui a demandé si elle n’avait pas une maison en modèle réduit. Elle en avait une en préparation à Merra. Quand Arzhvael lui a demandé si le mari venait avec, elle est devenue blanche comme un drap et elle a dit que son mari était mort. Plus personne n’a rien ajouté. Je savais qu’elle avait été mariée, mais pas qu’elle avait perdu son mari. Pauvre Callystus… Pate-pate.

Forest nous a aussi rendu visite, ou plutôt comme par hasard, ses pas l’ont mené à Galagande et comme par hasard encore, nous nous sommes trouvés au même endroit que lui au moment où il se parlait à haute voix. Nous lui avions demandé de venir pour qu’il nous aide à soigner Gale. Sio lui aurait fait quelque chose dans l’autre monde et maintenant Gale avait l’air d’un grand-père sénile en hypothermie. En plus, Sio pouvait maintenant contrôler Gravity. Forest a dit que Gale en avait pour un moment à se sentir mal, mais que les choses finiraient par se replacer. Certains auraient bien aimé qu’il contacte leurs familles pour leur donner des nouvelles, mais Forest a dit que nous devrions nous en charger nous-mêmes. Moi ça ne me posait aucun problème, car je n’avais aucune intention de contacter ma famille. Salut! Je vous fuis depuis cinq ans! Je suis ici! Non merci. Pour mon grand étonnement, le prêtre a dit qu’il n’avait pas non plus l’intention de communiquer avec sa famille. Ça m’a fait bizarre de me découvrir un point en commun avec lui, mais ça m’a surtout fait du bien, de me rendre compte que je n’étais pas la seule à être en froid avec ma famille.

Avant le départ de Forest, Ravenelle est allée à l’écart pour lui parler. Quand elle est revenue, elle a demandé un truc que je n’ai pas compris à Callystus, puis cette dernière s’est éloignée avec la plante pour discuter avec Forest. Je n’ai pas eu de difficulté à comprendre ce qu’elle disait comme elle s’exprimait en méréen. Forest avait dit à Ravenelle que Callystus était une princesse et ça ne plaisait pas trop à celle-ci. Callystus est une princesse? Ah bon. La raison que Forest a fournie fut que pour nous sortir de nos ennuis, une protection royale serait nécessaire. Et le seul moyen de rencontrer la reine de Wateryard serait «d’avoir en notre possession» une personne de sang royal. Et comme Callystus l’était… Ça n’avait pas l’air de lui plaire tant que ça de devoir se conduire en princesse, mais elle n’avait pas trop le choix. Elle a donc tenté (et réussi) de contacter son père pour lui expliquer la situation. Je n’ai pas tout compris ce qui s’est dit, mais il y a eu beaucoup de «je t’aime papa». La pilule n’a pas dû être facile à passer.

Notre destination étant décidé, le prêtre est retourné en ville pour nous trouver un airship qui pourrait nous y emmener. Y a-t-il quelque chose que cet homme ne soit pas capable de se procurer? Comme de fait, il a réussi à nous trouver un vaisseau et un capitaine, mais certains d’entre nous devraient aider si nous voulions arriver à le manœuvrer. Je me suis portée volontaire. Ça me tiendrait occupée et l’expérience ne pourrait pas me faire de tort. Nous devions nous rendre au port au coucher du soleil, alors j’ai investi mon temps en donnant quelques leçons d’auto-défense. Elle semblait y tenir et moi ça ne me dérangeait pas.

Quand nous sommes arrivés sur le airship, Callystus en a profité pour dire à tout le monde qu’elle était une princesse royale. Elle était plutôt réticente à le faire, alors j’ai tenté maladroitement de l’encourager. Je lui ai même proposé de le faire à sa place. Les réactions? Ton surnom était bien choisi. Ah bon? Hein? Raïko s’est conduit en chevalier digne de ce nom. Il s’est agenouillé devant Callystus et il s’est excusé de lui avoir manqué de respect. His reaction seemed a little extreme for our lovely princess. I think she didn’t want him treat her any other way than as Callystus. Personally, I couldn’t care less. Callystus was just... Callystus to me.

Ça n’aurait dû être qu’un voyage tranquille de quelques jours, mais quand j’ai vu le capitaine que nous avions, j’ai su que ça ne serait pas le cas. Il s’agissait du même capitaine avec le grand chapeau et la plume qui avait essayé pas subtilement du tout de nous emmener dans sa cabine Callystus et moi. Dès que nous avons aperçu le bout de la plume, nous avons couru nous enfermer dans notre cabine. Je n’ai cependant pas eu le choix d’en sortir, car mon aide était requise. J’ai donc passé le quart de mon temps à tenter de faire des nœuds et les trois quarts à tenter d’éviter le capitaine. Raïko a donné des leçons intensive d’étiquette au groupe comme il voulait être certain je crois que personne ne fasse honte. Il y a eu aussi des leçons de danse, mais je ne m’en suis pas mêlée. Je sais déjà danser et de toute façon, même si je suis obligée de participer au bal, pas question que je danse. Je n’ai pas beaucoup vu le prêtre durant le voyage, à croire qu’il ne se trouvait plus à bord.

Avant que nous n’arrivions à Wateryard, le airship s’est fait redonner une beauté et Callystus s’est mise en mode princesse. Elle était si jolie dans sa robe blanche… Elle a demandé à Raïko pour qu’il soit son premier chevalier. Mais… Et moi alors? Je sais bien que je ne suis pas chevalier, mais je te protège depuis le début, alors pourquoi pas moi? J’ai refusé catégoriquement d’être sa dame d’honneur et je crois que ça l’a attristée/déçue. Désolée Callystus, mais pas question que je mette une robe. Au bal je n’aurai pas le choix, mais jamais autrement.

À notre arrivée à Wateryard, nous avons été accueillis en grande pompe. Le général en chef des armées d’Aletask est venu souhaiter la bienvenue à Callystus. Talis avait l’air de bien le connaître et les deux hommes se sont mis à discuter. Talis Stonewall amazes me. He acts like a total goofball, but the number of important people that he knows... Je me suis contentée de la suivre en silence, écoutant d’une oreille distraite les formules de politesse qui étaient dites. C’est si ennuyant… Je suis tellement heureuse de ne pas être une princesse.

On nous a fourni à tous des chambres. Étant donné la réception de ce soir, on nous prêterait aussi des vêtements de circonstance. Comme je ne voulais pas laisser Callystus seule, j’ai dit que j’étais sa dame d’honneur. Ma chambre a donc été directement à côté de la sienne. Ce n’est qu’après que j’ai réalisé les implications de ma position. En tant que dame d’honneur de la princesse, je ne pourrais pas me défiler de la réception et encore moins du bal. Le bal… Je vais être obligée de danser? Non…

C’est dans un état de démotivation le plus total que je me suis préparée. La robe que j’ai choisie était magnifique, tout comme les bijoux qui m’ont été prêtés, mais j’étais beaucoup trop stressée pour en apprécier la beauté. La simple idée de danser me donnait envie de me jeter par la fenêtre. J’ai pu avoir accès à la liste des invités, alors je me suis empressée de regarder si deux arcadiens que je ne nommerai pas y étaient. Ils n’étaient pas et il ne semblait pas y avoir non plus qui que ce soit de Rayden. Tant mieux. Je ne risque pas d’être reconnue.

Dieu merci, la réception s’est déroulée assez rapidement et quand nous avons procédé vers la salle de bal et que j’ai aperçu les six guardians éparpillés tout autour de la pièce, je me suis servie de la présence de Zaphira comme excuse pour m’éloigner de Callystus. Seule, j’aurai beaucoup plus de facilité à me sauver dans les jardins.

Zaphira était accrochée à la jambe de Kaïtos. Tant mieux. Je voulais justement lui parler, alors je vais pouvoir faire d’une pierre deux coups. Zaphira était toujours aussi mignonne. Quant à Kaïtos, il faisait toujours aussi peur. Il m’a regardée bizarrement. Pour avoir vu Gale me regarder d’une manière semblable, je savais que Kaïtos sentait quelque chose d’étrange se dégager de moi. Je lui ai dit qui j’étais et ce que j’étais. Il m’a ordonné avec une grosse voix de ne jamais le dire à qui que ce soit. J’étais apparemment la seule des enfants de Sigma encore ne vie. Je n’avais pas l’intention de proclamer haut et fort ma véritable identité, surtout pas avec tous ceux qui nous couraient après. Je lui ai ensuite demandé s’il accepterait de me parler de ma mère. J’avais besoin de savoir pourquoi elle m’avait abandonné. Il m’a répondu qu’elle l’avait sans doute fait pour me protéger et de ne jamais parler en mal de ma mère (les flammes que je voyais passer dans ses yeux me donnaient froid dans le dos). Oui monsieur. Ce n’était cependant pas mon intention. Je voulais juste savoir pourquoi elle m’avait abandonnée là. J’ai senti que Kaïtos allait voir dans ma tête pour savoir à quoi je faisais référence. Ça ne me plaisait pas du tout, mais je ne pense pas que j’aurais réussi à l’en empêcher même si je lui avais demandé d’arrêter.

Il m’a dit que je devrais mettre mon passé derrière moi. Ce n’est pas si facile que ça. Si je ne le fais pas, je suis condamnée à souffrir, m’a-t-il répondu. Encore plus que maintenant? Génial. La petite Zaphira s’est montrée très protectrice envers moi. Elle voulait m’aider, mais Kaïtos ne voulait pas qu’elle s’en mêle. Elle a dit que c’était comme si j’étais sa fille. Ses paroles sont compréhensibles quand on sait que l’âme de ma mère s’est réincarnée en elle, mais c’est aussi perturbant parce que je suis plus vieille qu’elle. Kaïtos m’a demandé mon âge. Sigma était morte quand je n’avais que dix ans (muuu). C’est donc pour ça qu’elle n’avait pu me protéger. Mais si elle m’a laissée dans cet endroit pour me protéger, c’est donc qu’à ce moment-là, les choses n’étaient pas telles que moi je me les rappelle? Elle devait faire confiance à mon père dans ce cas. Qu’a-t-il donc pu se passer pour que mon père passe d’un homme à qui ma mère a fait confiance à un homme qui a tout fait pour briser sa fille? Kaïtos ne pouvait me répondre.

Je l’ai remercié d’avoir pris le temps de me parler et avant de partir, je lui ai demandé s’il y avait autre chose qu’il pourrait me dire à propos de ma mère qui pourrait m’aider. Il m’a demandé en quoi ça pourrait m’aider. Ça pourrait m’aider à comprendre qui elle était et donc qui je suis. Je l’ai silencieusement supplié de me répondre. Je vous en supplie… Tout ce que je veux, c’est savoir si au moins un de mes parents m’a aimée. Si je voulais avoir d’autres réponses, je devrais aller le trouver à son domaine, dans les montagnes de feu. Et elles sont où les montagnes de feu…? Kaïtos n’avait pas l’intention de me le dire. Je devrais les trouver par moi-même et lui prouver que j’étais digne des pouvoirs de ma mère. Ça risque d’être toute une aventure. Groupe, il faut qu’on aille faire un tour au pilier de Kaïtos! Je vois ça d’ici…

J’ai remercié une dernière fois Kaïtos, j’ai dit au revoir à Zaphira et je me suis ensuite éclipsée en direction des jardins le plus rapidement possible. J’ai dû paraître bien impolie aux yeux de tous les hommes qui m’ont abordée pour que j’aille danser avec eux. Je suis passée devant eux en coup de vent en prenant à peine le temps de leur dire «non merci». Quand je suis arrivée à l’extérieur, j’ai enfin pu prendre le temps de respirer, ayant le sentiment d’avoir échappé à une mort certaine.

Dès que j’ai repris mon souffle, je me suis sauvée dans le labyrinthe de haies. Avec mon légendaire sens de désorientation, je devrais passer le restant de la soirée à tourner en rond. Je me suis effectivement promenée durant un moment, évitant de justesse à chaque tournant des couples qui s’enlaçaient ou qui se bécotaient. J'aimerais tant que Kira soit là et que nous soyons un de ces couples…

Au détour d’une haie, je suis tombée sur Gale, qui se faisait engueuler par ses parents. Ce qu’ils se disaient ne me regardaient pas du tout, alors j’ai reculé discrètement et, me pliant pratiquement en deux pour éviter qu’ils ne m’aperçoivent je suis repartie dans le labyrinthe de haies. Je marchais tranquillement quand une voix grave m’a fait sursauter en me demandant ce que je faisais là. Sans regarder, j’ai su que c’était Kaïtos. J’ai tenté de le convaincre que j’étais sortie prendre l’air, mais comme ça n’a pas marché, j’ai dû lui avouer que je fuyais la salle de bal. Il m’a demandé pourquoi. Comme il ne me servait à rien de mentir, je lui ai répondu que les contacts physiques et une trop grande concentration de gens autour de moi ne donnaient pas de bons résultats. Il m’a dit que si j’avais peur de quelque chose, je devais y faire face. Autrement, je deviendrais encore plus apeurée et pathétique que maintenant. Ben là… Je ne suis pas si pire que ça… Et puis qu’est-ce que je suis censée faire? Me pitcher dans la salle de bal? Je ne saurais pas comment faire… Kaïtos m’a répondu d’un ton décidé qu’il me montrerait. Je n’ai pas eu le temps de lui demander de quoi il parlait, qu’il m’avait agrippée par le bras et me traînait en direction de la salle de bal. Euh… Au secours? Ça ne servait à rien de protester. D’une façon ou d’une autre, il était bien décidé à me traîner à l’intérieur. Si j’avais eu le malheur de résister, je crois qu’il n’aurait pas hésité à me transporter en sac de patate pour me ramener à l’intérieur. Et si j’étais tombée, il aurait sans aucun doute continué à me traîner.

Il m’a emmenée jusqu’au milieu de la salle de danse, où il m’a redit une seconde fois que je devais faire face à mes peurs. Son regard était très décidé et j’y voyais encore des flammes danser. Mieux vaut arrêter de penser à protester, ça ne sert plus à rien. Il a ensuite placé un bras autour de ma taille, son autre main dans la mienne et il a commencé à me faire danser. Je n’avais pas de difficulté à le suivre, mais j’étais si nerveuse que je n’osais pas le regarder et j’étais incapable de relaxer mes muscles. Je commençais sérieusement à me demander si j’allais survivre à cette première danse (je ne pense pas que Kaïtos s’en tiendra à une seule danse) quand j’ai senti une aura de calme m’envahir. Je savais qu’elle venait de Kaïtos, ce qui était plutôt étrange, car je ne me serais pas attendue à ça de la part d’un homme qui avait l’air de vouloir tuer tout le monde à chaque instant. Ainsi, j’ai tranquillement réussi à me calmer. Peut-être vais-je survivre après tout…?


It started out as a feeling
Which then grew into a hope
Which then turned into a quiet thought
Which then turned into a quiet word

And then that word grew louder and louder
'Til it was a battle cry

(Petit extra. Mood du moment de Nariko.)