vendredi 26 mars 2010

Neige et froid

Notre accueil au village a été aussi chaleureux que la température. Les villageois nous ont jetés dehors sans ménagement. Ils ne voulaient rien avoir à faire avec des étrangers. S’ils ont eu des mauvaises expériences, je peux comprendre qu’ils soient réticents, mais ils n’ont même pas voulu nous vendre des vêtements chauds. Et quand j’ai osé mentionner le nom d’Hayaté, nous nous sommes fait regarder très croche. Nous devons trouver un homme dont nous ignorons l’apparence, l’emplacement et personne ne veut nous donner des renseignements. Génial…

Le froid dehors était mordant et il ventait et il neigeait à n’en plus finir. À ce rythme-là, nous serions morts en un temps record si la jeune Lisa ne nous avait pas trouvés. Elle habitait avec son père un peu à l’écart de la ville. Ils nous ont offert le gîte et le couvert et Moritz nous a raconté l’histoire des Valerios, la famille d’Hayaté. Ils auraient fait un pacte avec un démon et les dieux se seraient fâchés. L’hiver continuel serait arrivé à peu près à ce moment-là. Mais à savoir si c’était une punition des dieux ou une simple coïncidence…

Le château des Valerios se trouvait en haut de la montagne. Comme nous étions bien décidés à y aller, Moritz a accepté d’échanger la fourrure de ses animaux contre des médicaments. Il possédait autrefois un troupeau, mais il ne lui restait aujourd’hui que deux bêtes. Il nous donnait la fourrure, mais nous allions devoir la tondre, la tisser et ensuite coudre nos vêtements. Je n’avais jamais vu de bœuf musqué de ma vie. C’est mignon comme animal, mais tellement énorme! Astaroth avait l’air d’une chèvre à côté d’eux!

Nous avons passé toute la nuit (tout le monde a participé d’une façon ou d’une autre) à fabriqué nos vêtements. Moi j’ai aidé Laurian à tondre les animaux. Maintenant, il ne me resterait plus qu’à apprendre à tisser et je pourrais faire mes vêtements de A à Z. Quand tout a été fini, j’ai à peine eu le temps de somnoler un peu près du feu (je ne voulais pas prendre la chance que mon sac attrape froid, alors je me suis installée là) que l’activité dans la maison m’a réveillée et nous sommes partis. Mes vêtements n’étaient peut-être pas aussi girly que ceux que je me serais achetés, mais j’étais quand même très contente. Mon chapeau avait des oreilles de loup! Trop mignon!

Plus nous avons avancé dans la neige et plus nos pas devenaient difficiles. Ayant ma chaufferette personnelle portative je n’avais pas trop à me plaindre, mais quand même. Quand nous sommes arrivés à un pont de glace qui n’avait pas l’air très solide, nous avons failli y rester, du moins en partie. Moi j’ai glissé et j’ai réussi à me reprendre, mais Callystus a bien failli passer par-dessus bord.

Nous avons traversé tellement de falaises, pris tellement de détours, que je ne savais même plus où nous étions rendus. Je ne sais pas si quelqu’un le savait d’ailleurs… Quand la nuit a fini par tomber, nous avons trouvé refuge sous deux gros morceaux de glace qui nous ont servi de tente. Je n’ai pas trop dormi à ce moment-là non plus parce que j’ai décidé d’aller relayer Raïko pour monter la garde.

Quand j’ai aperçu un truc dans la neige qui ressemblait à des yeux, je me suis dit que je rêvais peut-être, mais Sio a aussi vu quelque chose. Et puis nous avons été attaqués par des loups. Je ne pensais pas qu’ils allaient être trop difficiles à battre (ils ne l’ont pas été en fait), mais ils ont été rejoints par un loup beaucoup plus gros qu’eux. Mais Sio l’a gelé dans le temps et je me suis fait un plaisir de l’achever en le décapitant. Vous auriez dû voir ça quand le temps est reparti : le sang a giclé partout et j’en ai été couverte des pieds à la tête. J’ai dû me rouler un peu dans la neige pour en enlever un peu. C’était plutôt dégueulasse, mais j’étais fière de moi. J’avais giclé le gros loup et les loups restants s’étaient enfuis la queue entre les jambes. Ils ne risquaient pas de revenir, mais nous avons quand même empilé les carcasses des deux côtés de notre abri pour créer un effet dissuasif. J’ai monté la garde d’un côté et Raïko de l’autre.

Je scrutais l’horizon quand j’ai entendu un bruit qui se rapprochait de moi. J’ai regardé et j’ai vu Kaïtos, qui s’enfonçait dans la neige. Pour lui éviter de trop caler, je l’ai pris et je l’ai déposé sur mon épaule qui était la moins tachée de sang. Comme je ne voulais pas qu’il se mette à penser que je le prenais parce que je le considérais comme un animal, je lui ai expliqué que je voulais seulement l’accommoder et que j’étais là pour l’aider s’il avait besoin de quoi que ce soit, surtout que nous nous trouvions dans un environnement qu’il n’appréciait pas. il n’a pas eu l’air d’aimer que je mentionne le froid et la neige, alors je lui ai demandé pourquoi il nous avait accompagnés, pourquoi il n’était pas resté avec Forest… ou plutôt n’importe où sauf ici. Il m’a répondu qu’il était là parce que nous étions une bande d’incompétents. Ben là… Je lui ai rappelé que j’avais achevé le gros loup et je lui ai demandé si ça me faisait remonter dans son échelle de non-incompétence. J’ai eu droit à un «humf». Ça veut dire quoi ça? Comment je suis censée deviner la signification d’un «humf» accompagné d’un regard qui se détourne? Dans ce cas-ci, je crois que ça veut dire «oui», mais il vaut mieux ne pas insister.

Il m’a demandé si j’allais bien, ajoutant qu’il pouvait sentir mon sang partout sur moi. Est-ce que c’est moi ou est-ce que Kaïtos vient de me démontrer qu’il s’était inquiété pour moi? Et moi qui pensais que j’étais surtout une nuisance pour lui, il faut croire que non. Bien sûr il me l’a demandé avec son habituel air fâché alors je me fais sûrement des idées… Quand il m’a redemandé de faire attention à moi, je lui ai redit que ça n’avait été qu’une petite bataille, que c’était surtout le sang du loup qu’il y avait sur moi et que j’allais bien. Mais comme il m’a regardée avec ses yeux fâchés, je me suis rangée à ses arguments. «Oui Kaïtos, vous avez raison. La prochaine fois, je vous promets de faire attention». Je ne le pensais pas nécessairement, mais c’est ce que je devais lui dire pour qu’il ne soit plus fâché.

Il est resté sur mon épaule toute la nuit. J’ai dû me retenir pour ne pas le pater, parce que je savais que je risquais encore de me faire accuser de le traiter comme un chat et que je devrais encore m’expliquer sur le fait que je ne cherchais pas à lui manquer de respect, ni maintenant ni jamais. Alors quand je me suis mise à sentir une odeur agréable et que je me suis rendue compte que c’était son odeur à lui, j’ai préféré ne rien dire. Des plans pour que je me fasse accuser de dieu-sait-quoi.

Le lendemain matin, Arzhvael est venu me donner un morceau de viande de loup que Raïko avait fait cuire. Je n’ai pas besoin de manger, mais j’ai quand même pris le morceau. D’une part parce qu’Arzhvael avait eu la gentillesse de penser à moi et d’autre part, je savais que je risquais de me faire accuser de ne pas prendre soin de moi si je ne mangeais pas. J’ai remercié Arzhvael et je me suis excusée de ne pas l’avoir réveillé pour qu’il puisse participer au combat. Il m’a dit que ce n’était pas grave. S’il voulait se battre, il n’avait qu’à m’insulter. Il m’a demandé que je lui donne un de mes points faibles, pour lui faciliter les choses. Je lui ai dit qu’il n’avait qu’à me dire que je ressemblais à ma famille et lui m’a dit que je pouvais le traiter d’elfe. Je ne suis pas certaine que ça va marcher, mais ça va être amusant d’essayer. Quand est venu le moment de partir, j’ai ouvert mon sac pour que quelqu’un puisse y entrer par lui-même. Si j’avais eu le malheur de lui dire «Kaïtos, il faudrait retourner dans mon sac», je me serais sans doute fait répondre «Tu oses me donner des ordres?». Cet homme est vraiment à prendre avec des pincettes. C’est fatigant, mais au moins, je commence à savoir m’y prendre.

Quand nous sommes sortis de notre abri, Gale s’est enfoncé dans la neige. Il commençait à retrouver sa partie half-blood qu’il avait perdue en mettant le collier et il avait l’air très déçu. Je ne sais pas comment je réagirais moi… Nous avons marché jusqu’à ce que la température se mette à changer brusquement et que nous rencontrions un gros, très gros, lapin fait de neige, qui a vite été rejoints par un chevreuil, un raton-laveur, un carcajou et un ours polaire, tous de grosseurs équivalentes. Ils avaient sur le front un signe en forme de flocon de neige qui ressemblait au collier d’Hayaté. C’est moi qui l’avais et je leur ai montré, mais ça n’a pas aidé. J’ai donné le collier à Laurian, qui voulait en faire je-ne-sais-pas-quoi, et je me suis préparée à faire ce que je faisais de mieux : démolir. Et dire que je viens de promettre de faire attention à moi…

lundi 22 mars 2010

Trop-plein d'émotion à partager

J'y pense depuis hier et il fallait que je vous le dise: je vous aime les filles.


La conclusion de la soirée d'hier m'a beaucoup soulagée, non pas parce que la game a toujours lieu, mais parce que nous avons réussi à résoudre la discussion sans trop de cris, sans trop de heurts, sans remarques mesquines comme on peut parfois en entendre lors de discussions trop pleines en émotions.

En un mot (ou plutôt en plusieurs ^^ ), nous avons réussi à nous expliquer, à résoudre nos différends comme des adultes le feraient. La résolution de problèmes entre personnes passe par la discussion et c'est ce que nous avons fait, contrairement à des enfants/ados qui auraient dit «On se chicane! Je suis pas d'accord! T'es pu mon ami(e)!».

Ce qui est arrivé samedi passé nous a toutes préoccupées et inquiétées à différents degrés durant la semaine. Mais nous n'avons pas laissé ce petit problème qui aurait pu être énorme nous détruire. Nous n'avons pas laissé une personne qui cherchait visiblement à foutre de la merde nous pourrir la vie. Peut-être que la situation serait arrivée tôt ou tard et que les agissements de cette personne n'auront été que l'élément déclencheur, mais ça ne change rien au fait qu'elle a menti ou du moins omis certains détails délibérément et ce, dans le but de nous «péter notre fun». J'espère que tu seras assez honnête avec toi-même pour l'admettre et j'espère que tu seras déçue (très) de savoir que tes machinations n'auront pas fonctionné. Désolée pour ce petit réglage de compte. Je l'avais sur le coeur depuis une semaine...

Donc, je suis très fière de nous. Dans l'adversité, nous avons su nous tenir. Nous n'avons pas oublié, ce qui comme Miki a dit, était le plus important: les personnes et non le jeu. Tout le monde conviendra que l'atmosphère était plutôt tendue hier. Pourtant, dès que Caro-chan a eu un malaise, nous avons tout oublié pour nous précipiter à ses côtés. Et ce n'est pas la moitié des gens qui ont agi ainsi, c'est tout le monde! Je ne pense pas qu'il serait venu à l'idée de qui que ce soit de rester derrière et de ne pas aider comme il/elle le pouvait (j'aurais frappé une personne qui aurait fait ça), mais c'est quand même quelque chose qui m'a profondément émue sur le coup. Un moment nous nous «disputions» et l'autre nous étions parfaitement solidaires pour aider l'une des nôtres. (Désolée pour la bosse sur ta tête Caro-chan! Sens-toi libre de me poursuivre ou de me téter en brossage de cheveux ou autre pour que je me fasse pardonner! ^^) Je dois admettre que ce petit intermède m'a fait du bien, ne serait-ce que pour me remémorer l'absurdité des soaps américains! lol

Et une heure plus tard, nous étions en train de manger, nous avions toutes dit ce que nous avions à dire et l'atmosphère était des plus détendues. Comme Miki a dit (merci d'être ma source d'inspiration! lol) : Vous rendez-vous compte qu'il y a une heure, on était en train de se chicaner? Oui je m'en rend compte et je trouve ça génial que nous n'ayons pas laissé une chicane ruiner notre amitié et les bons moments que nous passons ensemble.

Bon... Je pense que je vais arrêter d'écrire avant de faire une petite Karina de moi-même... lol

Je vous aime les filles.

mardi 9 mars 2010

Chez Monochrome

Monochrome nous a aidés à quitter le camp de la White Blade. Il avait l’air de penser que nous étions tous complètement idiots. Il a dit un truc du genre que nous avions marché tout droit dans un piège malgré l’écriteau géant sur lequel était écrit «PIÈGE». Il ne pensait pas non plus que nous pouvions et surtout devions faire confiance à la White Blade. Comment nous étions censés savoir que Gale avait été obligé à porter le collier? Laurian a dit qu’il le savait. Moi non. Si je l’avais su, j’aurais essayé de l’empêcher de le mettre. N’empêche que je n’aurais pas dû accepter de venir. J’aurais dû m’en tenir à mon idée de base… Notre départ n’a posé de problème à personne, tous ayant déjà décidé de ne pas se joindre à la White Blade. J’ai été la dernière à me prononcer. Callystus m’a dit que je n’étais pas obligée de partir. Je lui ai jeté un regard qui a tout dit. Idiote! Tu n’as rien compris? Tu n’as pas compris à quel point je t’aime? Tu n’as pas compris que tu es la personne la plus importante au monde pour moi? Je suis ton amie, alors où tu vas je vais!

Ça m’a toujours mise mal à l’aise que Gale mette le collier et j’ai bien vu qu’il n’allait pas bien, mais je n’imaginais pas que c’était à ce point. Le collier était en train de le tuer, à cause de ce qu’il était, aka un half-blood. Il fallait le lui enlever au plus vite, mais pas ici. Monochrome a accepté de nous emmener en sureté. Nous avons aussi réussi à lui faire accepter qu’il arrange l’œil de Raïko. Ça non plus ça ne pouvait être fait ici, parce que si l’œil de Raïko fonctionnait correctement au même endroit où sa sœur était, il pourrait voir qui étaient les véritables porteurs.

L’idéal aurait été que Monochrome accepte aussi de s’occuper des pirates, mais il n’avait pas l’intention de pousser sa générosité aussi loin. Et dire que je lui avais proposé une date. Les autres m’ont regardée comme si j’étais devenue folle. Non, je ne suis pas folle, mais vous n’avez pas idée à quel point j’ai dû faire des efforts…

Je ne sais vraiment pas quoi penser de Monochrome, ou plutôt de sa relation avec Sio. En fait si et c’est vraiment sick! Ce n’est pas le fait que ce soit deux hommes qui me dérange. À part si c’était une femme qui venait me faire des avances, je n’ai rien contre les gais. Je ne comprends pas du tout, mais je n’ai rien contre. Mais comment un adulte peut-il… avec un enfant? Et en plus, il a dit que ça faisait 42 ans qu’il n’avait pas vu Sio. À ce moment-là, Sio devait à peine savoir marcher et encore… Il n’y a que Callystus qui ne semblait pas comprendre la relation entre Sio et Monochrome. Je vais devoir lui expliquer plus tard. Pourquoi moi…?

Monochrome nous a emmenés chez lui. Il a dit que c’était un de ses endroits privés, situé entre deux dimensions. Laurian a bien résumé en disant que c’était comme si nous nous trouvions dans un cadre de porte.

Laurian et Arzhvael se sont éloignés pour enlever les colliers à Gale et à Ecko. Quand Arzhvael a enlevé le collier d’Ecko, j’ai ressenti une onde de choc et mes oreilles se sont mises à saigner… encore. Et je n’entendais plus rien… encore. Et puis il y a commencé à avoir des fucks dans la gravité. Callystus m’a dit dans ma tête que Gravity était en colère. Jusqu’ici, rien d’anormal. Et j’ai commencé à avoir mal et à vomir du sang, comme presque tout le monde d’ailleurs. Sio a utilisé ses pouvoirs pour nous rafistoler. Ma douleur est effectivement partie, mais je me suis mise à ressentir des trous de mémoires, comme si j’avais complètement oublié comment me battre et comment utiliser mes pouvoirs. Ça a été assez horrible comme sensation, très en fait. C’était comme si en un instant, j’étais devenue complètement defenceless, complètement useless. Heureusement que Monochrome a été là pour arranger la gaffe de Sio. J’étais quand même tellement fâché d’avoir tout perdu durant quelques instants que j’ai menacé Sio de lui arracher la tête s’il osait recommencer.

Nous sommes tous rentrés pour discuter des armes et des dimensions. Gale avait l’air à moitié mort. Laguna, comme on dit en bon commun, shooté un char de merde à Callystus parce que c’était elle qui avait arrangé les colliers et qu’elle aurait dû savoir, surtout étant la fille de son père, que le collier aurait cet effet. Ma pauvre Callystus se faisait de plus en plus petite sous les accusations de Laguna. Pate-pate. Je vais essayer de lui remonter le moral plus tard, quand nous serons seules toutes les deux.

Pour en revenir aux dimensions, Arzhvael a commencé à niaiser Raïko sur le fait qu’il ne pouvait pas ouvrir de portail en ce moment. Raïko s’est frustré et il est sorti, suivi par Arzhvael. Je n’avais pas trop envie de les laisser seuls, par peur que ça tourne mal, mais Laurian m’a dit que nous devions les laisser régler leurs problèmes, que des fois, il ne fallait pas laisser les choses traîner. Je me suis mise à réfléchir…

Nous disposions de bien peu de détails sur les dimensions où se trouvaient les armes. Nous ne pouvions pas nous mettre à toutes les explorer parce que nous passerions le restant de nos jours à le faire. Nous pourrions demander à Monochrome d’utiliser son œil pour voir qui était un véritable porteur et nous donner une idée plus précise des dimensions où nous devions aller. Aussi, une fois que l’œil de Raïko serait arrangé, il pourrait s’en servir pour voir quelque chose, même si ce n’était qu’une vérité partielle. J’ai demandé à Tania s’il elle pouvait faire quelque chose, comme elle nous avait déjà dit qu’elle nous connaissait sans nous connaître, mais elle m’a répondu qu’elle ne possédait pas ce genre de pouvoir.

Quand Raïko est rentré, toujours aussi frustré, j’ai décidé d’aller voir Arzhvael. Je devais lui parler avant qu’il ne soit trop tard. Il était en train de bichonner Astaroth. Je lui ai demandé de s’éloigner un peu avec moi et après je lui ai dit tout ce que j’avais sur le cœur. Je ne me suis pas gênée pour lui dire qu’il m’avait beaucoup insultée en insinuant que je n’avais pas d’honneur. Lui m’a expliqué qu’il croyait que je protégerais toujours Callystus avant les autres parce que j’étais une mercenaire engagée pour faire ce travail. Je lui ai répondu que techniquement je n’étais pas une mercenaire, parce que je n’avais jamais été payée. J’étais peut-être l’amie de Callystus, mais en situation de danger, je crois que je protégerais la personne qui serait le plus en péril. Arzhvael m’a aussi dit qu’il ne faisait confiance à personne, que ce n’était pas la raison de sa présence. Après avoir réfléchi, j’ai compris son point de vue. Moi je fais totalement confiance à Callystus, mais certainement pas à Laurian, j’ai de très sérieux doutes pour Sio et je ne connais pas assez Arzhvael pour lui faire confiance. Je l’ai compris et lui a aussi compris qu’il m’avait insultée. Nous avons donc décidée de régler nos comptes à coups de poing. Trois coups plus tard, Arzhvael était par terre, inconscient. Après que le prêtre paniqué l’ait guéri (il ne comprenait pas que nous ayons ressenti le besoin de nous taper dessus pour régler nos problèmes), nous sommes passés à autre chose. Je ne lui demande pas de me faire confiance, mais si au moins nous pouvons bien nous entendre, c’est un bon début.

Quand je suis rentrée, Monochrome était revenu avec Sio. Nous lui avons demandé s’il accepterait de se servir de son œil pour nous aider. Il a refusé. Son aide nous aurait donné un sacré coup de main, mais je comprenais sa réaction. Il ne pouvait pas tout nous donner tout cuit dans le bec autrement, quand les choses seraient vraiment difficiles, nous serions trop pris au dépourvu. Il nous a encore traités d’idiots, en nous disant que nous avions la clé avec nous depuis le début. Tania? Je lui avais posé la question, mais elle m’avait répondu qu’elle n’avait pas ce pouvoir. Ou alors j’ai peut-être mal compris, car la discussion a tourné dans ce sens. Callystus aurait voulu qu’elle essaie sur elle ce qu’elle avait fait avec Raïko. Elle se sentait très coupable de ce qui était arrivé à Gale et voulait se racheter. Je comprends l’idée, mais pas question. S’il y a quelqu’un qui va être testé en premier c’est moi. Et comme à dit Laurian (je déteste qu’il ait si souvent raison), nous n’étions pas prêts à être transportés dans une autre dimension.

Nous ne pouvions pas non plus utiliser de magie pour aller voir dans nos anciennes mémoires, car il y avait apparemment un risque que nos mémoires présentes et nos anciennes se mélangent et que nous devenions fous. J’aurais été prête à essayer sur moi-même, mais pas au risque de me rendre folle. Quoique nous tentions, il valait mieux attendre au moins au lendemain avant de tenter quelque chose.

J’étais très fatiguée alors je suis montée me coucher. Callystus préférais rester dans la bibliothèque. Je comprenais qu’elle avait besoin d’être seule alors je n’ai pas insisté. J’ai pris la première chambre vide que j’ai trouvée, je me suis mise en pyjama le plus rapidement possible et je me suis collée contre mon plushie de dragon sous les couvertures. Dodo…

Je me suis fait réveillée aux petites heures du matin par Callystus. Le pseudo-dragon avait volé son sac et elle n’était pas capable d’ouvrir la porte de la chambre de Laurian, là où la bestiole se trouvait. J’ai essayé de défoncer la porte, mais elle était bloquée. J’ai fait le tour par l’extérieur et j’ai vu qu’il y avait des richesses jusqu’au plafond. Je suis rentrée quand j’ai vu le niveau descendre. Callystus m’a dit que si Laurian avait voulu copier sa bibliothèque, il l’avait déjà fait et elle est retournée dans la bibliothèque. Même si c’était seulement pour le principe, j’ai attendu devant la chambre jusqu’à ce que le prêtre ouvre la porte.

J’ai pris le sac de Callystus et je suis allée lui porter. J’étais crevée alors je suis retournée me coucher. J’ai mis très peu de temps à m’endormir et très peu à me réveiller. J’ai entendu ma porte s’ouvrir et il ne m’en a pas fallu plus pour que je sois complètement réveillée. Qui que ce soit, j’espère qu’il/elle a une bonne raison. Je me suis lentement retournée. Sio et Gale étaient là. Sio m’a dit que c’était un accident et après ils se sont sauvés, comme s’ils avaient peur que je leur pète la gueule. Ben là… Je ne suis quand même pas si pire que ça…

En descendant, j’ai croisé Callystus, Raïko, Arzhvael et Ecko, qui cherchaient la cuisine. Comme je n’avais pas besoin de les accompagner, je suis sortie dehors pour m’entraîner. Callystus est venue me rejoindre et nous avons pu finalement commencer son entraînement de «guerrière». Arzhvael s’est demandé ce qu’on faisait. Il ne comprenait pas pourquoi Callystus ne s’entraînait pas avec un bâton, comme c’était l’arme qu’elle possédait. C’est un bon point, mais je voudrais quand même qu’elle ait une base au combat à mains nues. Je veux qu’elle sache au minimum comment se battre si elle se retrouve sans arme ou magie, comment désarmer quelqu’un et surtout comment se défendre. Je lui ai demandé d’avoir l’air méchante pendant qu’elle frappait. Je savais que ça n’allait pas marcher, mais pour le plaisir de pouvoir rire d’elle, ça valait la peine. Ça lui apprendra à se moquer de mon pas-de-sens de l’orientation. Hé, hé…

Nous nous sommes tous rejoints dans la bibliothèque. Nous avons mis la pauvre Tania très mal à l’aise. Ce qu’elle avait fait à Raïko c’était d’aller voir dans sa tête pour savoir comment ouvrir un portail. Elle ne pouvait pas aller voir dans les mémoires. Nous étions donc revenus à notre point de départ. Monochrome nous a parlé d’un mage qu’il avait rencontré il y a bien longtemps et qui pourrait peut-être nous aider. Le mage en question s’appelait Hayaté, mais nous n’avions pas d’autres renseignements. Nous n’avions pas de description physique et nous ne savions même pas s’il était encore ne vie. Je suppose que c’est quand même mieux que rien.

La dimension où nous nous rendions possédait un climat assez froid. Dès notre arrivée, nous devrions donc nous acheter des vêtements chauds. La seule mention du mot «froid» n’a pas plu à Kaïtos. Il aurait pu faire comme Forest et rester derrière, mais il est quand même grimpé dans mon sac. Je crois que je vais lui acheter une couverture, la plus chaude possible, pour être certaine qu’il ne gèle pas.

Dès que j’ai traversé le portail, je me suis enfoncée dans la neige jusqu’à la taille. Gale a bien ri de moi, mais je me suis vengée en lui envoyant quelques boules de neige en pleine figure. Je me suis accrochée à Astaroth pour pouvoir me sortir de là. Monochrome nous avait envoyés près d’une ville, alors nous n’aurions pas de difficulté à trouver un endroit où dormir et nous réchauffer. ♪Auberge♪…

dimanche 21 février 2010

Meeting

Je l’ai juste bousculé… un peu. Laurian dormait et je voulais le réveiller. Je l’ai poussé avec mon pied jusqu’à ce qu’il se réveille. Ce n’était pas si brutal que ça, mais Arzhvael en a fait toute une histoire. À l’entendre, je venais d’essayer de tuer le prêtre ou au moins de le torturer. J’admets que ma réaction était peut-être légèrement excessive. J’étais toujours un peu fâchée que Laurian se pousse de son côté comme si de rien était. Mais de là à en faire un drame… Je ne pense pas qu’Arzhvael soit conscient du danger que le prêtre représente. Moi-même j’ai de la difficulté à ne pas l’oublier. Mais je n’ai qu’à regarder Callystus, à voir à quel point elle n’éprouve que peur et mépris pour cet homme (si on peut appeler ça un homme) et je me souviens. Mais Arzhvael… Je ne pense pas du tout qu’il soit stupide. À voir la façon dont il s’occupe d’Ecko, on ne peut que penser que c’est un homme profondément bon. Bon, mais naïf, qui croit que tout le monde a un bon fond. Si quelqu’un lui disait tout ce dont la race de Laurian est capable, je ne suis pas certaine qu’il le croirait.

Mise à part cette «engueulade» avec Arzhvael, j’ai beaucoup aimé le voyage jusqu’à Hopesor. J’ai pu parler à Raïko. Même s’il n’avait pas l’air de m’en vouloir, je voulais m’excuser du fait qu’il avait failli mourir à cause de moi. Il m’a demandé si j’avais fait quelque chose pour avoir une bounty sur ma tête. Ben là… Pourquoi tout le monde pense automatiquement que j’ai fait quelque chose de mal? Il ne vous vient pas en tête que je puisse être innocente? Une fois rassuré par ma réponse, il m’a promis de me protéger si mes parents me retrouvaient. J’appréciais, mais je n’avais pas l’intention de me laisser reprendre. Quand je reverrais mes parents, j’avais l’intention de les tuer. Raïko n’a pas trop compris, mais au moins il ne m’a pas demandé d’explication.

J’ai aussi passé un peu de temps avec Kaïtos. Il avait l’air d’aimer jouer aux échecs alors je suis allée demander à Tania si elle pouvait m’apprendre (je ne voulais pas avoir l’air d’une incompétente devant Kaïtos). Elle m’a dit que c’était Kaïtos qui lui avait appris. J’ai donc acheté un jeu d’échecs au capitaine et je suis allée trouver Kaïtos. Il était sous sa forme de chat, en train de prendre un bain de soleil au bout du bateau. J’avais peur de le déranger, alors j’ai essayé de formuler mentalement une demande qui ne l’offusquerait pas. Il s’est retourné vers moi avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Pour mon plus grand plaisir, il a accepté de me montrer comment jouer. Une chance que je retiens vite, parce que Kaïtos n’avait pas l’air de vouloir répéter ses explications. Notre première partie a été nulle. Il en a gagné une et moi aussi. Nous avons arrêté quand il n’est plus rien resté que des petits tas de cendre à la place des pièces et du jeu. Il m’a complimenté sur le fait que j’apprenais vite. Yééé. Comme j’avais bien l’intention de jouer encore avec lui, je lui ai demandé si la pierre pouvait être assez résistante à ses flammes. Il n’a pas eu l’air d’apprécier que je parle de la terre. Terre dont le guardian ne s’est pas gêné pour le taquiner sur le fait qu’il avait perdu.

Quand nous sommes arrivés face à face aux beasts, le capitaine du bateau m’a traité comme si j’étais une touriste. Je ne suis jamais venue ici, alors comment j’étais censée savoir que la façon des beasts de souhaiter la bienvenue était d’attaquer et qu’il fallait après riposter pour montrer notre force? Le capitaine nous a aussi dit de ne jamais provoquer un beast en duel et que si l’un d’entre eux nous provoquait, il fallait accepter le défi sans protester. Vu leurs grosseurs, je ne pense pas que quelqu’un soit assez fou pour les provoquer, y compris Arzhvael, qui semblait apprécier au plus haut point leur façon de faire.

Nous nous sommes rendus au lieu de rendez-vous à dos de panthère. Elles étaient toutes très gentilles. J’ai paté la mienne pour la remercier de m’avoir transportée et j’ai eu droit à une gigantesque lichette. Qu’est-ce que ça va être si je fais un câlin?

Nous sommes présentement assis autour d’une table devant les représentants de la White Blade. Il y a Styx, Zéphir, Apollo, Aphrodite et un paquet d’autres. J’étais vraiment très mal à l’aise. Partout où je regardais, je voyais du light. Un paladin par-ci, une prêtresse par-là… J’avais l’impression qu’ils n’auraient eu qu’à me regarder avec un peu trop d’insistance et j’aurais grillé sur place.

Ils nous ont fait part de leur vision des choses. Ils ont choisi de croire en la deuxième prophétie, dans laquelle il est fait mention de six élus qui appelleront les cavaliers de l’apocalypse et de six autres qui sauveront le monde. Ils nous ont montré une ancienne gravure sur laquelle on voyait les quatre cavaliers et devant eux, six personnes portant des armes élémentales. Ils ont parlé des moyens pour reconnaître les porteurs potentiels. Je crois que ça a été une surprise pour tout le monde d’apprendre que l’œil rouge de Raïko (et donc celui de sa sœur) pouvait les détecter. La White Blade a aussi parlé de la chambre aux miroirs, un endroit qui se trouvait entre deux mondes. La, la, la…

À la base, les intentions de la White Blade paraissaient bonnes. Après tout, sauver le monde ne peut qu’être bon, n’est-ce pas? Seulement, leur façon de procéder me semblait un peu étroite d’esprit. Tout ceux qui ne seront pas avec eux seront considérés contre eux et seront éliminés. Mais ce n’est pas parce que quelqu’un n’est pas avec vous qu’il est nécessairement contre vous. Et si vous vous retrouvez avec plus que six porteurs d’armes, admettons avec les douze, comment ferez-vous pour les départager? Vous en tuerez six au hasard? Ou alors vous les laisserez s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que six? Et si quelqu’un décidait à la fin de ce meeting de ne pas se mêler de tout ça, le pourchasseriez-vous? Et s’il ne voulait toujours pas participer, utiliseriez-vous la force pour l’inciter à être de votre côté? Êtes-vous prêt à tout pour parvenir à vos fins? Et quand je dis «tout», c’est «tout». Ça me fait penser aux horreurs que nous avons vues : les enlèvements, les sacrifices… Il faudrait en parler, mais comment le faire sans que ça ne soit vu comme de la simple calomnie? Il serait dans notre intérêt de parvenir à un terrain d’entente avec la White Blade, mais cela serait-il possible si nous parlons des sacrifices avant d’entamer des négociations? Ou même après? Surtout qu’Apollo, Athéna, Zéphir et Styx sont présents…

lundi 15 février 2010

Kaïtos et Nariko-Spécial St-Valentin

La fabulations de bien des players, finalement devenues réalité...

mardi 9 février 2010

Je vais tuer Raïko

Pour éviter de tous nous faire tuer par maître Chamberlain, nous nous sommes téléportés à l’extérieur de la ville. Nous avons quand même réussi à créer une commotion quand nous sommes arrivés au temple. Quand les gens ont vu dans quel état Raïko était, la machine à rumeurs s’est enclenchée. Raïko devait vraiment avoir une réputation de dur à cuire, parce que personne n’arrivait à croire que qui que ce soit puisse l’avoir mis dans cet état.

Nous l’avons déposé à l’infirmerie sous les bons soins des prêtres légèrement hystériques. Avant de partir j’ai voulu lui donner sa dose de médicament, mais les prêtres ne voulaient pas me laisser faire. Mais quand j’ai mentionné le nom de Kyle, ils ont tout de suite changé d’avis. Pas de problème! Nous allons lui donner! D’accord… Kyle doit avoir toute une réputation lui aussi. Nous avons informé maître Chamberlain de la situation et nous sommes retournés à l’auberge. Là, j’ai tenté du mieux que je pouvais de péter ma coche sur ceux qui le méritaient. Ça a été assez lame. Je ne suis pas habituée de me montrer méchante moi. Muuu…

J’ai voulu chialer contre Gale et Sio, qui boivent même s’ils n’ont pas l’âge. Je pense que le fait de «vous êtes des enfants alors vous ne pouvez pas boire» ne rentre tout simplement pas dans leurs têtes. Il faudrait que je trouve des exemples de ce que les adultes peuvent faire et les enfants non. Mais je ne pense à rien d’autre que le mariage et fonder une famille et ce n’est pas assez fort à mon goût. Je n’ai pas eu plus de succès avec Arzhvael. J’ai à peine eu le temps de dire que ceux qui devraient donner l’exemple ne devraient pas se soûler, qu’il est sorti dehors comme si je lui avais lancé la pire des insultes. Ok, déni total. Tu sais, personne n’est à l’abri des erreurs. Ce n’est pas parce que tu sais boire que tu ne peux pas parfois perdre le contrôle. Je pense que je vais avoir plus de chance avec Callystus.

Je n’ai pas eu tellement plus de succès avec Laurian non plus. J’étais vraiment fâchée qu’il se soit poussé sans m’avoir demandé la permission. Même si c’était juste pour le principe, ça vous aurait tué de le faire? Il a eu l’air de comprendre mon point de vue, il m’a même dit que j’avais raison, mais ça ne l’a pas empêché de me dire plus tard que si une situation semblable se reproduit, il refera la même chose. Comment voulez-vous que nous arrivions à faire comprendre quoi que ce soit à Sio dans ce cas-là? D’un côté nous lui disons de ne pas trop s’éloigner du groupe, de ne jamais partir seul et de l’autre, vous faites exactement le contraire.

Laurian est parti chercher Arzhvael (qui boudait?) dehors, car nous devions parler de la rencontre imminente avec la White Blade. Quand ils sont rentrés, Arzhvael a commencé à m’agresser verbalement en m’accusant d’avoir essayé de l’empoisonner. Déni vraiment total. Au moins, il m’a cru quand je lui ai dit que je lui avais apporté de la bière et rien d’autre.

Gale avait changé d’avis et acceptait maintenant de mettre le collier qui scellerait ses pouvoirs. Il disait que si nous n’avions pas de réponses, nous ne lui ferions pas confiance. Personnellement, je me fichais de continuer sans avoir mes réponses, parce que je n’avais pas l’intention de changer de camp. Et je me sentais plutôt mal à l’aise que Gale mette ce collier. Mais tout le monde semblait avoir une raison pour y aller : pour Arzhvael c’était personnel, Tania croyait qu’elle pouvait servir de médiatrice, Raïko voudrait certainement venir et je déteste devoir l’admettre, mais le prêtre avait de bons arguments. Rencontrer la White Blade nous permettrait d’avoir des réponses et donc d’arrêter d’avancer à tâtons, et peut-être que nous pourrions parvenir à une trêve avec eux. Ça nous éviterait de nous faire poursuivre de tous les côtés. Sio n’avait pas envie d’y aller, mais quand nous avons dit que montrer que Gale avait le collier serait une preuve de notre bonne volonté, il a décidé de venir aussi, quoique à reculons. Donc, à l’exception des guardians qui resteraient au temple de la White Crescent, tout le monde partirait. J’ai quand même préféré prendre le temps d’y réfléchir, même si au final je savais que je finirais sans doute par me ranger avec la majorité.

Nous avions quartier libre jusqu’au lendemain alors je suis retournée au temple avec Callystus. Il n’y avait toujours aucun changement dans l’état de Raïko. Laurian m’avait mentionné que le supérieur de Raïko l’avait examiné alors je suis allée lui parler quelques instants. Il m’a assuré que leurs meilleurs prêtres étaient en route et qu’ils arriveraient au courant de la nuit. Je pourrais sans doute leur parler demain, s’ils n’étaient pas trop occupés. Avant de repartir du temple, j’ai laissé quelques doses de médicaments aux prêtres de l’infirmerie.

Le lendemain, j’y suis retournée tout de suite après déjeuner. C’était la panique totale. Raïko avait disparu et personne ne savait où il était. Nous avons convenu de nous retrouver devant le bureau de maître Chamberlain et nous nous sommes séparés pour le chercher. Il n’était nulle part. Quand Sio a émis l’hypothèse qu’il s’était fait kidnapper, je me suis mise à paniquer. Merde! Qu’est-ce qu’on va faire s’il s’est fait kidnapper? Non, soyons positif, soyons positif. La seule personne à qui nous n’avions pas parlé était Salem, alors nous avons décidé d’aller le voir. Il était dans les archives, dans la plus haute tour du temple et avec lui… se trouvait Raïko, qui n’avait pas cru bon d’avertir qui que se soit de sa petite escapade.

Callystus était très contente de le retrouver et elle lui a prouvé en lui faisant un gros hug. Moi? N’étant pas sans cœur, je lui ai laissé le choix de la main avec laquelle il préférait recevoir sa claque. Je ne me suis pas gênée pour lui faire savoir à quel point je m’étais inquiétée et que la prochaine fois, il était mieux de laisser un mot disant où il était rendu. J’ai eu ma revanche plus tard quand je lui ai dit, le plus sérieusement du monde, qu’il était resté deux mois dans le coma. Je crois qu’il a failli avoir une attaque cardiaque. Ça en valait la peine. Mais quand même, s’il ose me refaire le coup, je le tabasse.

Raïko cherchait un moyen de guérir son œil, alors nous sommes restés pour l’aider. J’ai trouvé pleins de bouquins super intéressants sur comment dominer le monde, comment posséder l’âme de quelqu’un et le contrôler et le meilleur, comment lever une armée de morts-vivants. Mais rien qui puisse aider Raïko. Sio a parlé de son maître, qui avait le même œil que Raïko, alors si nous ne trouvions rien dans les livres, nous penserions à un moyen de le contacter.

Quand les autres nous ont rejoints, le sujet des mercenaires est revenu sur la table. Raïko, comme bien d’autres, m’a demandé ce que j’avais fait pour qu’ils me courent après. Ben là… Pourquoi tout le monde pense que j’ai fait quelque chose de mal et pas que je suis une victime? Quand j’ai mentionné ma famille, il m’a dit qu’il comprenait. Il était né dans une famille très pieuse et avec son œil rouge, il était considéré comme un enfant du démon. J’ai eu envie de lui faire un câlin, mais je me suis retenue. Peut-être qu’il n’apprécierait pas que je me montre compatissante, surtout qu’il a l’air assez blasé par rapport à tout ça.

La rencontre avec la White Blade était dans deux jours. Nous pouvions nous téléporter à proximité, mais faire le reste du voyage à pied était risqué. Callystus nous a alors parlé du capitaine pirate très à l’argent qui les avait sauvés elle et Raïko des mercenaires. Nous sommes allés le voir. J’y suis allée juste par principe, parce que je ne voulais pas laisser Callystus seule avec le prêtre un seul instant. Le capitaine voulait 2000 po pour nous transporter à destination. Le prix serait augmenté de 500% si nous n’arrivions pas à passer la chaîne de montagnes et il serait diminué de 50% si nous y arrivions.

Nous sommes ensuite retournés au temple pour prévenir les autres et trouver un moyen de nous procurer un si gros montant d’argent au pc. Callystus a proposé de vendre quelques-uns de ses effets personnels. Laurian et elle en ont fait l’estimation et après je suis allée en ville avec Callystus pour les vendre. Nous en avons obtenu quelques milliers de pièces d’or, bien assez pour payer le capitaine… et peut-être faire un peu de magasinage aussi. J’étais un peu gênée de lui demander, mais j’avais tellement envie de faire un peu de magasinage entre filles et puis, les autres n’étaient pas obligés de le savoir… Callystus a accepté mon idée avec joie. Wouhou! Nous avons d’abord quand même pensé au groupe et nous avons fait le plein de bandages, potions et herbes. Ensuite, nous nous sommes lâchées lousses. Ça a été un des moments les plus agréables de ma vie. Je n’avais jamais fait du magasinage de filles avec quelqu’un. J’avais grand besoin de changement alors je me suis acheté de nouveaux habits : manteau, chemise, pantalon, bottes…

Nous avons rejoint tout le monde à l’auberge. J’ai à peine remarqué que Laurian n’était pas là, mon attention étant distraite par Tania qui jouait aux échecs avec Kaïtos. Elle a gagné sa partie, et ce n’était pas la première. Ils en ont joué une autre, que Tania a encore gagné. Kaïtos a fait flamber quelques pièces, mais il lui a concédé la victoire avec beaucoup de classe. Vu son caractère, il aurait pu tout faire flamber et s’emporter, mais il ne l’a pas fait. Ça me fait éprouver encore plus de respect pour lui.

Laurian a fini par nous rejoindre. La raison de son absence? Il était parti faire un tour. Il se fout de moi ou quoi? Je suis certaine que oui. C’est la deuxième fois qu’il me fait le coup en quelques jours. Que ce soit justifié ou non, il est parti seul de son côté sans dire à qui que ce soit ce qu’il allait faire. Ce n’est pas un chef qu’il veut. Ce qu’il veut c’est quelqu’un qui porte le titre de chef juste pour le principe, quelqu’un qui va prendre les décisions quand personne ne saura quoi faire et que personne ne va écouter de toute façon et quelqu’un qui se fera blâmer quand les choses iront mal. Et pour être honnête, je ne suis pas certaine d’en avoir envie. Qui va m’écouter de toute façon? Callystus?

dimanche 7 février 2010

I just danced with him. What's the big deal?

Nous avons réussi à récupérer tous ceux qui manquaient. Boss était aussi sain et sauf, quoique blessé. Ma petite Amarice intérieure a sauté de joie quand je l’ai vu. Je lui devais beaucoup, alors ça m’aurait fait beaucoup de peine de ne pas pouvoir le sauver. Comme je savais que j’allais bientôt quitter la ville, j’avais bien l’intention de le lui dire.

À l’auberge, on m’a remis une lettre qui avait été laissée à mon intention. La lettre avait été écrite par la guilde de mercenaires «Les corbeaux», ceux qui avaient enlevé Callystus et Raïko. Je devais me rendre à la ville de Tomiso, seule et sans arme et mes compagnons seraient ensuite libérés. Ces mercenaires sont des salopards de la pire espèce, pour avoir osé s’en prendre à mes compagnons pour m’atteindre. Si jamais je les retrouve, je vais leur apprendre à épeler le mot douleur avec leurs bras et leurs jambes. S’ils ont eu le malheur de faire du mal à Callystus… Mais je ne devrais pas me montrer trop dure, parce qu’ils sont aussi des idiots de première. Je veux dire, il faut vraiment être stupide pour débarquer dans l’auberge où ils savent que j’ai réservé une chambre, pour ensuite kidnapper deux de mes compagnons dans le but de me tendre un piège! Ils n’auraient eu qu’à attendre un petit dix minutes de plus et je leur serais tombée tout cuit dans le bec.

J’ai expliqué la situation aux autres, m’en tenant aux grandes lignes : ma famille a mis la rançon sur ma tête parce qu’ils savent que je suis une half-blood et si jamais ils me récupèrent, c’est très probablement la mort qui m’attend. Étonnamment, ils se sont tous montrés très compréhensifs, mais il faut dire que Lou n’est pas là… Gale a sans doute été celui qui était le plus à même de comprendre. Des gens qui me poursuivent et d’autres qui veulent me tuer? Pas de problème! J’ai apprécié que Laguna dise que si je que je disais était vrai, il n’était pas question que je me rende. It feels good to know that I have people behind me, especially the guardians. Je n’ai pas eu besoin que Kaïtos me dise qu’il s’agissait d’un piège pour m’en rendre compte. Me rendre selon leurs conditions serait totalement suicidaire. Je devrais peut-être éviter de dire que je pensais quand même le faire, sinon je vais encore me faire faire la leçon…

Laurian a été chercher Kyle pour qu’il puisse nous soigner. Durant son absence, nous avons eu une petite discussion sur le fait que nous nous fions beaucoup à sa magie. Arzhvael avait parti ne voulait pas que le prêtre s’épuise trop à toujours nous soigner, mais la discussion a rapidement dévié sur le fait que si (ou quand) Laurian allait nous trahir, nous serions dans la merde si nous accordions trop d’importance à ses pouvoirs. Pour la téléportation et les portails je ne peux rien faire, mais pour les blessures, si tout le monde en connaissait un minimum sur les premiers soins…

Nous avons loué une autre chambre pour que Kyle puisse soigner tout le monde en paix. Il a commencé par Arzhvael. Laurian en a profité pour me faire part d’un plan qu’il avait : il m’a suggéré de prendre ma forme pour que je me rende au rendez-vous sans vraiment m’y rendre. Kaïtos s’y est fermement opposé. Il a dit que ça déshonorerait le nom de Sigma et que de toute façon, Laurian mourrait s’il prenait ma forme (mais je n’ai pas compris si c’était dû au fait qu’il avait beaucoup de light et moi beaucoup de darkness ou seulement au fait que j’avais du sang de guardian).

J’ai dû enlever mes gants pour que Kyle me soigne. Quand il a vu mes mains, il a tout de suite su que j’étais une half-blood. Mais il a quand même été très étonné d’apprendre que Sigma était ma mère. Il a dit qu’il n’imaginait pas ça d’elle. Moi non plus, en tout cas pas avec mon père. De façon générale, je ne sais pas parce que je ne l’ai jamais connue.

J’ai fini par m’endormir et c’est Kyle qui m’a réveillée une fois qu’il a fini. Je suis allée chercher le prêtre en bas pour qu’il aille voir Kyle. Je me suis écrasée contre la table. C’est vraiment confortable du bois… Je me serais sans doute endormie si je n’avais pas reçu un autre sermon de la part de Kaïtos. Il m’a dit que je devrais prendre plus soin de mon corps de mortelle qui se brisait si facilement. J’ai préféré ne pas argumenter et monter directement à ma chambre. Quand Kaïtos demande (ou plutôt exige) quelque chose, on obéit sans poser de question.

Je me suis fait réveillée le lendemain par Laurian, qui a réussi à me faire sortir du lit en me servant l’argument ultime : il faut aller sauver Callystus. Une fois tout le monde réuni, Sio a vérifié où se trouvaient Callystus et Raïko. Il les a repérés sur un airship. Puis Laurian a dit qu’il partait les chercher et il a disparu. What the fuck? Il est rapidement revenu avec les deux et il a encore disparu. What the fuck encore?! C’est quoi le but de dire que je serais la personne la mieux placée pour être chef si c’est pour partir de ton côté à la première occasion? Je suis censée servir à quoi si tout le monde fait ce qu’il veut?

Comme Raïko était dans un état comateux très avancé, je l’ai pris dans mes bras pour l’emmener à Kyle. Quelques portes défoncées plus loin, c’était fait. Ni Kyle ni moi ne voulions que Callystus reste alors je l’ai traînée hors de la pièce en la tenant par le collet. Dans l’état très émotif où elle se trouvait, elle ne pourrait que nuire. Elle avait l’air très inquiète, mais au moins elle n’était pas en colère. Elle aurait pu m’en vouloir de ce qui s’était passé, mais ce n’était pas le cas. Elle s’est même excusée d’avoir perdu son sac et mes affaires par la même occasion. Petite idiote! C’est bien ce qui compte le moins pour moi en ce moment. Tu es revenue saine et sauve, alors je ne pourrais être plus heureuse.

Kyle avait besoin d’aide alors j’ai demandé au prête d’y aller. Avoir su ce qui s’en venait, je serais restée dans ma chambre. Sio a choisi ce moment pour poser une question très existentielle : Pourquoi nous tuons? J’ai essayé d’y répondre, lui expliquant du mieux que je le pouvais la différence entre le bien et le mal. Tuer c’est toujours mal, mais des fois on n’a pas le choix, exemple pour protéger ceux qui ne peuvent pas se défendre. J’ai essayé de faire de mon mieux, mais Sio avait quand même de la difficulté à comprendre. Pourquoi c’est moi qui doit expliquer la différence entre le bien et le mal à un enfant?

Boss a fini par venir me voir à l’auberge pour me faire part de rumeurs qui circulaient à mon sujet. Comme ce n’était pas l’endroit pour en discuter, nous avons convenu que j’irais le voir à la guilde le soir venu. Gale a décidé de venir avec moi… pour protéger tous les pauvres types qui oseraient m’approcher. Ben là… Il m’a dit que c’était une blague, mais je l’ai quand même un peu mal pris. Est-ce que je suis vraiment si pire que ça?

Dans son bureau, Boss m’a dit que des bounty avaient été données à toutes les guildes de la ville. Il a refusé de dire quoi que ce soit sur moi. Techniquement, rien n’était censé m’arriver sur le territoire de Boss, mais certaines guildes étaient sans foi ni loi. Je lui ai dit que je ne savais pas quand ou plutôt si je pourrais revenir une fois que je partirais et il m’a demandé en retour quelle serait notre prochaine destination, car il pourrait m’assurer de sa protection avec ses contacts. J’ai eu envie de répondre, car son aide pourrait nous être très utile, mais j’ai préféré ne pas le faire, pour éviter de le mettre en danger. Je lui ai promis de revenir le voir et lui a promis de m’aider si jamais nos chemins se recroisaient.

J’ai ensuite demandé à Gale de sortir pour pouvoir parler seul à seul avec Boss. Je l’ai remercié de tout ce qu’il avait fait pour moi. Il m’avait donné un travail et un endroit où rester sans jamais rien exiger de moi en retour. Il m’avait donné les quatre seules années de paix de toute ma vie et je ne pouvais pas partir sans le lui faire savoir. J’ai aussi voulu lui dire mon vrai nom. Quand il m’a dit qu’il le connaissait déjà, j’ai mis quelques secondes à comprendre. Comment il peut être au courant? Puis j’ai vu la feuille de bounty sur son bureau. Bon, je n’ai rien dit alors. Et dire que j’étais si fière d’être enfin honnête avec lui… Avant de sortir du bureau, j’ai pris la chance de lui demander quel était son vrai nom. Il m’a répondu que le jour où je quitterais définitivement la guilde, il me le dirait. Crap. Ça valait la peine d’essayer.

À l’auberge, c’était la fête. Je me suis rapidement fait inviter à danser. N’ayant pas du tout envie de passer sur l’occasion, je suis allée porter mes affaires dans ma chambre. J’ai voulu bien faire en apportant une bière à Arzhvael qui veillait sur Callystus, mais il n’a pas eu l’air d’apprécier. Quand je suis redescendue, j’ai sauvé Sio d’un groupe de femmes qui le huggaient et l’embrassaient en le faisant passer pour mon fils. Il m’a dit qu’il m’en devait une grosse. Et bien, si je pense à quelque chose, j’irai le voir.

J’ai dû danser avec presque tout le monde. Forest m’a même invitée. Comme je savais qu’il n’y avait aucune chance que Kaïtos fasse la même chose, j’ai décidé d’aller le voir.

-Bonjour. Vous voulez danser?

-…

-Bien sûr qu’il veut danser!

(Ça c’était Forest, qui avait pris la décision pour Kaïtos et l’avait poussé dans mes bras.)

-Si vous ne voulez pas, ne vous sentez pas forcé.

(Kaïtos avait l’air plutôt contrarié et Forest qui nous encourageait de loin ne devait pas arranger les choses.)

-Do you want to dance or not?

-...Ok.

(Yééé.)

Je ne voulais pas pousser ma luck alors je me suis contenté d’une danse. Avant qu’il ne s’éloigne, je l’ai remercié. Plus loin, Forest m’encourageait avec une pancarte à l’embrasser. Quoi? Mais non! Kaïtos a fini par faire brûler la pancarte. I think Forest has too much imagination. I enjoy Kaïtos’ company and I love to dance with him. What’s the big deal?

J’ai continué à danser jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus personne dans la salle. Je suis ensuite allée voir Kyle, me disant que je pourrais veiller sur Raïko à sa place. Il m’a confié des médicaments pour lui. Il me trouvait un peu trop pâle à son goût et m’a aussi donné des vitamines «spécial half-blood» (pour Gale aussi). Quand je lui ai dit que je n’avais pas besoin de manger, il a sorti une grosse seringue et s’est mis en tête de me donner un surplus de vitamines. Je n’ai pas particulièrement peur des aiguilles, mais je n’avais pas envie de me faire piquer par une de cette taille. J’ai maintenu Kyle à distance avec le tabouret, mais j’ai quand même fini par me faire piquer. Comment il a fait ça? C’est un super-médecin ou quoi?

Avant qu’il ne parte, je lui ai demandé de me parler de Sigma. Il m’a dit le peu qu’il savait. Petite fille creepy aux yeux rouges? I like it. Il m’a conseillée d’aller parler aux guardians pour avoir plus de renseignements. Il a été étonné d’apprendre que j’arrivais à faire parler Kaïtos. Quoi? Il n’est pas si méchant que ça. En fait, il n’est pas méchant du tout. J’ai même réussi à le faire danser, deux fois. Kyle m’a aussi dit que si j’avais besoin d’aider par rapport à ma condition (aka half-blood), je pouvais venir à son village. Je n’avais pas envie de mettre encore tous les halflings en danger, avec tous ceux qui nous couraient après, mais Kyle m’a dit de ne pas m’en faire avec ça. J’ai beaucoup apprécié. Kyle est parti et j’ai passé le restant de la nuit à veiller sur la belle au bois dormant.

Laurian est venu me voir le lendemain matin pour me dire qu’il fallait partir au plus vite. J’aurais aimé engueuler ceux qui méritaient de l’être, mais il avait raison. Il fallait nous éloigner le plus possible d’Éomiss avant que les mercenaires (ou dieu sait qui d’autre) n’arrivent. J’ai profité que j’étais seule avec lui pour lui dire qu’il fallait récupérer le sac de Callystus, ne serait-ce que pour toutes les informations sur les armes sous-élémentales. J’ai bien pris soin de préciser que je ne voulais pas qu’il soit seul quand il récupérerait le sac, au cas où il lui prendrait l’envie de regarder des informations que nous ne voulions pas qu’il voit.

Quand j’ai vu les autres, j’ai encore eu plus envie de les engueuler : un tonneau de boisson se trouvait à côté du lit de Gale et de Sio et Arzhvael et Callystus étaient dans un piteux état. Ils vont tellement m’entendre parler! Comment faire comprendre à Sio et Gale qu’ils ne doivent pas boire quand ceux qui sont censés donner l’exemple se soûlent? Comme il fallait soigner l’œil de Raïko au plus vite, nous avons décidé d’aller au quartier général de la White Crescent. Monsieur Biscuit saurait sans doute quoi faire.