mardi 21 juillet 2009

I'm doomed...

Nous sommes sorties de la ville et j’ai eu un éclair de génie : c’est par où Eomiss? Parce que c’est bien beau aller vers le sud, mais c’est assez vague comme direction. Et me connaissant comme je me connais, sans carte, nous risquerions de nous retrouver à Uman’lil au lieu d’Eomiss. Callystus ne connaissait pas non plus la direction précise à prendre et son scanner ne voyait pas assez loin pour nous aider. Pour mon plus grand malheur, nous n’avions pas le choix de retourner en ville. Non… Pourquoi moi…? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça? Tout ce que je veux c’est retourner chez moi et oublier tout ça, c’est vraiment trop demander?

Nous avons patienté derrière tous les gens qui voulaient entrer en ville. Pitié, ne me dites pas que vous êtes tous là à cause de ce foutu congrès de religion? Pourquoi…? La religion, ou plutôt les prêtres et les paladins, c’est evil. Ça ne sert à rien d’autre que de me faire chier et de rendre ma vie très pénible. Ma vie serait tellement mieux sans prêtres et sans paladins fanatiques. Bon… Peut-être pas tellement mieux… Sans doute pas tellement mieux… Pas du tout tellement mieux en fait… Mais beaucoup de points négatifs valent mieux que beaucoup, beaucoup de points négatifs… non? Dans mon cas ça serait à discuter, mais je peux toujours espérer…

Une demi-heure plus tard, nous avons finalement passé les portes. Ce qui devait être un séjour de cinq minutes s’est compliqué drôlement vite. Aucun des vendeurs que nous avons vus n’a pu nous aider. Les seules cartes disponibles étaient des cartes de la région ou des cartes du continent plutôt vieilles. Les gens s’étaient rués sur toutes les cartes qui valaient la peine à cause de toute l’activité qui régnait en ville. Je savais que ce congrès allait me causer des problèmes! Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour être n’importe où sauf ici.
Too bad wishful thinking doesn’t work with me…

J’ai commencé sérieusement à désespérer. J’ai même commencé à me dire que je préférais encore partir d’ici, direction quelque part au sud, en espérant tomber un jour sur Eomiss. Pas nécessairement la chose la plus brillante à faire, mais rester ici trop longtemps ne serait pas bon pour ma santé. Heureusement, un des vendeurs nous a suggéré d’aller voir les capitaines de airships. C’était sans doute les seuls qui possédaient des cartes dignes de ce nom. Je savais que le port était vers l’est (ou était-ce vers l’ouest?) alors je me suis préparée à sortir ma boussole pour m’y diriger. Mais Callystus a été plus rapide et elle s’est servie de son scanner, faisant apparaître la ville en miniature devant nos yeux. C’est moi qui ai zéro sens de l’orientation et c’est elle qui a le gadget super cool.
That’s so unfair… Why can’t I have one of these?

Nous sommes arrives au port sans problème, mais aucun capitaine ne pouvait (ou ne voulait) nous aider. Il y en a même un qui a flirté avec nous d’aplomb. C’en était tellement évident que c’en était gênant, pour tout le monde. Il nous a même invitées dans sa cabine! Non, mais! Pour qui me prend-il? Callystus n’a pas compris du tout à quoi il faisait allusion, mais moi oui et ça m’a mise extrêmement mal à l’aise, pour ne pas dire… J’ai essayé de lui faire comprendre gentiment que je n’avais aucune envie de le suivre dans sa cabine, mais je me sentais si mal que ça sortait tout croche, ou alors c’était lui qui était vraiment borné. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans «je voudrais juste jeter un coup d’œil à une carte du continent et pas…»? Il a même essayé de m’avoir avec une fleur! J’étais découragée et Callystus était… presque scandalisée que je l’aie acceptée. I only did it so that he would leave me alone. What’s the big deal? Et pourquoi lui réponds-tu que tu as déjà été mariée alors qu’il t’en offre une aussi? Quel est le lien entre le mariage et une fleur?

Nous avons éventuellement réussi à échapper à la présence très envahissante de cet homme, mais non sans m’être fait offrir sa carte d’affaire… qui était rose avec des froufrous et… parfumée. Juan Julio Inglesias. J’espère ne jamais le revoir.

De retour au sol, nous en étions revenues à notre point de départ : un besoin urgent de quitter la ville (en tout cas dans mon cas) et aucune carte pour nous indiquer la direction à prendre. Je pense que nous n’aurons pas le choix de partir et d’y aller à l’aveuglette, en espérant ne pas trop nous perdre. J’allais le dire à Callystus, mais elle a soudainement disparu! Elle m’a demandé de l’attendre là puis je n’ai plus eu de signe d’elle. Mais à quoi tu penses?! Comment suis-je censée te protéger si tu disparais et que tu pars vagabonder dieu-sait-où?! I’m so going to kick her butt when she reappears. Mais pour l’instant, je n’avais pas d’autre choix que de l’attendre.

Quand elle a fini par réapparaître, je me suis retenue à deux mains pour ne pas l’étrangler. Tu as décidé que me compliquer l’existence serait ta mission dans la vie? Tu n’étais pas obligée de me prouver une deuxième fois à quel point j’étais pourrie pour te surveiller. Où est votre fille? Je ne sais pas. Des fois elle touche à des objets qu’elle ne devrait pas toucher… Des fois elle disparaît sans prévenir…

Son geste partait peut-être d’une bonne intention (aller trouver une carte), mais c’était loin d’être la chose la plus brillante à faire. J’ai été si contrariée et si… J’espère que ça n’a pas trop paru. J’ai seulement dû avoir l’air frustrée, comme d’habitude…

Comme nos recherches ne nous menaient nulle part, je ne voyais qu’une seule autre option (à part errer à tout jamais sur le continent) : aller voir Raïko. Il avait dit qu’il nous devait une faveur, alors je ne pense pas que lui demander des indications précises sur comment se rendre à Eomiss serait trop demander. Que les choses soient quand même claires : j’aurais préféré ne pas avoir à y aller. J’aurais tout donné pour ne pas avoir à le faire. Mettre les pieds dans une église devait compter comme l’une des choses que je détestais le plus au monde. C’était comme entre dans le quartier général de mon plus grand ennemi. Je suis certaine que ça ne se passera pas bien. Si un seul prêtre ose m’approcher pour me proposer support moral ou aide spirituelle, je jure que je vais le frapper.

Raïko se trouvait au temple du Crescent Moon. C’était un édifice assez impressionnant, qui n’aurait pas dû a priori me déranger, mais c’est ce qui se trouvait à l’intérieur qui me posait un problème. J’ai hésité, tellement que ça a paru et que Callystus m’en a fait la remarque. Quoi? C’est sûr que ça me dérange. Un édifice rempli de prêtres et de paladins… Tu dois t’être rendue compte à quel point je ne les portais pas dans mon cœur.

C’est donc très à reculons que je suis entrée dans la bâtisse. Heureusement, Callystus a rapidement retrouvé Raïko grâce à son scanner. Il n’a pas eu l’air très content de nous voir, mais quand il nous a reconnues, il s’est excusé. Il avait l’air d’avoir eu aussi une longue journée alors ça m’a gênée de lui rappeler qu’il nous devait une faveur. Préférant me débrouiller toute seule, ça me gênait toujours de quémander de l’aide. Raïko avait sans doute des tonnes de choses plus importantes à faire que d’aider deux pures étrangères, mais il a été assez gentil pour nous conduire jusqu’à son bureau pour nous montrer les cartes du continent qu’il possédait. J’étais contente. Mon séjour dans cette ville de fous tirait enfin à sa fin.

Puis Raïko a commencé à me regarder bizarrement et à dire des trucs encore plus étranges. Ceux qui nous poursuivaient allaient continuer à le faire. Si je m’éloignais de tout ça, pourquoi le feraient-ils? Ma vie était très bien avant que je ne rencontre tout le monde. Raïko ne m’a pas crue. Rien d’étonnant à ça. D’ailleurs, qui essayais-je le plus de convaincre : lui ou moi? Probablement les deux. Ma vie, autant avant que maintenant, est tout ce qu’il y a de plus merdique. Je suis meurtrie, incroyablement triste et encore plus seule.

Mais peu m’importais les avertissements de Raïko. Je préférais encore retourner à Eomiss plutôt que de rester ici et aider à sauver le monde. Mais il a continué en disant que si je quittais la ville, j’allais revivre le même sort que j’avais déjà vécu. Callystus aussi et après elle allait mourir. Je suis devenue blanche comme un drap. Comment peut-il être au courant de… ce qui m’est arrivé? Il a révélé que quelques fois, il lui arrivait de «voir des choses». Je me doute bien que ce n’est pas votre faute, mais merci. Merci beaucoup de m’avoir rappelé tout ça. J’en avais vraiment besoin...

Raïko ne comprenait pas pourquoi je tenais absolument à quitter la ville. Il a dit que je ne tenais pas à la vie. Que répondre à ça? Si je voulais vraiment mourir, je suppose que je me serais tuée il y a longtemps, mais d’un autre côté, si je tenais vraiment à la vie, je… En réalité, peu m’importait ce qui m’arrivait, mais je ne voulais pas que Callystus souffre par ma faute. Je lui ai suggéré de retourner avec les autres pour les aider à sauver le monde. Moi j’allais aller… faire autre chose. Elle a cru que j’avais peur. Des guardians, de la grandeur de cette mission. J’aimerais que ça simplement le cas, mais non. Pourquoi ne peux-tu pas comprendre? Pourquoi personne ne peut comprendre que je ne veux pas d’un destin pareil, pas quand on me dit que toute ma souffrance était prévue d’avance afin de me préparer à ce destin? Ce n’est pas…

Peu importe. Je ne pouvais plus rester ici et protéger Callystus dans ces circonstances. J’espère qu’elle a compris le message. Je me suis dirigée vers la porte. Je ne savais pas ce que j’allais faire. Une chose était certaine, je ne pouvais pas quitter la ville pour l’instant. Je n’avais aucune raison de croire Raïko, mais lui n’avait aucune raison de me mentir. Je n’avais pas le choix de le croire. Je ne pouvais pas partir, mais je ne voulais pas rester non plus. Tout ce dont j’avais envie c’était d’aller m’enfermer là où personne ne risquait de me déranger et de pleurer. Ça faisait des années que ça ne m’était pas arrivé, des années que je m’en empêchais, mais aujourd’hui je me sentais sur le point de craquer. Me faire rappeler de si mauvais souvenirs après tant de temps à avoir tout fait pour ne pas y penser m’avait atteinte de plein fouet.

Je me suis dirigée d’un pas rapide et décidé vers la porte. Si je restais ici un instant de plus, j’allais me mettre à pleurer devant Raïko et Callystus et ça, je m’y refusais totalement. J’ai ouvert la porte… pour me retrouver face à face avec le prêtre. You remember that annoyingly nice priest? Well that one. J’ai refermé la porte avant même d’entendre la fin de son «bonjour». Ça y est, je suis en plein cauchemar… Mais si je ferme les yeux, que je prends une grande inspiration et que je rouvre la porte, je me rendrai peut-être compte que ce n’étais qu’un rêve… Un… Deux… Trois… Et…

dimanche 5 juillet 2009

Internet is evil...

Nariko











Callystus










Laurian









Sio










Ravenelle











Arzhvael

dimanche 28 juin 2009

Emo!!!!

Laurian est emo!! Emo!!!

mardi 23 juin 2009

Mort aux paladins-2

Je suis arrivée juste à temps pour les inscriptions de dernière minute. Callystus aurait pu aller regarder le match dans les gradins, mais elle est restée avec moi. Au moins comme ça je pourrais garder un œil sur elle quand je ne serais pas en train de me battre. L'endroit où les combattants attendaient étaient rempli d’hommes qui semblaient tous plus barbares les uns que les autres. Un se détachait du lot. Il avait le nez plongé dans un gros livre «Les mathématiques quantiques des sciences physiques et chimiques fondamentales et appliquées». Euh… quoi? Je ne me considère pas comme quelqu’un de stupide, mais ce livre était au-delà de mes capacités de compréhension. Rien qu’à le regarder et j’en avais des maux de tête. Quand Callystus a remarqué le titre du livre, elle est allée y jeter un coup d’œil… par-dessus l’épaule de l’homme. Et quand elle s’est aperçue que l’homme faisait des corrections dans le livre, elle lui a fait remarquer que si le livre n’était pas à lui, ce n’était pas correct de faire ça. Son père avait apparemment le même genre d’habitude. Même si ce que cet homme faisait était tout à fait répréhensible, cela ne nous regardait aucunement et j’ai bien essayé de le faire comprendre à Callystus. Peine perdue. Cette fille est adorable, mais un peu trop têtue.

En attendant mon tour pour aller me qualifier, j’ai aperçu Sio. Il était venu avec Gale, qui était présentement en train de se qualifier. Il m’a appelée «femme avec épée». Ok… Je crois qu’il ne m’aime pas beaucoup. Comment répliquer à ça? …Enfant avec staff? Au moins, quand je suis entrée dans l’arène, il m’a fait des «ta-tas». Le type blond qui lisait le gros livre incompréhensible, moi et un paquet de monsieurs X sommes allés nous qualifier. Je n’ai eu aucun mal à terrasser mes adversaires. Quant au type blond, il avait deux barbares devant lui qui n’osaient pas attaquer ni l’un ni l’autre. Moi je n’avais pas l’intention de rester plantée là à ne rien faire alors j’ai décidé d’attaquer. Mais attaquer quelqu’un dans le dos, ça ne se fait pas. Ça n’est pas honorable du tout. Je devais donc me résoudre à utiliser une technique de… paladin : avertir de mes intentions avant d’attaquer. J’ai crié au barbare «Attention, je vais t’attaquer!» et j’ai frappé… un peu plus fort que prévu. Le barbare a littéralement giclé en morceaux par terre, légèrement beaucoup mort. La foule dans les estrades était totalement survoltée, mais moi j’étais totalement traumatisée. Oh mon dieu… Je viens de tuer un pauvre type qui ne faisait que tenter sa chance à ce concours. Qu’est-ce que j’ai fait…?

Le type blond a arrêté l’arme de l’autre barbare de son avant-bras et il l’a envoyé au tapis. Euh, il est fait en quoi lui? Au moins je n’ai pas eu à l’affronter tout de suite, car nous nous étions tous les deux qualifiés. Nous sommes passés de l’autre côté avec ceux qui s’étaient déjà qualifiés. Nous avons été rejoints peu de temps après par… Callystus? Comme elle voulait rester près de moi, elle avait décidé de traverser de l’autre côté. Elle a eu la vie sauve grâce au type blond qui a utilisé de la magie pour l’amener en sureté près de nous. J’ai été furieuse contre elle, pas parce qu’elle était venue me rejoindre (de ça j’étais simplement surprise), mais parce qu’elle aurait pu se faire tuer. Et moi j’aurais certainement été disqualifiée, parce que je sais que je serais retournée dans l’arène pour la défendre.

Puis ce fut au tour de Sio de nous rejoindre. Il était totalement traumatisé parce ce que j’avais fait. Et Gale qui n’a pas aidé en me traitant de psychopathe. Yeah, thanks a lot Gale, that really helps. Je pense que je ne perdrai pas mon temps à tenter d’expliquer que c’était un accident puisque leur opinion semble déjà faite. Et voilà, je vais passer pour une malade mentale aux yeux de tout le monde. Je ne devrais pas me plaindre, puisque c’est ce que je veux : que tout le monde reste éloigné de moi. But still… It kind of hurts… Au moins le type blond n’en a pas rajouté. Je n’avais pas besoin de ça en plus, me faire insulter par un étranger. Il a quand même dit des trucs étranges. Il a demandé à l’elfe blond qui tentait de consoler Sio pourquoi lui et Callystus ne s’entretuaient pas et il nous a suggéré à Gale et à moi de garder un low profile. Mais comment peut-il savoir ce que Gale et moi sommes? Ce n’est quand même pas écrit sur notre front…

Ensuite, comme si j’avais besoin de ça, une paladin est venue nous féliciter de nous être qualifiés… même si selon elle nous ne faisions pas le poids face à elle. Je savais que c’était une paladin parce qu’elle avait l’aura typique de ces «guerriers du bien» : du schling à profusion, des oiseaux, des bambis… J’aimerais dire que j’ai réussi à me contrôler, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Malgré tout ma bonne volonté, mon corps réagit instinctivement en présence de prêtres et de paladins. Je me suis reculée subtilement près de Callystus et j’ai observé la scène sans rien dire. Si cette fille doit se battre, ça sera l’occasion parfaite pour moi.
J’ai déjà dit que je détestais les paladins? Je déteste les paladins. À chaque fois que j’en vois un, je sens mon sang bouillir. Je regarde cette paladin et tout ce dont j’ai envie c’est de lui taper dessus. Je me doute bien à voir la quantité de schling que je ne suis pas assez forte pour gagner, mais je me contenterais de la combattre. Il fallait que je me batte contre elle, j’en avais besoin. J’avais beaucoup de trucs à extérioriser.

Mon premier combat a été contre un monsieur X en kilt. Je l’ai mis à terre en deux rounds, mais petit inconvénient : son kilt a été déchiqueté en morceaux et il s’est retrouvé… sans rien sur le dos. J’ai détourné le regard et j’ai mis mes mains devant mes yeux. Seigneur… Pourquoi je ne peux pas faire les choses normalement? L’annonceur a dit que j’avais l’étape d’un grand champion, que c’était sans doute un record de vitesse. Si vous voulez, mais ce n’était pas nécessaire d’en faire autant. Quand je suis retournée vers les combattants, Callystus m’a fait un gros hug. Ma réaction initiale fut «euh…». Pourquoi tu me hugges? Je sais bien que tu as dit que c’était moi que tu encourageais, mais quand même… J’ai fini par repousser Callystus avec plus de retard que je n’en avais l’habitude. Je comprenais la signification de son geste –c’était le genre de marque d’affection que l’on donnait à une amie- mais je ne comprenais pas pourquoi elle l’avait fait. Qu’avais-je donc fait qui justifiait qu’elle soit… gentille avec moi? Moi je ne l’avais pas été et je n’avais pas non plus l’intention de le devenir…

À mon deuxième combat, j’ai affronté Élian, l’elfe blond qui avait tenté de consoler Sio après mon massacre. J’ai réussi un move super cool, mais je me suis ensuite plantée royalement par terre, me foulant la cheville. Ça c’est trop pathétique. Je me blesse moi-même à un tel point que le bon sens aurait voulu que je concède la victoire à mon adversaire. Mais j’ai refusé de le faire, par pure fierté je l’admets. Je devais me battre jusqu’au bout, aussi vrai que je ne m’appelais pas Nariko. Sous les «boos» de la foule (championne un moment et en disgrâce l’instant d’après), je me suis péniblement relevée, prête à subir une cuisante défaite. Quelques secondes plus tard, mon vœu s’est réalisé et je suis tombée inconsciente.

Quand je me suis réveillée, j’ai été furieuse contre moi, pas contre l’elfe qui m’avait battue. Il avait simplement été meilleur, je ne pouvais lui en vouloir pour ça. Mais moi… Me rendre inapte au combat par moi-même… And I call myself a warrior? My actions were totally unworthy and shameful for all warriors. I failed so miserably and I’m very disappointed in myself. This was my one chance to kick a paladin’s butt. Now I’m back in square one.

En reprenant mes esprits, je me suis rendue compte que je n’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais et ma tête était posée sur les genoux d’une personne… qui me flattait les cheveux? J’ai arrêté la main dans son élan et je me suis assise. C’était Callystus qui m’avait flatté les cheveux. Elle avait l’air inquiète pour moi. Pourquoi…? D’abord tu m’encourages, puis tu me hugges et là tu t’occupes de moi. Pourquoi…? Dieu sait que je n’ai rien fait pour encourager un tel comportement… Comme mes blessures étaient toutes parties (vive la régénération d’arcadien), Callystus et moi pouvions nous mettre en route pour Eomiss. Callystus s’inquiétait pour Gale, qui était en très piteux état, mais nous ne pouvions rien faire pour lui. Pour sa tranquillité d’esprit, je me suis simplement assurée avant notre départ qu’il était toujours en vie. J’ai tâté son pouls et il battait toujours. Sio n’a pas eu l’air d’apprécier que je m’approche de Gale. Il m’a chassée en me faisant des «shoo-shoo». The kid really thinks that I’m a monster. Yay.

Quand nous nous dirigions vers la sortie, un prêtre nous a arrêtées. Il voulait être certain que j’allais bien. Il ne comprenait pas pourquoi j’avais réagi de cette façon à leurs sorts de healing et pourquoi les potions n’avaient pas eu d’effet sur moi. Alors c’est pour ça que mon sommeil me semblait si profond? J’étais rendue dans le coma à cause de leurs foutus sorts? Je hais les prêtres. Le prêtre a dit que j’étais une aberration de la nature. Callystus lui a balancé un coup de poing et l’a envoyé dans le décor, manquant ainsi de se faire jeter en prison par un paladin. Je hais les paladins. J’ai été agréablement surprise du geste de solidarité de Callystus, mais j’avais envie de lui dire que ce n’était pas la peine qu’elle se donne tout ce mal pour moi. Il n’avait pas tort. Tout en moi était étrange, pour ne pas dire creepy. J’étais une aberration de la nature. Pas grand-chose jusqu’à présent ne m’avait laissé croire le contraire : les seuls parents que j’avais connus ne m’avaient jamais aimée, ma mère biologique m’avait abandonnée à la naissance et ne m’avait jamais donné de nouvelles par la suite et depuis que je voyageais avec ce groupe, c’était la troisième fois qu’on me disait que je ne devrais pas exister. Vivement que je retourne à Eomiss et que je n’entende plus jamais parler de toute cette histoire et de tous ceux qui y sont impliqués.

Nous avons croisé rapidement Ravenelle à la sortie de l’infirmerie et nous nous sommes rendues en ville. Un petit détour par le marché était nécessaire avant notre départ. Nous avons eu la surprise d’y trouver le type blond que tous les combattants semblaient craindre. Callystus voulait aller le remercier une dernière fois de lui avoir sauvé la vie. Je lui ai accordé une minute. J’ai commencé à faire le décompte, mais quand elle a déposé Gadget sur ma tête, j’ai dû recommencer à zéro. You’re way too cute boy. Les soixante secondes écoulées, je suis allée me planter derrière Callystus pour lui mettre de la pression. Pour mon plus grand malheur, le type blond était Raïko, le chevalier qui s’y connaissait beaucoup sur les portails, celui que «nous» devions convaincre de «nous» aider. Il était très charmant et très poli, à des années-lumière de l’image qu’il avait projeté dans le colisée. Il a fait un baisemain à Callystus et quand j’ai expliqué à cette dernière que c’était une forme de politesse, elle en a fait un à Raïko. J’ai tellement trouvé ça drôle que j’ai pouffé de rire. Non Nariko, tu ne dois pas rire. Rappelle-toi à quel point tu as travaillé dur pour être capable de rester froide et indifférente à tout… But it was so funny… Pfft! Moi je ne me suis même pas présentée. Il a dû penser que j’étais une vraie sauvage pas de manière, mais tant pis… Je ne suis pas ici pour socialiser et encore moins avec quelqu’un qui pourrait être impliqué dans un sauvetage du monde dont je ne désire rien savoir.


Raïko était ici pour acheter des herbes qui guériraient les coliques de son gros cheval blanc nunuche qui était en train de tomber amoureux de Callystus. Je suis jalouse, moi aussi je veux le flatter… Quand je lui ai fait remarquer que les herbes qu’il tenait pouvaient empoisonner son cheval à mauvais dosage, le vendeur a mystérieusement disparu. Comme je m’y connaissais en herbes et en chevaux, je lui ai suggéré d’autres herbes qui me semblaient plus appropriées. Il en a été si reconnaissant qu’il a dit qu’il avait une dette envers nous. Tout ce qui m’intéressait c’était de retourner au plus vite à Eomiss, mais Raïko ne pouvait pas nous y téléporter ou nous diriger vers quelqu’un qui le pourrait. Too bad…

Je suis embarquée sur un cheval que Callystus a fait apparaître et elle volant à mes côtés, nous nous sommes dirigées vers la sortie de la ville. Finalement, bientôt je vais pouvoir mettre toute cette histoire derrière moi. Dès que j’arrive à Eomiss, je jure devant tous les dieux de ne plus jamais penser à tout ça et surtout de ne plus quitter la ville. Servir de garde du corps à des méréens (ou plutôt une méréenne), c’est mortel…

Truc mignon

Truc mignon pas rapport en attendant mon prochain post. Nariko quand elle était jeune.





dimanche 21 juin 2009

Mort aux paladins-1

J'ai laissé les discussions se terminer sans intervenir. Sauver le monde... Blah, blah, blah... I don't care about any of this, so could you just stop talking about it already? And then I'll be able to leave...

Le guardian de la terre, Forest je crois (c'est vous dire à quel point j'écoute, je n'ai même pas retenu leurs noms), a donné une fleur magique au prêtre pour qu'on (ou plutôt qu'ils, je ne me compte pas dans ce groupe de sauveurs du monde) puisse communiquer avec eux. Il a dit que la phrase d'activation était «Oh grand et sublime Forest...». Euh... C'était une plaisanterie de sa part. Dommage qu'il l'ait dit. J'aurais bien ri d'entendre le prêtre dire ça... Les guardians sont ensuite partis. Selon ce que Forest avait dit, c'était la dernière fois que nous les voyions. Tant mieux (même si je dois admettre que Zaphira et sa cuteness vont me manquer). Je n'avais aucune envie de me faire dire une seconde fois «Ton destin est de sauver le monde, alors accepte toute la merde qui t'est arrivée»! Pensiez-vous vraiment vous rattraper avec ce petit «les événements tragiques ne devaient pas arriver» de dernière minute?

Bullshit.

Ils ont aussi dit que nous aruions dû apprendre notre destin de façon plus naturelle... Apprendre de façon naturelle que ma vie devait être merdique? Je pense que je préfère la manière claire et directe. Ça fait plus mal, mais au moins c'est fini. Apprendre de façon plus naturelle? Vous voulez dire que voua auriez étalé le choc sur plusieurs années? Donc plus de souffrance? Bandes de malades! Et arrêtez de dire qu'on vous appartient! Moi je n'appartiens à personne et surtout pas à quelqu'un qui me dit que je dois accepter la souffrance et la tristesse comme étant parties intégrantes de ma vie.

Ne comptez pas sur moi pour vous aider à convaincre ce chevalier de Wateryard de vous aider à sauver le monde ni de vous aider à protéger la réincarnation du dieu de la balance. Like I'd want to do anything for a god who decided that I should suffer all my life so that, in the end, I'd be ready and willing to save the world. Not really... Not now and not ever...

J'ai passé le restant de la nuit à faire des cauchemars. Rien de bien surprenant. C'était les mêmes qu'à toutes les nuits. Quand je me suis réveillée dans la grange, je me suis sentie comme à tous les matins des derniers jours, comme si j'avais à peine et pas du tout dormi et la qualité de mon sommeil étant des plus discutables. J'ai souhaité de tout mon coeur que la rencontre avec les guardians n'ait été qu'un rêve, mais ce n'était pas le cas. La plante magique était bien là, signe irréfutable que je ne pouvais pas nier ce qui s'était passé.

Sans un regard pour les autres, je suis sortie de la grange. Direction: les champs en-dehors de la ville. Le premier était rempli de moutons qui me regardaient avec un peu trop d'insistance. le deuxième était rempli de vaches qui me foutaient la paix. Je me suis assise par terre, accotée contre un arbre, et je me suis prise la tête entre les mains. This is a nightmare... I feel like my whole life has been a nightmare and now it's getting worse. Pourquoi est-ce que Ravenelle peut oublier ce qu'elle veut oublier et moi pas? Tout ce que je voudrais c'est oublier, mais c'est tout le contraire qui se produit. Plus je veux oublier et plus je m'en souviens. Ça doit faire partie de mon destin de merde...

Callystus est venue me voir. Va-t'en! Je crois qu'elle a essayé de me réconforter. Voir réponse précédente: Va-t'en! Je sais que j'ai dû être bête, mais je ne voulais pas qu'elle reste. Si elle était restée, j'aurais fini par être obligée de la regarder et elle aurait alors vu dans mes yeux à quel point j'étais triste. Elle est partie, mais elle a laissé Gadget avec moi. Pour me tenir compagnie? Pour me surveiller? J'aurais préféré rester seule. Ce fluffbnall est trop cute pour mon propre bien. Dès que Callystus a été hors de vue, je n'ai pas tenue dix secondes et je me suis mise à flatter Gadget et à lui faire des câlins. Ça devait lui plaire parce qu'il s'est mis à tourner autour de moi et à se promener sur mes bras, en poussant des petits cris. . J'aimerais tellement en avoir un comme toi, mais ce n'est pas possible, je ne peux pas... Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de te serrer contre moi, ça me fait tant de bien. Ça me ramène au temps si lointain où je n'avais aucun souci en tête...

Je serais restée ici des heures, mais la voix du prêtre dans ma tête m'a interrompue. Il se passait quelque chose en ville, dans une maison abandonnée. Sio était apparemment en danger. Bon... Botter les fesses de brigands ne me fera pas de tort. En fait, vu l'empressement avec lequel mon corps se lève et se met à courir, je peux affirmer que ça me fera énormément de bien. Cependant, vu mon légendaire pas-de-sens de l'orientation, j'ai tourné en rond durant une éternité avant de trouver l'endroit en question (s'il n'y avait pas eu cette grosse explosion, je crois que je ne l'aurais jamais trouvé). N'ayant aucune envie de mettre Gadget en danger, j'ai ouvert mon sac pour qu'il s'y glisse. Je n'ai pas eu besoin de lui demander. Au premier signe de danger, il s'est tout de suite caché. Good boy.

Quand je suis arrivée, Ravenelle était sur le pas de la porte et s'en donnait à coeur joie. Je l,ai rejointe très brièvement avant de foncer dans la maison. Je fus aussitôt entourée de dix hommes. Mmmm... Comment réagir...? Taïo! Je me suis fait tirer dans la jambe gauche. Ow. Je me suis dépêchée d'arracher la flèche avant que ça ne devienne un problème. Arzhvael est arrivé et m'a aidée à me débarrasser des bad guys. Nous étions bien partis, mais nous avons commencé à recevoir des éclairs en pleine tronche. Ow... Arzhvael a conclu que la maison était magique et il m'a agrippée par la main pour me traîner à l'extérieur... où nous avons reçu d'autres éclairs. Re-ow et re-re-ow... Nous avons fini par nous rendre compte que les éclairs venaient de Sio. Le pauvre petit était terrorisé. Il n'arrêtait pas de dire «Il arrive. Il va tuer tout le monde». Moi j'avais envie de rester, car mon bottage de fesses était loin d'être terminé. Mais tout le monde voulait partir et comme je n'étais opas cinglée au point de rester ici toute seule, je les ai suivis. Comme l'épée de Gale était restée par terre, j'ai voulu la prendre pour la lui ramener. J'avais déjà réussi à lui toucher, alors pourquoi les choses auraient-elles été différentes cette fois-ci? J'ai eu tellement mal que ça a failli me tuer. Foutue épée de merde! Reste là alors!

J'ai rejoint tout le monde tant bien que mal dans la forêt qui bordait la ville. Je me suis dépêchée d'aller le plus loin possible à l'écart pour panser mes blessures. Je devais me hâter avant que quelqu'un ne vienne pour me proposer son aide. Je ne pouvais pas laisser qui que ce soit me regarder de trop près. Ils se rendraient tout de suite compte que j'étais... différente. J'ai mis des bandages partout où j'avais été blessée. À la fin, je ressemblais presqu'à une momie. Quand le prêtre est venu me chercher, il m'a proposé de me healer.Me healer? T'es malade?! J'ai décliné son offre avec le plus de froideur possible. Il m'a regardée bizarrement. Il a dû remarquer mon regard. Yeah, I know, I'm freaky. Get lost already.

Il m'a informée qu'un carosse avec des chevaux avait été trouvé. Nous pourrions nous en servir pour voyager. J'avais plutôt prévu de me pousser le plus vite possible à Eomiss, mais comme je ne pouvais pas retourner en ville pour chercher un moyen de transport, je n'avais pas trop le choix. Dès que je suis arrivée au carosse et que j'ai vu les chevaux, j'ai eu envie de m'en occuper. Mais Arzhvael était déjà sur leur cas et mes attentions sont passées dans le beurre. Bon, tant pis... Durant les quelques jours qu'à duré le trajet jusqu'à Rama, je me suis occupée de Gadget, car Callystus étaient atteinte de bavisme. Déjà que je le trouvais mignon, mais quand il s'est mis à quémander sa bouffe en me tournant autour et en grattant sur mes jambes, ça a été le comble de la cuteness. Tu vas être ma mort, tu le sais?

Dès que nous sommes arrivés à Rama, nous nous sommes mis en quête dd'une auberge. Nous nous sommes ramassés à l,auberge du P'tit cochon pas de queue. Elle était pratiquement pleine. Il y avait un genre de compétition en ville. J'aurais préféré avoir une chambre pour moi seule, mais comme ce n'était pas possible, j'en ai pris une avec Calllystus. J'ai payé, je l'i droppée dans la chambre et je suis allée prendre un bain. Ravenelle était déjà là, alors j'ai attendu qu'elle ait fini avant de me déshabiller et de me laver. Je n'avais aucune envie qu'elle, ou qui que ce soit d'ailleurs, me voit toute nue. Comme j'ai déjà dit, je suis... différente... et aussi très prude.

Après son départ (elle prend toujours son bain avec son faucon?), j'ai pris tout mon temps pour enlever mes bandages. Excellent, la cicatrisation suit très bien son cours. Ce fut ensuite le tour de mes vêtements, et de mes gants et de mes bas. Je donnerais n'importe quoi pour ne pas avoir ces marques. Dieu sait que j'ai essayé de m'en débarasser, mais rien n'a fonctionné... Même si je savais qu'il n'y avait personne d'autre dans le bain, j'ai gardé ma serviette autour de moi jusqu'à la dernière minute. Une fois dans l'au, je me suis laissée caler jusqu'au cou. This is bliss... Si seulement je pouvais rester ici éternellement... La dernière fois que je me suis relaxée ainsi, je ne m'en souviens même pas... Et là je n'ai pas le temps de me relaxer. Il faut que je me rende au port au plus vite, pour trouver un airship qui me ramènera à Eomiss. J'aimerais que Callystus vienne avec moi, il était après tout ma mission de la protéger. Mais si elle décidait de rester et de s'amuser à sauver le monde, just too bad pour elle. Moi je retournerai chez moi quand même. Je ne désire aucunement être mêlée à tout ça.

Je me suis séchée en vitesse, remis décente et je suis sortie. Pour ne pas chercher en vain pendant de sheures, j'ai demandé à un passant où se trouvait le port. Il m'a sorti des explications longues comme mon bras. Plus simple s'il vous plaît? À l'st? Yes, I can work with that. J'ai sorti ma boussole et je me suis dirigée vers l,est. Le port étant difficilement manquable, je l'ai rapidement trouvé. Tout était malheureusement fermé et ne rouvrirait que demain matin. Il ne servait à rien que je perde mon temps ici alors je suis retournée à l'auberge... en tout cas j'ai essayé. Ça n'aurait pas dû être compliqué. Je me disais: je suis partie vers l'est, alors en me dirigeant vers l,ouest, je ne devrais pas avoir de problème à trouver l'auberge, n'est-ce pas? Et puis j'avais ma boussole... J'ai quand même réussi à me perdre royalement et je ne suis finalement arrivée à destination qu'aux petites heures du matin. J'ai rassemblé le peu de forces qu'il me restait pour me traîner jusqu'à ma chambre et à peine la porte fermée, je m'écroulais par terre, profondément endormie.

Si Callystus ne m'avait pas réveillée, je crois que j'aurais passé le restant de la semaine là. J'ai d'abord paniqué. Je n'étais plus par terre, mais dans un lit.Je détestais être couchée, encore plus dans un lit... Je n'ai pas pris de détours pour parler à Callystus. Je voulais retourner à Eomiss et je partais en quête d'un airship qui me ramènerait là-bas. In or out? J'étais certaine qu'elle essairait de me convaincre de rester ou du moins qu'elle me dirait qu'elle voulait rester pour aider à sauver le monde, mais pour ma plus grande surprise, elle m'a répondu qu'elle me suivrait, en ajoutant que si je retournais à Eomiss toute seule, son père me tuerait. Yeah, right... Voir que je vais le laisser me tuer sans réagir. J'ai quand même été contente qu'elle se montre raisonnable. Retourner toute seule à Eomiss, ça aurait ét éadmettre l'échec de ma mission qui était de veiller sur elle et de la protéger. Je n'aurais plus osé me présenter devant Boss, à part pour lui dire que je quittais la guilde.

Grâce au scanner de Callystus, nous avons trouvé le port en moins de deux. Le seul vaisseau qui se dirigeait vers le sud s'arrêtait à Unibok et le capitaine demandait 200 po puor le voyage. J'ai essayé de marchander un peu: enlever la nourriture des coûts, les pierres précieuses de Callystus en échange, mais il n'a rien voulu savoir. Nous n'avions pas le choix de trouver un endroit où nous pourrions échanger certaines de nos possessions contre des pièces d'or. Le seul marchand qui offrait ce genre de services n'avait que 60 po. C'était quand même mieux que rien, alors nous les avons prises, en échange d'une des pierres précieuses que Callystus avait.

Comme les airships étaient hors de question pour l'instant, nous pouvions toujours nous essayer avec une caravane. La prochaine ne partait que dans deux semaines. Tout était apparemment chamboulé en ville à cause d'un congrès de religion. Un... congrès... de religion? Mais qui au nom du ciel a eu une idée aussi tordue?! Le type des caravanes m'a regardée comme si j'étais complètement folle. Non, je ne suis pas «pas bien» dans ma tête! Les paladins et les prêtres ne servent à rien à part emmerder les gens! Un monde sans prêtres ou paladins serait des plus agréables à vivre. Seigneur... Pourquoi a-t-il fallu qu'il y ait une ville avec une concentration de prêtres et de paladins 50 fois plus élevée que d'habitude et que je m'y trouve à ce moment-là? Je n'ai maintenant plus aucun doute: je suis vraiment maudite.

Callystus a suggéré que je participe au concours de force. Le gagant remportait un prix de 1000 po. Avec autant d'argent, nous n'aurions aucun problème à payer notre passage sur le airship. Mais je maintiens quand même que 200 po c'est trop cher payé. J'aurais préféré de beaucoup partir tout de suite, même si le trajet en cheval jusqu'à Eomiss serait très long (Oui Callystus, c'est bien dommage que je ne puisse pas voler, ça irait beaucoup plus vite. La, la, la. Dieu merci, avec le temps j'ai appris à bien mentir. Bien sûr que je sais voler. Je sais voler depuis bien avant que tu ne viennes au monde. Voler parmi les oiseaux, le sentiment de légèreté et de liberté... J'ai appris à m'en passer, mais ça me manque beaucoup). Callystus et moi sommes donc parties pour le colisée, là où avait lieu le concours. Une épreuve de force? Ça ne devrait pas être trop difficile...

Suite plus tard. Suis très fatiguée...

mardi 9 juin 2009

Lecture de Nariko

J'ai eu une soudaine inspiration en regardant le blog de Cally. Voici donc un des nombreux effets qu'elle traîne dans son sac à dos. Oui, c'est vraiment un livre avec des images de bébés phoques et c'est ce qu'elle lisait dans le chariot en route pour Rama.