Je suis arrivée juste à temps pour les inscriptions de dernière minute. Callystus aurait pu aller regarder le match dans les gradins, mais elle est restée avec moi. Au moins comme ça je pourrais garder un œil sur elle quand je ne serais pas en train de me battre. L'endroit où les combattants attendaient étaient rempli d’hommes qui semblaient tous plus barbares les uns que les autres. Un se détachait du lot. Il avait le nez plongé dans un gros livre «Les mathématiques quantiques des sciences physiques et chimiques fondamentales et appliquées». Euh… quoi? Je ne me considère pas comme quelqu’un de stupide, mais ce livre était au-delà de mes capacités de compréhension. Rien qu’à le regarder et j’en avais des maux de tête. Quand Callystus a remarqué le titre du livre, elle est allée y jeter un coup d’œil… par-dessus l’épaule de l’homme. Et quand elle s’est aperçue que l’homme faisait des corrections dans le livre, elle lui a fait remarquer que si le livre n’était pas à lui, ce n’était pas correct de faire ça. Son père avait apparemment le même genre d’habitude. Même si ce que cet homme faisait était tout à fait répréhensible, cela ne nous regardait aucunement et j’ai bien essayé de le faire comprendre à Callystus. Peine perdue. Cette fille est adorable, mais un peu trop têtue.
En attendant mon tour pour aller me qualifier, j’ai aperçu Sio. Il était venu avec Gale, qui était présentement en train de se qualifier. Il m’a appelée «femme avec épée». Ok… Je crois qu’il ne m’aime pas beaucoup. Comment répliquer à ça? …Enfant avec staff? Au moins, quand je suis entrée dans l’arène, il m’a fait des «ta-tas». Le type blond qui lisait le gros livre incompréhensible, moi et un paquet de monsieurs X sommes allés nous qualifier. Je n’ai eu aucun mal à terrasser mes adversaires. Quant au type blond, il avait deux barbares devant lui qui n’osaient pas attaquer ni l’un ni l’autre. Moi je n’avais pas l’intention de rester plantée là à ne rien faire alors j’ai décidé d’attaquer. Mais attaquer quelqu’un dans le dos, ça ne se fait pas. Ça n’est pas honorable du tout. Je devais donc me résoudre à utiliser une technique de… paladin : avertir de mes intentions avant d’attaquer. J’ai crié au barbare «Attention, je vais t’attaquer!» et j’ai frappé… un peu plus fort que prévu. Le barbare a littéralement giclé en morceaux par terre, légèrement beaucoup mort. La foule dans les estrades était totalement survoltée, mais moi j’étais totalement traumatisée. Oh mon dieu… Je viens de tuer un pauvre type qui ne faisait que tenter sa chance à ce concours. Qu’est-ce que j’ai fait…?
Le type blond a arrêté l’arme de l’autre barbare de son avant-bras et il l’a envoyé au tapis. Euh, il est fait en quoi lui? Au moins je n’ai pas eu à l’affronter tout de suite, car nous nous étions tous les deux qualifiés. Nous sommes passés de l’autre côté avec ceux qui s’étaient déjà qualifiés. Nous avons été rejoints peu de temps après par… Callystus? Comme elle voulait rester près de moi, elle avait décidé de traverser de l’autre côté. Elle a eu la vie sauve grâce au type blond qui a utilisé de la magie pour l’amener en sureté près de nous. J’ai été furieuse contre elle, pas parce qu’elle était venue me rejoindre (de ça j’étais simplement surprise), mais parce qu’elle aurait pu se faire tuer. Et moi j’aurais certainement été disqualifiée, parce que je sais que je serais retournée dans l’arène pour la défendre.
Puis ce fut au tour de Sio de nous rejoindre. Il était totalement traumatisé parce ce que j’avais fait. Et Gale qui n’a pas aidé en me traitant de psychopathe. Yeah, thanks a lot Gale, that really helps. Je pense que je ne perdrai pas mon temps à tenter d’expliquer que c’était un accident puisque leur opinion semble déjà faite. Et voilà, je vais passer pour une malade mentale aux yeux de tout le monde. Je ne devrais pas me plaindre, puisque c’est ce que je veux : que tout le monde reste éloigné de moi. But still… It kind of hurts… Au moins le type blond n’en a pas rajouté. Je n’avais pas besoin de ça en plus, me faire insulter par un étranger. Il a quand même dit des trucs étranges. Il a demandé à l’elfe blond qui tentait de consoler Sio pourquoi lui et Callystus ne s’entretuaient pas et il nous a suggéré à Gale et à moi de garder un low profile. Mais comment peut-il savoir ce que Gale et moi sommes? Ce n’est quand même pas écrit sur notre front…
Ensuite, comme si j’avais besoin de ça, une paladin est venue nous féliciter de nous être qualifiés… même si selon elle nous ne faisions pas le poids face à elle. Je savais que c’était une paladin parce qu’elle avait l’aura typique de ces «guerriers du bien» : du schling à profusion, des oiseaux, des bambis… J’aimerais dire que j’ai réussi à me contrôler, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Malgré tout ma bonne volonté, mon corps réagit instinctivement en présence de prêtres et de paladins. Je me suis reculée subtilement près de Callystus et j’ai observé la scène sans rien dire. Si cette fille doit se battre, ça sera l’occasion parfaite pour moi.
J’ai déjà dit que je détestais les paladins? Je déteste les paladins. À chaque fois que j’en vois un, je sens mon sang bouillir. Je regarde cette paladin et tout ce dont j’ai envie c’est de lui taper dessus. Je me doute bien à voir la quantité de schling que je ne suis pas assez forte pour gagner, mais je me contenterais de la combattre. Il fallait que je me batte contre elle, j’en avais besoin. J’avais beaucoup de trucs à extérioriser.
Mon premier combat a été contre un monsieur X en kilt. Je l’ai mis à terre en deux rounds, mais petit inconvénient : son kilt a été déchiqueté en morceaux et il s’est retrouvé… sans rien sur le dos. J’ai détourné le regard et j’ai mis mes mains devant mes yeux. Seigneur… Pourquoi je ne peux pas faire les choses normalement? L’annonceur a dit que j’avais l’étape d’un grand champion, que c’était sans doute un record de vitesse. Si vous voulez, mais ce n’était pas nécessaire d’en faire autant. Quand je suis retournée vers les combattants, Callystus m’a fait un gros hug. Ma réaction initiale fut «euh…». Pourquoi tu me hugges? Je sais bien que tu as dit que c’était moi que tu encourageais, mais quand même… J’ai fini par repousser Callystus avec plus de retard que je n’en avais l’habitude. Je comprenais la signification de son geste –c’était le genre de marque d’affection que l’on donnait à une amie- mais je ne comprenais pas pourquoi elle l’avait fait. Qu’avais-je donc fait qui justifiait qu’elle soit… gentille avec moi? Moi je ne l’avais pas été et je n’avais pas non plus l’intention de le devenir…
À mon deuxième combat, j’ai affronté Élian, l’elfe blond qui avait tenté de consoler Sio après mon massacre. J’ai réussi un move super cool, mais je me suis ensuite plantée royalement par terre, me foulant la cheville. Ça c’est trop pathétique. Je me blesse moi-même à un tel point que le bon sens aurait voulu que je concède la victoire à mon adversaire. Mais j’ai refusé de le faire, par pure fierté je l’admets. Je devais me battre jusqu’au bout, aussi vrai que je ne m’appelais pas Nariko. Sous les «boos» de la foule (championne un moment et en disgrâce l’instant d’après), je me suis péniblement relevée, prête à subir une cuisante défaite. Quelques secondes plus tard, mon vœu s’est réalisé et je suis tombée inconsciente.
Quand je me suis réveillée, j’ai été furieuse contre moi, pas contre l’elfe qui m’avait battue. Il avait simplement été meilleur, je ne pouvais lui en vouloir pour ça. Mais moi… Me rendre inapte au combat par moi-même… And I call myself a warrior? My actions were totally unworthy and shameful for all warriors. I failed so miserably and I’m very disappointed in myself. This was my one chance to kick a paladin’s butt. Now I’m back in square one.
En reprenant mes esprits, je me suis rendue compte que je n’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais et ma tête était posée sur les genoux d’une personne… qui me flattait les cheveux? J’ai arrêté la main dans son élan et je me suis assise. C’était Callystus qui m’avait flatté les cheveux. Elle avait l’air inquiète pour moi. Pourquoi…? D’abord tu m’encourages, puis tu me hugges et là tu t’occupes de moi. Pourquoi…? Dieu sait que je n’ai rien fait pour encourager un tel comportement… Comme mes blessures étaient toutes parties (vive la régénération d’arcadien), Callystus et moi pouvions nous mettre en route pour Eomiss. Callystus s’inquiétait pour Gale, qui était en très piteux état, mais nous ne pouvions rien faire pour lui. Pour sa tranquillité d’esprit, je me suis simplement assurée avant notre départ qu’il était toujours en vie. J’ai tâté son pouls et il battait toujours. Sio n’a pas eu l’air d’apprécier que je m’approche de Gale. Il m’a chassée en me faisant des «shoo-shoo». The kid really thinks that I’m a monster. Yay.
Quand nous nous dirigions vers la sortie, un prêtre nous a arrêtées. Il voulait être certain que j’allais bien. Il ne comprenait pas pourquoi j’avais réagi de cette façon à leurs sorts de healing et pourquoi les potions n’avaient pas eu d’effet sur moi. Alors c’est pour ça que mon sommeil me semblait si profond? J’étais rendue dans le coma à cause de leurs foutus sorts? Je hais les prêtres. Le prêtre a dit que j’étais une aberration de la nature. Callystus lui a balancé un coup de poing et l’a envoyé dans le décor, manquant ainsi de se faire jeter en prison par un paladin. Je hais les paladins. J’ai été agréablement surprise du geste de solidarité de Callystus, mais j’avais envie de lui dire que ce n’était pas la peine qu’elle se donne tout ce mal pour moi. Il n’avait pas tort. Tout en moi était étrange, pour ne pas dire creepy. J’étais une aberration de la nature. Pas grand-chose jusqu’à présent ne m’avait laissé croire le contraire : les seuls parents que j’avais connus ne m’avaient jamais aimée, ma mère biologique m’avait abandonnée à la naissance et ne m’avait jamais donné de nouvelles par la suite et depuis que je voyageais avec ce groupe, c’était la troisième fois qu’on me disait que je ne devrais pas exister. Vivement que je retourne à Eomiss et que je n’entende plus jamais parler de toute cette histoire et de tous ceux qui y sont impliqués.
Nous avons croisé rapidement Ravenelle à la sortie de l’infirmerie et nous nous sommes rendues en ville. Un petit détour par le marché était nécessaire avant notre départ. Nous avons eu la surprise d’y trouver le type blond que tous les combattants semblaient craindre. Callystus voulait aller le remercier une dernière fois de lui avoir sauvé la vie. Je lui ai accordé une minute. J’ai commencé à faire le décompte, mais quand elle a déposé Gadget sur ma tête, j’ai dû recommencer à zéro. You’re way too cute boy. Les soixante secondes écoulées, je suis allée me planter derrière Callystus pour lui mettre de la pression. Pour mon plus grand malheur, le type blond était Raïko, le chevalier qui s’y connaissait beaucoup sur les portails, celui que «nous» devions convaincre de «nous» aider. Il était très charmant et très poli, à des années-lumière de l’image qu’il avait projeté dans le colisée. Il a fait un baisemain à Callystus et quand j’ai expliqué à cette dernière que c’était une forme de politesse, elle en a fait un à Raïko. J’ai tellement trouvé ça drôle que j’ai pouffé de rire. Non Nariko, tu ne dois pas rire. Rappelle-toi à quel point tu as travaillé dur pour être capable de rester froide et indifférente à tout… But it was so funny… Pfft! Moi je ne me suis même pas présentée. Il a dû penser que j’étais une vraie sauvage pas de manière, mais tant pis… Je ne suis pas ici pour socialiser et encore moins avec quelqu’un qui pourrait être impliqué dans un sauvetage du monde dont je ne désire rien savoir.
Raïko était ici pour acheter des herbes qui guériraient les coliques de son gros cheval blanc nunuche qui était en train de tomber amoureux de Callystus. Je suis jalouse, moi aussi je veux le flatter… Quand je lui ai fait remarquer que les herbes qu’il tenait pouvaient empoisonner son cheval à mauvais dosage, le vendeur a mystérieusement disparu. Comme je m’y connaissais en herbes et en chevaux, je lui ai suggéré d’autres herbes qui me semblaient plus appropriées. Il en a été si reconnaissant qu’il a dit qu’il avait une dette envers nous. Tout ce qui m’intéressait c’était de retourner au plus vite à Eomiss, mais Raïko ne pouvait pas nous y téléporter ou nous diriger vers quelqu’un qui le pourrait. Too bad…
Je suis embarquée sur un cheval que Callystus a fait apparaître et elle volant à mes côtés, nous nous sommes dirigées vers la sortie de la ville. Finalement, bientôt je vais pouvoir mettre toute cette histoire derrière moi. Dès que j’arrive à Eomiss, je jure devant tous les dieux de ne plus jamais penser à tout ça et surtout de ne plus quitter la ville. Servir de garde du corps à des méréens (ou plutôt une méréenne), c’est mortel…
mardi 23 juin 2009
Mort aux paladins-2
dimanche 21 juin 2009
Mort aux paladins-1
J'ai laissé les discussions se terminer sans intervenir. Sauver le monde... Blah, blah, blah... I don't care about any of this, so could you just stop talking about it already? And then I'll be able to leave...
Le guardian de la terre, Forest je crois (c'est vous dire à quel point j'écoute, je n'ai même pas retenu leurs noms), a donné une fleur magique au prêtre pour qu'on (ou plutôt qu'ils, je ne me compte pas dans ce groupe de sauveurs du monde) puisse communiquer avec eux. Il a dit que la phrase d'activation était «Oh grand et sublime Forest...». Euh... C'était une plaisanterie de sa part. Dommage qu'il l'ait dit. J'aurais bien ri d'entendre le prêtre dire ça... Les guardians sont ensuite partis. Selon ce que Forest avait dit, c'était la dernière fois que nous les voyions. Tant mieux (même si je dois admettre que Zaphira et sa cuteness vont me manquer). Je n'avais aucune envie de me faire dire une seconde fois «Ton destin est de sauver le monde, alors accepte toute la merde qui t'est arrivée»! Pensiez-vous vraiment vous rattraper avec ce petit «les événements tragiques ne devaient pas arriver» de dernière minute?
Bullshit.
Ils ont aussi dit que nous aruions dû apprendre notre destin de façon plus naturelle... Apprendre de façon naturelle que ma vie devait être merdique? Je pense que je préfère la manière claire et directe. Ça fait plus mal, mais au moins c'est fini. Apprendre de façon plus naturelle? Vous voulez dire que voua auriez étalé le choc sur plusieurs années? Donc plus de souffrance? Bandes de malades! Et arrêtez de dire qu'on vous appartient! Moi je n'appartiens à personne et surtout pas à quelqu'un qui me dit que je dois accepter la souffrance et la tristesse comme étant parties intégrantes de ma vie.
Ne comptez pas sur moi pour vous aider à convaincre ce chevalier de Wateryard de vous aider à sauver le monde ni de vous aider à protéger la réincarnation du dieu de la balance. Like I'd want to do anything for a god who decided that I should suffer all my life so that, in the end, I'd be ready and willing to save the world. Not really... Not now and not ever...
J'ai passé le restant de la nuit à faire des cauchemars. Rien de bien surprenant. C'était les mêmes qu'à toutes les nuits. Quand je me suis réveillée dans la grange, je me suis sentie comme à tous les matins des derniers jours, comme si j'avais à peine et pas du tout dormi et la qualité de mon sommeil étant des plus discutables. J'ai souhaité de tout mon coeur que la rencontre avec les guardians n'ait été qu'un rêve, mais ce n'était pas le cas. La plante magique était bien là, signe irréfutable que je ne pouvais pas nier ce qui s'était passé.
Sans un regard pour les autres, je suis sortie de la grange. Direction: les champs en-dehors de la ville. Le premier était rempli de moutons qui me regardaient avec un peu trop d'insistance. le deuxième était rempli de vaches qui me foutaient la paix. Je me suis assise par terre, accotée contre un arbre, et je me suis prise la tête entre les mains. This is a nightmare... I feel like my whole life has been a nightmare and now it's getting worse. Pourquoi est-ce que Ravenelle peut oublier ce qu'elle veut oublier et moi pas? Tout ce que je voudrais c'est oublier, mais c'est tout le contraire qui se produit. Plus je veux oublier et plus je m'en souviens. Ça doit faire partie de mon destin de merde...
Callystus est venue me voir. Va-t'en! Je crois qu'elle a essayé de me réconforter. Voir réponse précédente: Va-t'en! Je sais que j'ai dû être bête, mais je ne voulais pas qu'elle reste. Si elle était restée, j'aurais fini par être obligée de la regarder et elle aurait alors vu dans mes yeux à quel point j'étais triste. Elle est partie, mais elle a laissé Gadget avec moi. Pour me tenir compagnie? Pour me surveiller? J'aurais préféré rester seule. Ce fluffbnall est trop cute pour mon propre bien. Dès que Callystus a été hors de vue, je n'ai pas tenue dix secondes et je me suis mise à flatter Gadget et à lui faire des câlins. Ça devait lui plaire parce qu'il s'est mis à tourner autour de moi et à se promener sur mes bras, en poussant des petits cris. . J'aimerais tellement en avoir un comme toi, mais ce n'est pas possible, je ne peux pas... Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de te serrer contre moi, ça me fait tant de bien. Ça me ramène au temps si lointain où je n'avais aucun souci en tête...
Quand je suis arrivée, Ravenelle était sur le pas de la porte et s'en donnait à coeur joie. Je l,ai rejointe très brièvement avant de foncer dans la maison. Je fus aussitôt entourée de dix hommes. Mmmm... Comment réagir...? Taïo! Je me suis fait tirer dans la jambe gauche. Ow. Je me suis dépêchée d'arracher la flèche avant que ça ne devienne un problème. Arzhvael est arrivé et m'a aidée à me débarrasser des bad guys. Nous étions bien partis, mais nous avons commencé à recevoir des éclairs en pleine tronche. Ow... Arzhvael a conclu que la maison était magique et il m'a agrippée par la main pour me traîner à l'extérieur... où nous avons reçu d'autres éclairs. Re-ow et re-re-ow... Nous avons fini par nous rendre compte que les éclairs venaient de Sio. Le pauvre petit était terrorisé. Il n'arrêtait pas de dire «Il arrive. Il va tuer tout le monde». Moi j'avais envie de rester, car mon bottage de fesses était loin d'être terminé. Mais tout le monde voulait partir et comme je n'étais opas cinglée au point de rester ici toute seule, je les ai suivis. Comme l'épée de Gale était restée par terre, j'ai voulu la prendre pour la lui ramener. J'avais déjà réussi à lui toucher, alors pourquoi les choses auraient-elles été différentes cette fois-ci? J'ai eu tellement mal que ça a failli me tuer. Foutue épée de merde! Reste là alors!
J'ai rejoint tout le monde tant bien que mal dans la forêt qui bordait la ville. Je me suis dépêchée d'aller le plus loin possible à l'écart pour panser mes blessures. Je devais me hâter avant que quelqu'un ne vienne pour me proposer son aide. Je ne pouvais pas laisser qui que ce soit me regarder de trop près. Ils se rendraient tout de suite compte que j'étais... différente. J'ai mis des bandages partout où j'avais été blessée. À la fin, je ressemblais presqu'à une momie. Quand le prêtre est venu me chercher, il m'a proposé de me healer.Me healer? T'es malade?! J'ai décliné son offre avec le plus de froideur possible. Il m'a regardée bizarrement. Il a dû remarquer mon regard. Yeah, I know, I'm freaky. Get lost already.
Il m'a informée qu'un carosse avec des chevaux avait été trouvé. Nous pourrions nous en servir pour voyager. J'avais plutôt prévu de me pousser le plus vite possible à Eomiss, mais comme je ne pouvais pas retourner en ville pour chercher un moyen de transport, je n'avais pas trop le choix. Dès que je suis arrivée au carosse et que j'ai vu les chevaux, j'ai eu envie de m'en occuper. Mais Arzhvael était déjà sur leur cas et mes attentions sont passées dans le beurre. Bon, tant pis... Durant les quelques jours qu'à duré le trajet jusqu'à Rama, je me suis occupée de Gadget, car Callystus étaient atteinte de bavisme. Déjà que je le trouvais mignon, mais quand il s'est mis à quémander sa bouffe en me tournant autour et en grattant sur mes jambes, ça a été le comble de la cuteness. Tu vas être ma mort, tu le sais?
Dès que nous sommes arrivés à Rama, nous nous sommes mis en quête dd'une auberge. Nous nous sommes ramassés à l,auberge du P'tit cochon pas de queue. Elle était pratiquement pleine. Il y avait un genre de compétition en ville. J'aurais préféré avoir une chambre pour moi seule, mais comme ce n'était pas possible, j'en ai pris une avec Calllystus. J'ai payé, je l'i droppée dans la chambre et je suis allée prendre un bain. Ravenelle était déjà là, alors j'ai attendu qu'elle ait fini avant de me déshabiller et de me laver. Je n'avais aucune envie qu'elle, ou qui que ce soit d'ailleurs, me voit toute nue. Comme j'ai déjà dit, je suis... différente... et aussi très prude.
Après son départ (elle prend toujours son bain avec son faucon?), j'ai pris tout mon temps pour enlever mes bandages. Excellent, la cicatrisation suit très bien son cours. Ce fut ensuite le tour de mes vêtements, et de mes gants et de mes bas. Je donnerais n'importe quoi pour ne pas avoir ces marques. Dieu sait que j'ai essayé de m'en débarasser, mais rien n'a fonctionné... Même si je savais qu'il n'y avait personne d'autre dans le bain, j'ai gardé ma serviette autour de moi jusqu'à la dernière minute. Une fois dans l'au, je me suis laissée caler jusqu'au cou. This is bliss... Si seulement je pouvais rester ici éternellement... La dernière fois que je me suis relaxée ainsi, je ne m'en souviens même pas... Et là je n'ai pas le temps de me relaxer. Il faut que je me rende au port au plus vite, pour trouver un airship qui me ramènera à Eomiss. J'aimerais que Callystus vienne avec moi, il était après tout ma mission de la protéger. Mais si elle décidait de rester et de s'amuser à sauver le monde, just too bad pour elle. Moi je retournerai chez moi quand même. Je ne désire aucunement être mêlée à tout ça.
Je me suis séchée en vitesse, remis décente et je suis sortie. Pour ne pas chercher en vain pendant de sheures, j'ai demandé à un passant où se trouvait le port. Il m'a sorti des explications longues comme mon bras. Plus simple s'il vous plaît? À l'st? Yes, I can work with that. J'ai sorti ma boussole et je me suis dirigée vers l,est. Le port étant difficilement manquable, je l'ai rapidement trouvé. Tout était malheureusement fermé et ne rouvrirait que demain matin. Il ne servait à rien que je perde mon temps ici alors je suis retournée à l'auberge... en tout cas j'ai essayé. Ça n'aurait pas dû être compliqué. Je me disais: je suis partie vers l'est, alors en me dirigeant vers l,ouest, je ne devrais pas avoir de problème à trouver l'auberge, n'est-ce pas? Et puis j'avais ma boussole... J'ai quand même réussi à me perdre royalement et je ne suis finalement arrivée à destination qu'aux petites heures du matin. J'ai rassemblé le peu de forces qu'il me restait pour me traîner jusqu'à ma chambre et à peine la porte fermée, je m'écroulais par terre, profondément endormie.
Si Callystus ne m'avait pas réveillée, je crois que j'aurais passé le restant de la semaine là. J'ai d'abord paniqué. Je n'étais plus par terre, mais dans un lit.Je détestais être couchée, encore plus dans un lit... Je n'ai pas pris de détours pour parler à Callystus. Je voulais retourner à Eomiss et je partais en quête d'un airship qui me ramènerait là-bas. In or out? J'étais certaine qu'elle essairait de me convaincre de rester ou du moins qu'elle me dirait qu'elle voulait rester pour aider à sauver le monde, mais pour ma plus grande surprise, elle m'a répondu qu'elle me suivrait, en ajoutant que si je retournais à Eomiss toute seule, son père me tuerait. Yeah, right... Voir que je vais le laisser me tuer sans réagir. J'ai quand même été contente qu'elle se montre raisonnable. Retourner toute seule à Eomiss, ça aurait ét éadmettre l'échec de ma mission qui était de veiller sur elle et de la protéger. Je n'aurais plus osé me présenter devant Boss, à part pour lui dire que je quittais la guilde.
Grâce au scanner de Callystus, nous avons trouvé le port en moins de deux. Le seul vaisseau qui se dirigeait vers le sud s'arrêtait à Unibok et le capitaine demandait 200 po puor le voyage. J'ai essayé de marchander un peu: enlever la nourriture des coûts, les pierres précieuses de Callystus en échange, mais il n'a rien voulu savoir. Nous n'avions pas le choix de trouver un endroit où nous pourrions échanger certaines de nos possessions contre des pièces d'or. Le seul marchand qui offrait ce genre de services n'avait que 60 po. C'était quand même mieux que rien, alors nous les avons prises, en échange d'une des pierres précieuses que Callystus avait.
Comme les airships étaient hors de question pour l'instant, nous pouvions toujours nous essayer avec une caravane. La prochaine ne partait que dans deux semaines. Tout était apparemment chamboulé en ville à cause d'un congrès de religion. Un... congrès... de religion? Mais qui au nom du ciel a eu une idée aussi tordue?! Le type des caravanes m'a regardée comme si j'étais complètement folle. Non, je ne suis pas «pas bien» dans ma tête! Les paladins et les prêtres ne servent à rien à part emmerder les gens! Un monde sans prêtres ou paladins serait des plus agréables à vivre. Seigneur... Pourquoi a-t-il fallu qu'il y ait une ville avec une concentration de prêtres et de paladins 50 fois plus élevée que d'habitude et que je m'y trouve à ce moment-là? Je n'ai maintenant plus aucun doute: je suis vraiment maudite.
Callystus a suggéré que je participe au concours de force. Le gagant remportait un prix de 1000 po. Avec autant d'argent, nous n'aurions aucun problème à payer notre passage sur le airship. Mais je maintiens quand même que 200 po c'est trop cher payé. J'aurais préféré de beaucoup partir tout de suite, même si le trajet en cheval jusqu'à Eomiss serait très long (Oui Callystus, c'est bien dommage que je ne puisse pas voler, ça irait beaucoup plus vite. La, la, la. Dieu merci, avec le temps j'ai appris à bien mentir. Bien sûr que je sais voler. Je sais voler depuis bien avant que tu ne viennes au monde. Voler parmi les oiseaux, le sentiment de légèreté et de liberté... J'ai appris à m'en passer, mais ça me manque beaucoup). Callystus et moi sommes donc parties pour le colisée, là où avait lieu le concours. Une épreuve de force? Ça ne devrait pas être trop difficile...
Suite plus tard. Suis très fatiguée...
mardi 9 juin 2009
Lecture de Nariko
vendredi 22 mai 2009
And I’ve been had by cuteness
Tout le monde sustenté, nous sommes partis. La route a fini par se séparer en deux. D’un côté était visible une grande colonne de fumée. Comme des mouches attirées par la lumière, nous sommes allés voir de quoi il en retournait. Nous avons trouvé un village en feu et absolument aucune trace d’habitants ou d’animaux. Tout ce qui était visible étaient des traces de sang. C’était bien étrange. Même le temps s’est mis à faire des siennes. Il s’est mis soudainement à pleuvoir et quand le feu a été relativement éteint, le soleil est revenu. Ça m’a intriguée, mais je me fichais honnêtement d’où ça pouvait provenir. Tout ce qui m’intéressait, c’était de trouver des survivants. J’étais terriblement inquiète pour tous ces pauvres gens et j’espérais de tout mon cœur qu’il y ait des survivants.
Callystus sur mes talons, je suis donc partie explorer le village. J’aurais préféré être toute seule, mais au moins ça m’évitait le problème d’avoir à m’inquiéter pour elle. Nous n’avons pas trouvé âme qui vive. Dans les demeures, il y avait aussi du sang partout et les choses semblaient avoir été arrêtées soudainement. J’ai en effet trouvé plusieurs chaudrons qui étaient encore en train de chauffer au-dessus du feu. Moi je m’étais habituée depuis longtemps à ce genre de spectacle, mais malgré sa bravoure, Callystus avait l’air traumatisée. Je l’ai donc poussée en direction du groupe. Déjà que son père aurait envie de me tuer parce que je n’avais pas bien fait ma job, si en plus je traumatisais Callystus, il en aurait doublement envie.
Quand nous sommes revenues vers les autres, Sio était en train de capoter. Il avait l’air totalement traumatisé, il tremblait. Il semblait visiblement d’avoir vécu la peur de sa vie. Pauvre… I mean… D’après ce que j’ai compris, un groupe de paladins psychotiques étaient venus ici et avaient tué tout le monde. Sio a dit qu’il avait tout vu. Je ne sais pas comment, mais moi je n’en ai pas douté. Certaines personnes peuvent lire dans les têtes alors pourquoi certaines autres ne pourraient pas avoir des visions d’événements passés? Si Sio a dit qu’il a vu des paladins psychotiques tuer tout le monde, je le crois. Je ne suis pas sûre qu’il ait précisé que les paladins soient psychotiques, mais en vérité, y a-t-il une autre sorte de paladins que les psychotiques? Je déteste les paladins. S’il y a quelque chose que je déteste encore plus que les prêtres, ce sont les paladins. Ils sont psychotiques et fanatiques.
Je l’avais oublié celle-là : fanatiques. Pourquoi a-t-il fallu que ce soient des paladins fanatiques et psychotiques? Ça n’aurait pas pu être des mercenaires fanatiques et psychotiques? Ou encore une armée de fanatiques et de psychotiques? Pourquoi pas des démons fanatiques et psychotiques? Je pense que j’aurais encore préféré des gros démons evil à des paladins. Je n’ai fait qu’entendre le mot et je sais que j’ai dû changer de couleur. Il ne me reste qu’à espérer que nous ne les rencontrerons pas, sinon je devrai me retenir pour…
Quand Gale a dit qu’il voulait aller y jeter un coup d’œil, je me suis abstenue de tout commentaire. Et quand il a suggéré que je devrais aller avec lui parce que je leur ferais peur avec ma grosse épée, je n’ai rien dit non plus. Comment vais-je pouvoir subtilement m’en sortir? Ravenelle a proposé que l’on vote pour décider qui irait et qui resterait. Callystus voulait y aller, mais elle a dit qu’elle se rangerait à ma décision. Elle est donc restée avec moi à attendre que Gale, Ravenelle et Arzhvael reviennent. Merci, cette fille a une tête sur les épaules. Si elle avait été une petite idiote sans cervelle, je crois que je l’aurais maintenue inconsciente jusqu’à ce que j’aie retrouvé son père. Comment? Grâce à deux arguments qui s’appellent poing droit et poing gauche.
Le petit groupe d’explorateur n’a finalement trouvé qu’une dague avec une croix incrustée dessus. Alors ce sont vraiment des paladins… Avec un peu de chance, nous ne tomberons pas sur eux. Le chemin que nous avons choisi s’est enfoncé dans la forêt. Plus le temps a passé et plus ça devenait creepy. Il semblait faire plus noir que d’habitude et il n’y avait aucun son d’animaux. C’en était à se demander s’ils avaient fui devant nous ou devant les paladins. Je préfère la première option, parce que la deuxième… Pourquoi ça existe de toute façon des paladins? À quoi ça sert? À part pourrir la vie du monde! À part me donner une raison de plus de...
Le seul animal que l’on pouvait entendre était le fluffball de Callystus, qui s’est mis à frustrer contre Laurian. Callystus avait l’air de le comprendre. Elle a dit «bad», traduction de ce que son fluffball disait. Je lui ai répondu sans même réfléchir. What’s bad? Laurian? Voyons! Si lui est mauvais, moi je suis quoi? Les autres n’ont pas compris et Callystus s’est étonnée que je sache parler le méréen. Alors c’était du méréen? Je ne m’en étais même pas rendue compte. Oui, je parle le méréen… et beaucoup d’autres langues. Mais même si tu trouves ça cool, ne vas pas t’imaginer que ça va nous rapprocher. Je ne veux pas me rapprocher, ni maintenant ni jamais.
Quand la nuit a complètement tombé, il a fallu que nous nous arrêtions pour nous reposer. J’ai aperçu plus loin une cabane en bois qui semblait abandonnée. Encore une fois, j’en ai étonné quelques-uns par ma super vision de nuit. Non, je ne sais pas comment je fais pour voir parfaitement dans le noir. C’est seulement l’un de mes nombreux traits bizarroïdes. I hate it, I hate them all. I wish so much that I’d be normal.
La cabane était trop petite pour que nous y entrions tous. Même si ça avait été le cas, je n’y serais pas entrée. Être dans un endroit restreint avec trop de gens autour de moi… Callystus a demandé au prêtre de recréer son abri magique, car son lit ne rentrait pas dans la cabane. Je me suis bien entendu abstenue de m’approcher de près ou de loin du shelter. Plutôt mourir d’épuisement que d’accepter l’aide du prêtre. C’est d’ailleurs ce qui risquait de m’arriver si je ne prenais pas la peine de me reposer. Je n’avais pas dormi depuis deux jours, afin de veiller sur Callystus et je me sentais comme si j’allais m’écrouler d’un instant à l’autre. Je me suis assise sur le sol et je me suis accotée contre un arbre. Ça pouvait paraître étrange comme position pour dormir, mais je m’y étais habituée. Je ne dormais jamais bien quand j’étais couchée et encore moins dans un lit.
Dès que ma tête s’est accotée sur l’arbre, je me suis endormie. Je sais que je n’ai pas dormi longtemps avant que l’on me réveille, parce que je n’ai pas eu le temps de faire de cauchemar. C’était Arzhvael. À moitié réveillée comme je l’étais, j’ai cru comprendre que le prêtre l’avait envoyé me réveiller, ou un truc du genre. Mais même si ce n’était pas le cas, j’avais là une excuse parfaite pour frapper le prêtre. N’étant pas totalement sans cœur, je lui ai proposé de choisir : poing droit ou poing gauche. À moins que je ne me serve de ma masse?
Je n’ai pas entendu sa réponse, mes yeux ayant été attirés par une petite silhouette cachée derrière un arbre et qui me faisait des «tatas». À l’enthousiasme qui émanait d’elle, j’ai reconnu la personne à la cape noire que nous avions croisée en prison. Elle avait l’air de vouloir me parler alors je suis allée la voir. Le tapochage du prêtre attendrait.
La petite silhouette était aussi silencieuse qu’en prison. Pour communiquer avec moi, elle a écrit par terre avec une branche. «Amies».
-…Depuis quand est-on amies?
«Désolée, pas amies».
-…Mais tu viens de dire…
«Moi croyais amies».
Elle a ensuite fait demi-tour. Elle avait l’air tellement déçue que je me suis sentie hyper-cheap. Je ne désire pas me lier à qui que ce soit plus qu’il n’en est nécessaire, mais cette fois-ci j’ai été incapable de résister. Elle émanait la cuteness et combinée à sa tristesse, c’était un mix totalement irrésistible.
Je l’ai suivie et après m’être assurée que personne ne me regardait, j’ai voulu la pater, pour l’aider à se sentir mieux. Elle n’a pas voulu que je la touche. J’ai essayé de lui expliquer que c’était un «pate-pate» d’amitié. Mais pourquoi j’emploie ce mot? Comment peut-on être ami avec quelqu’un après avoir passé seulement quelques instants avec cette personne? Moi je ne veux pas d’ami. Il y aurait trop de risque que… Comment je pourrais le lui expliquer pour qu’elle ne soit pas encore triste et qu’elle comprenne bien que ça n’avait rien de personnel? Je réfléchissais aux mots que je pourrais bien employer quand elle a saisi ma main droite entre les siennes et elle m’a enlevé mon gant. Hé! Qu’est-ce qui te prends de faire ça? Je ne sais pas à quoi elle avait pensé, mais elle a été très contente de voir mes marques, comme si elle m’avait cherchée depuis longtemps. Elle était tellement heureuse qu’elle m’a fait un hug de la mort qui tue. Avant d’avoir une attaque de panique, je l’ai repoussée. C’était un peu trop près pour moi.
Comme elle ne pouvait pas parler et que je ne comprenais pas le pourquoi du comment de son enthousiasme, elle a dessiné par terre. Euh… «Bonhomme» + «dragon» égale… moi? Euh, what? «Bonhomme» + «chat ailé» égale moi? Euh… Pourrais-tu m’expliquer où tu vois du dragon ou du chat ailé chez moi? Je n’ai ni écailles ni ailes de dragon et ni moustaches de chat, alors… La petite silhouette semblait un peu découragée et cherchait comment m’expliquer ce qu’elle voulait me dire. Elle a fini par pointer le shelter et elle m’a mimé Callystus. Tu veux que j’aille chercher Callystus? Ok.
Je suis allée la brasser pour qu’elle se réveille.
-Encore cinq minutes, papa…
-…Ce n’est pas papa! Allez, viens!
Je l’ai traînée à moitié réveillée dehors, jusqu’à la cape. Cette dernière s’est empressée de lui montrer ma main. Hé! Arrêtez de tous vouloir voir ma main! J’avais toujours considéré mes marques comme des taches de naissance un peu trop freak. Plusieurs fois j’avais cherché dans des livres au cas où j’aurais pu leur trouver une signification, n’importe laquelle, qui aurait pu expliquer pourquoi j’étais comme j’étais, mais jamais je n’aurais imaginé une explication comme celle que Callystus et la petite m’ont donnée.
Callystus a été très étonnée de ce qu’elle voyait. Je suis quoi? Un half-blood? Je ne sais pas ce que c’est, mais je peux t’assurer que mes parents sont de la même race, alors je ne peux pas être «demi-sang» de je ne sais pas quoi. Guardian de darkness? Comment ça «half-blood de guardian de darkness»? C’est quoi un guardian? Et qui c’est Sigma? J’étais totalement perdue et je l’ai été encore plus quand Callystus et la petite m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas en parler parce que c’était dangereux et potentiellement mortel pour tous ceux qui étaient au courant. Pourquoi vous avez commencé à en parler alors? Callystus a établi un lien mental entre nous trois pour pouvoir m’expliquer un peu plus. Les guardians sont des êtres qui veillent sur l’équilibre du monde? Ma mère ne peut pas être un guardian. Elle ne s’appelle pas S-I-G-M-A. Elle s’appelle… autre chose. Callystus a mentionné des traits spéciaux qui étaient propres aux guardians. Elle n’a pas insisté quand j’ai fait mine de ne pas être au courant. J’ai bien une vision de nuit excellente et une facilité déconcertante pour les langues, mais je ne désire pas entrer dans les détails pour ce qui est de mes autres traits qui sortent de l’ordinaire et pour en avoir, il y en a.
Je ne voulais pas croire à ce qu’elles me disaient –tout serait beaucoup plus simple si je n’étais que la fille de mes parents- mais elles n’avaient aucune raison de me mentir et tout ce qu’elles me disaient semblait logique. Tout semblait s’emboîter parfaitement : mes marques, mes traits étranges, ce que Gale m’avait dit, ce que les deux filles m’avaient dit… Alors je serais la fille de cette Sigma? Mais pourquoi il ne faut pas en parler? Est-ce que moi je n’ai pas le droit de savoir? Callystus nous a emmenées dans le shelter et elle a sorti un livre de sous son coussin de lecture. La girlitude de cette fille ne cessera pas de m’étonner. Elle m’a montré quelques pages et m’a dit que c’était tout ce qu’elle avait osé apporter avec elle. La petite s’est jetée sur le lit full comfy de Callystus et s’est aussitôt endormie. Même si je ne voyais toujours pas son visage, je la trouvais si mignonne que j’ai eu envie d’aller la couvrir d’un drap pour être certaine qu’elle ne prenne pas froid et aussi de la border. I don’t believe it, I’ve been had by cuteness. Mais je ne devrais pas succomber aussi facilement. But she’s so damn cute…
Moi je me suis mise à la lecture et pour la troisième fois en autant de nuits, je n’ai pas vraiment dormi. Je n’avais que trois ou quatre pages à lire, mais je n’ai quand même rien compris. Quand les deux autres se sont levées, je devais avoir une tête d’enterrement. J’étais littéralement épuisée. Mon corps voulait dormir, mais mon esprit l’en empêchait. J’avais beaucoup trop de choses en tête pour pouvoir dormir. Quand Gale est arrivé, la petite s’est jetée dans ses bras et son capuchon est finalement tombé. Elle était encore plus mignonne que ce que je m’imaginais. Elle s’appelle Zee, diminutif de Zephira. Elle était la tante ou grande-tante ou cousine au troisième degré de Gale. Une minute… Est-ce que ça veut dire que j’ai un lien de parenté avec lui? Gale a dit qu’elle ne parlait pas ou du moins qu’elle ne voulait pas parler. Pour avoir plus de précisions je devrais donc communiquer avec elle par la pensée. J’ai senti un blocage, mais quand elle s’est rendue compte que ça venait de moi, elle m’a laissé faire.
Avoir su ce qu’elle me dirait, je n’aurais pas posé de questions. Elle a dit que Sigma… ma mère, était morte, mais que maintenant c’était elle. Euh… Alors ma mère n’est pas ma mère, mais ma vraie mère est morte, mais elle n’est pas morte parce que… Zephira en est la réincarnation, mais elle n’est pas vraiment ma mère parce que ma mère est morte, mais en même temps elle n’est pas morte alors ma vraie mère est morte et pas morte en même temps et ma mère est en fait ma belle-mère et pas ma vraie mère parce que ma vraie mère est morte et aussi pas morte? Zephira n’a pas compris ce que je voulais dire et moi non plus d’ailleurs. Je ne regrette qu’une seule chose, c’est que cette Sigma soit déjà morte. Si elle avait été encore en vie, je ne me serais pas gênée pour aller la confronter et la taper jusqu’à ce que je me sois défoulée. Ma mère? Elle ne vaut pas mieux que l’autre.
Mes priorités avaient maintenant changé. Je voulais bien entendu toujours sauver les femmes et les enfants, mais je désirais surtout ramener Zephira chez elle. Sa cuteness m’attirait de façon irrésistible. I want to help her and keep her safe. But as soon as she’s safe and sound at home with her father (Gale said that she had only a father and no mother), I will leave. I will leave, take Callystus back to her father and then return to my life. I can’t wait, but...
dimanche 17 mai 2009
This is a very bad idea
Qu’est-ce que je fais ici…?
Pourquoi je ne pars pas?
Parce que je ne peux pas.
Je dois protéger Callystus et elle semble avoir décidé de se joindre à cette bande de «Allons sauver les femmes et les enfants»! Je ne peux pas lui en vouloir. Après tout, c’est aussi tout ce dont j’ai envie en ce moment. Rien que de penser que des femmes et des enfants pourraient se… Mon sang se met à bouillir.
Je ne peux pas non plus en vouloir à Callystus de m’avoir entraînée dans cette histoire. Si cette masse de testostérone ne nous avait pas entraînées de force dans les catacombes, nous n’y serions jamais allées, j’y aurais veillé. Quelle bande de crétins! À les regarder, ils n’avaient jamais vu de femme de leur vie! À cause d’eux, j’ai encore dû passer pour une barbare psychotique qui tape sur tout ce qui bouge. Mais ça a été plus fort que moi… Je ne supporte pas d’entendre des propositions et des remarques dégradantes sur moi ou sur n’importe quelle autre femme. J’aimerais être capable de me contrôler en toute circonstance, parce que je déteste perdre mon sang-froid, mais quand des femmes sont menacées, peu importe de quelle manière, mon instinct prend le dessus.
I hate it. I hate to lose my temper. It brings me closer to them and I don’t want that. I don’t want to be like them, in any way.
C’est aussi pour ça que je veux que mon séjour parmi ce groupe soit des plus brefs. Nous sommes ensemble depuis à peine quelques heures, je pourrais même dire quelques minutes, et déjà j’ai envie de taper sur tout le monde, ou du moins de me laisser aller. Et je ne veux pas ça non plus.
Ce qui devait être une simple mission de sauvetage s’est rapidement transformée en catastrophe. Callystus (j’ai des tics rien qu’à prononcer son nom dans ma tête) et moi nous nous sommes retrouvées avec le guerrier humain et le prêtre. Pourquoi…? De tous ceux qui étaient présents dans les catacombes, pourquoi a-t-il fallu que je me retrouve avec lui?
Puis il y a eu ce mille-pattes géant qui bougeait à une vitesse phénoménale et que je semblais être la seule à voir. Les autres m’ont regardée comme si j’étais cinglée. Quoi? Au moins moi je peux voir quelque chose!
Puis nous avons glissé sur une pente et nous avons atterri sur le sol, juste à côté des brigands qui se préparaient à emmener les femmes et les enfants. Le caïd de la ville était de mèche avec eux. J’ai eu envie de leur sauter dessus et de leur péter la gueule royalement, mais ils étaient trop nombreux et aussi armés jusqu’aux dents. Un type nous a examinées comme des morceaux de viande Callystus et moi. Il a soulevé mon menton pour regarder mes yeux de plus près. Il a remarqué le changement, mais au moins il n’a pas compris ce que cela signifiait.
Nous avons tous été embarqués dans chariots avec les autres prisonniers, les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Tant mieux. Déjà qu’être dans cet espace restreint avec toutes ces personnes sera assez pénible d’avance, mais s’il avait fallu en plus que le prêtre soit là, je crois que j’aurais pété une coche.
Avant que nous ne partions, une femme est sortie d’un carrosse qui se trouvait à l’arrière, un carrosse avec une grosse croix sur le dessus. Pourquoi est-ce qu’il faut que la religion soit mêlée à tout ça en plus? Elle n’était pas très vieille, mais elle semblait détenir une certaine autorité sur tout le monde. Elle m’a jeté un regard qui ne m’a pas plu, le même regard que Gale m’avait jeté la veille, comme si elle savait quelque chose que j’ignorais à propos de moi-même. Elle a dit que j’étais impure. Oui, merci de me le rappeler… Elle a dit que moi, Callystus, le prêtre et le guerrier humain devions être relâchés. Elle ne voulait pas avoir de problèmes avec nos passés. Je ne peux pas parler pour les autres, mais moi je m’en fiche! Emmerde mon passé tant que tu veux!
Ils nous ont donc relâchés, nous ont redonnés nos armes et ils sont partis. Le guerrier et moi avons voulu nous pitcher à la poursuite de la caravane, mais le prêtre nous a immobilisés par un sort. Je n’ai pas eu de difficulté à me montrer furieuse, mais dans le fond… Je me fiche complètement que tu ais voulu nous empêcher d’aller nous faire tuer! Ce sont de nos vies dont il s’agit et elles ne te regardent pas!
Nous avons retrouvés Gale et un petit demi-elfe (ça doit être l’enfant que j’ai entendu hier soir après que Gale ait fait irruption dans ma chambre). Il s’appelle Sio. Il est mignon comme tout et c’est pour ça que je dois m’en tenir le plus éloignée possible. N’importe quel enfant va me rappeler…
Quand Gale a été mis au courant à propos de la femme qui nous avait relâchés, il n’a pas paru étonné et il m’a jeté un autre de drôle de regard. Il a dit que lui et moi étions semblables. Euh, je ne vois pas du tout en quoi, mais s’il sait ce que je suis, je veux le savoir. Il ne m’a d’abord pas cru quand je lui ai demandé de me donner plus de détails, mais il a fini par se rendre à l’évidence que je ne savais rien du tout. Et puis, le p’tit criss m’a demandé de lui montrer mes mains. Je n’ai bien entendu pas voulu et il s’est éloigné. J’ai insisté, mais il n’a pas lâché son bout. J’aurais voulu que le petit Sio s’éloigne (je ne veux pas que qui que ce soit sache), je me suis même fâchée et j’ai menacée de l’assommer pour que je puisse parler à Gale en paix. Mais qu’est-ce que je viens de faire…? Je viens de menacer un enfant de le frapper. Je suis un monstre.
Je n’ai finalement pas eu le choix de tolérer Sio et j’ai montré mes mains à Gale. Sio a cru qu’il s’agissait de tattoos. If only… Gale a cependant paru très étonné. Il a dit que j’étais de […], et que ce n’était pas possible. Euh… quoi? Mais de quoi tu parles? Il s’est étonné du fait que je ne pensais qu’être une […] ordinaire. Merci beaucoup… Il y a longtemps que je travaille pour cacher mes secrets et en une seconde, tu as tout gâché. Il n’a pas voulu m’en dire plus. Il a dit que c’était mieux pour moi si je restais dans l’ignorance et que s’il me disait le pourquoi du comment, il devrait me tuer. Ok… Je vais lâcher prise… pour l’instant. Mais je veux vraiment savoir. Ça pourrait expliquer beaucoup de choses.
Nous sommes sortis des catacombes et Callystus a summoné des chevaux. Petit problème : nous n’étions que deux à savoir monter, Arzhvael et moi. Gale n’avait aucune envie de grimper avec moi, moi je n’avais aucune envie de grimper avec le prêtre. Cela réduisait quelque peu les possibilités. Callystus a fini par sortir une petite boîte, elle a appuyé sur un bouton et la boîte s’est transformée en un lit gigantesque… rose et mauve… avec des draps qui avaient l’air super fluffy. What the heck…? C’est tellement… trop… girly… Si quelqu’un avait pu voir mes yeux en ce moment… Callystus a patenté des roues sous le lit et elle l’a attaché à un cheval. Gale et Sio ont grimpé dessus et ils ont fini par s’y endormir.
Nous nous sommes mis en route pour Rama, car Laurian avait entendu les bandits dire qu’ils se dirigeaient vers la prochaine grande ville. Oui, Laurian c’est le nom du prêtre. Je m’en suis tenue au minimum pour les présentations. Nariko. Plain. Simple. That’s it. Je ne désire pas que nos interactions aillent plus loin. Nous ne nous sommes arrêtés que plusieurs heures plus tard, pour la nuit. Le prêtre a créé par magie un genre d’abri pour la nuit. Il m’a proposé d’y entrer, mais j’ai refusé. Quand il m’a dit qu’il était prêt à sortir pour que j’y entre, j’ai encore refusé. Je ne veux rien avoir avec ta magie, tu ne le comprends donc pas? Toi, très loin par ici et moi très loin par-là. Respecte la distance et tout ira bien. J’ai fini par passer la nuit devant l’abri, à monter la garde pour veiller sur Callystus. Quand le soleil s’est levé, je n’avais toujours pas fermé les yeux. Cela faisait maintenant 48 heures que j’étais debout. Tout le monde a fini par se lever et déjeuner tandis que moi je m’efforçais de rester éveillée. It’s going to be a really long day…
lundi 4 mai 2009
Pourquoi moi??!!
Pourquoi moi??!!
Je savais que j’étais maudite, mais est-ce que j’ai vraiment mérité tout ça?
Ça devait être une mission comme une autre, avec une paie facile. Escorter des explorateurs méréens dans des ruines. Aller. Retour. Point à la ligne. La jeune fille semblait un peu inconsciente et son père était overly protective. Bien nous entendre? Pour ce qui est de taper sur les hommes qui font de l’œil à votre fille, pas de problème, mais ça sera tout.
Mais il a fallu que la méréenne à l’âme de pixie touche à ce qu’elle n’aurait pas dû toucher. Et nous nous sommes toutes les deux retrouvées à centaines si ce n’est des milliers de kilomètres là où nous nous trouvions. Son père va vouloir me tuer… Sans compter Boss… Je me suis fait avoir comme une débutante. J’aurais dû être plus rapide. J’aurais dû prévoir le coup. J’aurais dû…
Par un très malheureux concours de circonstances, nous nous sommes retrouvées en prison… avec elle, Ravenelle. Jamais je n’aurais cru possible qu’une femme manque autant de classe. Autant dans ses manières à table que dans ses discussions avec les autres, elle est grossière. Combien de fois lui aie-je répété que porter des accusations sans fondement n’était pas la meilleure manière de lier conversation avec quelqu’un? «Je me fie à mon instinct»? Votre instinct ne semble pas fonctionner très fort… Heureusement, malgré le fait que Callystus soit innocente (dans le sens de pure, gentille, sweet), elle semble avoir une tête sur les épaules et ne devrait pas se laisser influencer par cette femme qui sort de dieu-sait-où. Allez donc le voir ce sir William et qu’on ne vous revoie plus.
Le malentendu a été dissipé, grâce au bon concours d du commissaire de la ville. Il tenait mordicus à nous inviter à souper pour se faire pardonner de ce que nous avions enduré en prison. Il aurait été très grossier de notre part de refuser, alors j’ai dit à Callystus que nous resterions le temps du souper et c’est tout. Mais le commissaire nous a dit que la ville subissait présentement des vagues de disparitions, surtout des jolies femmes, qu’elles soient guerrières ou pas. Il aurait été très imprudent de ma part de ressortir, surtout avec Callystus sous ma garde alors j’ai décidé que nous resterions pour la nuit. Il serait encore temps demain matin de chercher un moyen de retourner à Éomiss.
Pour veiller sur elle, je suis restée dans la même chambre qu’elle. Le lit aurait été assez grand pour nous deux, mais je le lui ai laissé. Il valait mieux pour elle que je ne dorme pas dans un lit et qu’elle soit là… Je me suis installée sur une chaise près de la fenêtre. Tous les gens étaient rentrés chez eux et je voyais de temps à autre des silhouettes en capuches noires qui sillonnaient les rues. J’espère qu’ils ne viendront pas jusqu’ici…
Une mauvaise impression m’a fait sursauter et je me suis rendue compte que je m’étais endormie. Et merde! Quel genre de garde du corps je fais? Comme je n’avais toujours pas récupéré mes armes, je me suis préparée à frapper de mes mains nues. La porte s’est ouverte et j’ai frappé avant même de me rendre compte que l’intrus était un jeune elfe semblant âgé d’environ seize ans. C’est encore le moins pire de tous, même s’il semble dissimuler certains secrets. Quand il était inconscient (Oui, je l'ai frappé! Que voulais-tu que je fasse le prêtre? Que j’attende qu’il entre et que je lui demande : Es-tu ici pour nous attaquer ou t’es-tu simplement trompé d’endroit? Si j’avais été seule, j’aurais peut-être attendu, mais avec quelqu’un sous ma protection, je ne pouvais pas prendre de chande.), nous avons été écrasé par terre par une force qui semblait venir de son épée.
Un prêtre… Pourquoi un prêtre? J’espère qu’il n’a pas remarqué l’éclat dans mes yeux. Il a l’air bien trop gentil et poli pour ne pas m’en faire la remarque. Au moins j’ai l’excuse parfaite pour me tenir loin de lui : c’est un prêtre. Alors ça devrait simplifier les choses… Et pourquoi il faut qu’il y ait un autre kid avec lui? La dernière fois, seule et unique fois en fait, que j’ai été en contact avec un enfant, ça… That kid better stay away from me or I’ll end up killing him too. Le jeune elfe aussi. Je viens de le rencontrer et j’ai déjà failli le tuer. Mais je ne devrais pas m’en faire avec tout ça. C’est la seule et unique rencontre que j’aurai jamais avec eux. Je ne reverrai pas non plus cette femme, n’ayant aucune envie d’entraîner Callystus dans les catacombes à la poursuite de la bande qui kidnappait les femmes de la ville. Ce n’était pourtant pas l’envie qui m’en manquait. Si j’avais été seule, je m’y serais jetée tête la première.
Mon seul problème reste donc Callystus. C’est la plus dangereuse et je suis prise avec elle. Je vais devoir rester sur mes gardes encore plus que d’habitude. Si je ne fais pas attention, elle… I’ll just have to stay cold, distant and do like I always do in situations like this: lie. My whole life is a lie so it shouldn’t be too difficult.

